Test longue durée des pneus P Zero TLR RS

Présenté comme le successeur du Pirelli P Zero, le P Zero TLR RS a été conçu en collaboration avec l’équipe Lidl-Trek pour offrir des performances optimisées, en particulier dans les conditions de contre-la-montre et de course. Avec ce modèle, nous avons pu accumuler environ 3500 km, et voici nos impressions sur ce nouveau venu dans la gamme Pirelli.

Texte et photos : David Polveroni

Les pneus Pirelli P Zero Race TLR RS ont été testés dans toutes les conditions.

Affiché à un prix de 89,90 €, le P Zero RS TLR se distingue par un certain nombre d’innovations par rapport à son prédécesseur, le P Zero. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un pneu tubeless ready dédié à la performance pure, et destiné à ceux qui recherchent avant tout un gain en efficacité et en vitesse. Pour ce test, j’ai utilisé la version 28 mm sur des jantes de 21 mm de largeur interne. Une combinaison qui s’est avérée idéale pour la performance sur route, avec un pneu qui mesure en réalité 29 mm de large une fois monté sur des jantes RAR Exalt.

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Première prise en main

Dès les premiers kilomètres, j’ai senti que le P Zero TLR RS offrait certaines améliorations par rapport aux Black Bird d’Hutchinson et aux Continental, mes deux dernières références et points de comparaison. En termes de résistance au roulement, il se situe à mi-chemin entre le BlackBird et le Continental GP 5000 S TR, offrant un excellent compromis entre vitesse et confort. On note une économie d’environ 1,5 watts par pneu à 30 km/h à 6 bar par rapport au P Zero, selon le site de mesure indépendant bicyclerollingresistance.com. Grâce à une nouvelle conception de la bande de roulement et une gomme améliorée, ce pneu coule mieux sur la route, avec une réactivité immédiate lors des changements de rythme. Le gain de rendement est perceptible, surtout à haute vitesse, tout en conservant une adhérence optimale sur le sec ou le mouillé.

Le nouveau P Zero Race TLR RS comparé aux Continental GP 5000 S TR et Pirelli P Zero Velo Race TLR SL selon le site bicyclerollingresistance.

 

Selon bicyclerollingresistance, le nouveau P Zero Race TLR RS permet de gagner 1,4 watts à 30 km/h par rapport au précédent P Zero. Il est presque aussi rapide que le Continental GP 5000 S TR.

 

Comparé à la concurrence

Face aux grands concurrents comme le Continental GP 5000 S TR, le P Zero TLR RS se distingue par sa légèreté et son adhérence en virage. Si le Continental a une légère avance en termes de rendement pur, le P Zero TLR RS brille par son comportement dynamique et sa facilité de montage en tubeless. En termes de confort, il se rapproche du Vittoria Corsa Pro ou d’un Black Bird, tout en offrant une meilleure durabilité (3500 km aux premiers signes d’usures).

Le poids de nos deux exemplaires une fois sortis du carton sont de 299 et…
… 301 g.

Le montage tubeless facilité

Passons au montage : la configuration tubeless de ce pneu est vraiment simple à installer. Avec un poids de 300 g, le P Zero TLR RS n’est certes pas le plus léger de sa catégorie (un Continental peut descendre à 250 g), mais il se situe dans la moyenne, comparable à un Hutchinson. Fait intéressant, à la fin du test, le pneu affichait 280 g sur la balance, une légère baisse qui reste à expliquer. J’ai également constaté une meilleure rétention de la pression par rapport à son prédécesseur, ce qui limite les ajustements fréquents.

Le montage du pneu en tubeless est relativement aisé.

Le montage sur des jantes RAR Exalt ou Black Inc 28/33 s’est fait sans effort, et le pneu a conservé une pression stable pendant 48 heures sans l’utilisation de liquide préventif. C’est un avantage appréciable pour ceux qui hésitent à utiliser du tubeless en raison de son aspect parfois salissant. Cependant, comme les systèmes tubeless peuvent parfois être imprévisibles, l’ajout de liquide préventif reste recommandé pour garantir une étanchéité optimale ou colmater une éventuelle crevaison. J’ai utilisé leur liquide jaune (Scorpion) qui est réputé pour colmater plus rapidement qu’un Notube ou Hutchinson. J’ai roulé avec une pression de 4 à 4,5 bar, trouvant ainsi un bon compromis entre confort et rendement.

Le Pirelli P Zero Race TLR RS perd peu de pression à l’usage.

Adhérence et comportement sur route

L’une des plus grandes qualités de ce pneu est son adhérence sur sol sec ou humide. Lors de mes essais par temps pluvieux, j’ai constaté que le P Zero TLR RS mordait bien la route dans les virages, même avec un bitume mouillé, offrant une confiance appréciable. Comparé à l’ancien P Zero, la nouvelle gomme SmartEVO procure une sensation de sécurité bien plus prononcée, et cela, sans compromettre la rapidité. Le grip sur la bande de roulement centrale est moins prononcé que sur les flancs, mais la transition entre les deux est fluide, ce qui permet une excellente maniabilité.

Un pneu pour les courses et les grandes sorties

Malgré son orientation performance, le P Zero TLR RS m’a agréablement surpris par sa résistance globale. Contrairement à d’autres pneus orientés compétition qui s’usent rapidement, celui-ci a tenu 3500 km sans montrer de signes de fatigue prématurée. Certes, il s’agit d’un pneu qu’il vaut mieux réserver aux compétitions ou à des événements particuliers plutôt qu’à un usage quotidien, ce que j’ai fait (!), mais il n’est pas aussi fragile que d’autres modèles typés compétition.

Rendement, confort et adhérence sont au rendez-vous avec ce pneu haut de gamme.

Des compromis à considérer

Cependant, tout n’est pas parfait. Comme pour la plupart des pneus axés sur la performance, le P Zero TLR RS présente quelques faiblesses, notamment en ce qui concerne la résistance aux crevaisons. Bien que la probabilité de crevaison puisse être imprévisible, j’ai eu deux crevaisons en l’espace de sept jours. S’agit-il d’un coup de malchance ou d’une protection insuffisante ? Il est important de rappeler que ces pneus sont avant tout conçus pour la compétition, où la priorité est donnée à la vitesse et à l’adhérence plutôt qu’à la durabilité.

L’usure reste mesurée pour un pneu aussi performant.

Verdict : un investissement pour la performance pure

Le Pirelli P Zero TLR RS s’impose comme un excellent choix pour les cyclistes en quête de performance ultime. Avec un prix de 89,90 €, il n’est certes pas bon marché, mais les gains en termes de rendement et d’adhérence sont réels. Comparé à son prédécesseur le P Zero, il offre des améliorations significatives en termes de roulement, de grip et de durabilité.

En conclusion, le P Zero TLR RS est un pneu taillé pour les puristes, ceux qui ne laissent rien au hasard pour maximiser leur vitesse et leur efficacité sur la route. Idéal pour les contre-la-montre, les triathlons ou les cyclosportives en montagne, là où chaque watt compte, il offre une excellente adhérence sans pour autant négliger la résistance aux crevaisons, un équilibre crucial pour les cyclistes exigeants. À titre personnel j’ai vraiment bien aimé ce pneu !

Le pneu PIRELLI P ZERO RS TLR en bref…

Les + : légèreté, adhérence sur sol sec et mouillé, rendement, facilité de montage tubeless.
Les – : résistance aux crevaisons perfectible, prix élevé.

Carcasse : SpeedCore – Gomme : SmartEvo 2 – Compatibilité : jante tubeless ready et hookless en 28 et 30 mm – Dimensions : 700×26, 28, 30, 32 mm – Poids : 280 g (28 mm après utilisation) – Prix : 89,90 €

Contact : https://www.pirelli.com/tyres/fr-fr/velo/decouvrir-nouveau-p-zero-race-tlr-rs

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David POLVERONI

  - 36 ans - Entraineur - Ambassadeur Factor et Castelli - Arpenteur de cols - Passionné de cyclisme - Plus de 30 victoires en Cyclosportives - Pigiste depuis 2018 - Pratique sportives actuelles : pur routier, gravel et dans le futur du VTTAE Strava : David Polveroni

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SRAM France investit ses nouveaux locaux

Basée à Porte-de-Savoie près de Chambéry depuis juillet 2010, SRAM France, filiale de l’équipementier américain, a investi il y a quelques semaines ses nouveaux bureaux, à quelques kilomètres du site d’origine. Un nouvel espace de 1600 m² permettant à la marque de consolider sa présence en France.

Source : CP

« Ce nouveau site s’inscrit dans la continuité du développement de SRAM sur le marché français et plus globalement sur l’Europe du Sud ces dernières années, déclare Charlotte Vissing, responsable du site. Cela nous permet d’offrir à nos consommateurs et partenaires le plus haut niveau de service de SRAM.  »

Après avoir débuté avec une petite équipe dédiée au Service Après-Vente, SRAM France compte aujourd’hui 18 collaborateurs issus de différents départements incluant notamment le Développement Produit et le Marketing.

Le SRAM Technical Support (STS) fournit aux revendeurs de France métropolitaine, de Belgique, du Luxembourg et des DOM-TOM, ainsi qu’aux distributeurs et fabricants de cycle, une assistance directe en matière de service technique, conseil et traitement des garanties pour les produits SRAM, RockShox, Zipp, Quarq, Truvativ, Hammerhead et TIME.

SRAM France accompagne les professionnels du cycle à travers un programme de formations riche, dispensé par la SRAM Technical University (STU), qui permet d’acquérir une expertise technique sur l’ensemble des produits SRAM.

SRAM France fait partie des sept structures en Europe délivrant un service technique aux professionnels de l’industrie, aux côtés de l’Allemagne, le Benelux, l’Espagne, l’Italie, la Scandinavie et le Royaume-Uni.

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Championnats du monde de cyclisme 2025 : l’édition la plus dure de l’histoire à Kigali ?

Après l’exploit de Tadej Pogačar et sa victoire monumentale en solitaire lors des championnats du monde à Zurich en 2024, une nouvelle aventure se profile déjà à l’horizon. Les regards sont désormais tournés vers Kigali, capitale du Rwanda, où se dérouleront les championnats du monde de cyclisme 2025. Ce n’est pas seulement une course, c’est un véritable défi qui se dessine, un combat contre soi-même et la montagne. Du 21 au 28 septembre 2025, Kigali sera le théâtre de ce qui pourrait bien être l’épreuve la plus exigeante de tous les temps.

Par Jean-François Tatard – Photos : ©UCI / captures d’écran X

Le parcours de 2025 à Kigali est une véritable épreuve d’endurance, conçu pour tester les limites des coureurs. Sur le papier, ce championnat se présente comme l’un des plus difficiles jamais imaginés, un défi qui pourrait bien surpasser les légendaires éditions de Bogotá en 1995 ou de Sallanches en 1980. Avec un dénivelé total de près de 5 500 mètres pour la course élite masculine, chaque ascension, chaque montée semble pensée pour briser les certitudes des coureurs les plus aguerris. Le redoutable Mur de Kigali, entre autres, incarne cette brutalité. À chaque kilomètre, l’effort demandera plus que de la force physique, il exigera une résilience hors du commun.

Pour saisir l’étendue de ce défi, il suffit de se replonger dans deux éditions mythiques qui ont marqué l’histoire du cyclisme : Bogotá 1995 et Sallanches 1980, où des légendes du sport ont forgé leur gloire sur des parcours tout aussi impitoyables.

Bogotá 1995 : la difficulté de l’altitude

En 1995, les championnats du monde se sont déroulés à Bogotá, en Colombie, dans un contexte de grande tension, où les espoirs espagnols reposaient sur les épaules de Miguel Indurain. Après des semaines d’entraînement acharné dans les montagnes du Colorado, il était arrivé en Colombie en grande forme, prêt à décrocher ce titre mondial qui manquait à son palmarès, après cinq victoires consécutives sur le Tour de France. Mais, malgré son imposante préparation et sa domination, c’est finalement Abraham Olano, un de ses coéquipiers, qui a pris la tête de la course dans les derniers kilomètres.

 

Le parcours, particulièrement difficile, comportait une boucle de 17,7 kilomètres entre 2 550 et 2 950 mètres d’altitude, rendant l’effort de chaque coureur d’autant plus intense. Indurain, qui avait tenté de tester ses adversaires dans les dernières ascensions, n’a pas pu empêcher Olano de se détacher à 19 kilomètres de l’arrivée. Alors qu’Indurain se contentait de contrôler le groupe derrière, Olano, malgré une roue arrière crevée, maintenait une avance de 35 secondes sur ses poursuivants, dont Marco Pantani, Mauro Gianetti et… Indurain lui-même. À la fin, c’est Olano qui a franchi la ligne en vainqueur, offrant à l’Espagne une victoire bien méritée.

L’exploit d’Olano n’était pas qu’une simple victoire ; c’était le fruit d’une stratégie collective brillante, où Indurain, tout en étant parfaitement préparé, savait qu’il fallait soutenir son coéquipier dans ce moment crucial, même si cela signifiait abandonner la victoire personnelle.

Sallanches 1980 : la consécration de Bernard Hinault

En 1980, les championnats du monde à Sallanches ont marqué l’histoire du cyclisme, notamment grâce à la domination sans faille de Bernard Hinault, qui, au matin de la course, annonçait à son équipe : « C’est OK, vous pouvez mettre le Champagne au frais pour ce soir. » Loin d’être une simple boutade, cette déclaration était l’expression d’une confiance absolue, renforcée par une équipe de France dirigée par Jacques Anquetil, avec des coéquipiers comme Bernard Thévenet, bien qu’en fin de carrière. Le parcours de Sallanches, long de 268 kilomètres, était redoutable, avec la Côte de Domancy à franchir non pas une, mais vingt fois ! Le dénivelé total de 4 600 mètres, que l’on peut comparer à celui des championnats d’Innsbruck en 2018, mettait à l’épreuve chaque coureur, non seulement par sa distance mais surtout par la répétition des ascensions.

Hinault, sûr de sa force, avait élaboré une tactique simple : « Vous vous occupez de la première moitié de la course, je m’occupe de la deuxième. » Pourtant, dès le deuxième tour, c’est lui-même qui partait en échappée, imposant un rythme effréné qui éliminait peu à peu ses adversaires. À 100 km de l’arrivée, ils n’étaient plus que sept en tête, dont le champion italien Baronchelli et le Belge Pollentier. Mais c’est dans la dernière ascension, où Hinault a observé minutieusement les faiblesses de ses rivaux, qu’il a frappé un dernier coup décisif. Repérant que Baronchelli, au moment clé de chaque ascension, passait sur son plus petit développement, Hinault a exploité cette faiblesse pour faire exploser son dernier adversaire. À l’arrivée, Hinault franchissait la ligne avec un avantage d’une minute sur Baronchelli, après avoir montré toute sa puissance et sa tactique implacable.

Cette victoire ne fut pas seulement un exploit physique, mais un chef-d’œuvre de stratégie et d’intelligence de course, où Hinault, fidèle à son caractère, a su combiner ses talents naturels avec un sens tactique aigu pour remporter un titre mondial mémorable.

Et en 2024 à Zurich ?

Le championnat du monde de cyclisme 2024 à Zurich n’a pas seulement été une course à couper le souffle, mais aussi un parcours redoutable qui a véritablement mis à l’épreuve les plus grands noms du cyclisme mondial. Le tracé de cette édition, long de 274 kilomètres avec 4 470 mètres de dénivelé, avait été conçu pour favoriser les grimpeurs-puncheurs. Les coureurs devaient d’abord affronter 85,9 kilomètres de parcours en ligne avant de se lancer dans un circuit local autour de Zürich, qu’ils devaient parcourir à sept reprises.

Le profil de la course a été une véritable succession de défis : des ascensions longues et sinueuses, des pentes à fort pourcentage et des portions de descente techniques qui n’ont cessé de piéger les plus téméraires. Il était évident que la gestion de l’effort allait être cruciale sur un tracé aussi exigeant. La distance, le dénivelé et l’intensité du parcours auraient épuisé même les coureurs les plus solides, mais c’est précisément dans ces conditions que Tadej Pogačar a démontré toute l’étendue de son génie.

Le Slovène, déjà favori avant la course, a fait preuve d’une force exceptionnelle, attaquant dans les moments clés, notamment dans les derniers tours, où la fatigue se faisait ressentir. Les multiples ascensions, et en particulier les pentes les plus abruptes autour de Zürich, ont mis à l’épreuve la résistance physique et mentale des concurrents. Mais Pogačar, avec une gestion parfaite de son effort, a pris les devants à 100 kilomètres de l’arrivée, en solitaire, et a filé vers la victoire, à la manière d’un champion absolu. Ce parcours, entre technicité et difficulté extrême, a forgé une épreuve d’anthologie et un exploit à la hauteur des plus grands moments du cyclisme mondial.

Kigali 2025 : un terrain de jeux unique

Le parcours des championnats du monde de cyclisme 2025 à Kigali n’est pas seulement une épreuve de force, mais un véritable test de résilience. Bien que l’altitude soit plus modérée que celle de Bogotá, la capitale du Rwanda se distingue par son terrain impitoyable et ses montées vertigineuses. À 1 500 mètres d’altitude, les coureurs devront déjà lutter contre une fatigue prématurée, mais c’est la nature du parcours qui fera toute la différence. Les 267,5 km du circuit, avec près de 5 500 mètres de dénivelé, forment un véritable casse-tête pour les puncheurs et grimpeurs, où chaque ascension semble plus longue, plus dure, et plus percutante. Des montées comme celle de Kimihura, une torture pour les jambes et l’esprit, et le Mur de Kigali, avec son 8,1% de pente sur 800 mètres, seront les moments-clés, tout comme Domancy en 1980 ou le Mont de la Ligne en 1995, où l’histoire de la course pourrait basculer.

L’UCI a dévoilé le parcours de la course en ligne du championnat du monde 2025 à Kigali.

Mais ce ne sont pas seulement les montées qui définiront ce parcours, il faudra aussi compter sur les conditions climatiques. L’humidité et la chaleur intenses du Rwanda offriront un défi bien différent des altitudes de Bogotá ou des montagnes alpines de Sallanches. La gestion de l’hydratation, la capacité à maintenir un rythme régulier dans la chaleur, et l’adaptabilité face à ces conditions extrêmes seront essentielles pour survivre à cette épreuve.

Le contre-la-montre sera lui aussi très difficile.

Les favoris pour cette course titanesque sont déjà bien identifiés. Tadej Pogačar, champion en titre, a prouvé sa capacité à briller dans des conditions de grande difficulté, comme sa victoire en solitaire à Zurich après plus de 100 kilomètres d’échappée. Remco Evenepoel, fort de son impressionnant palmarès dans les classiques et les Grands Tours, semble également prêt à relever le défi. Les autres prétendants comme Primož Roglič et Richard Carapaz, souvent résilients face aux parcours les plus complexes, ne seront pas à sous-estimer. Mais cette fois-ci, la stratégie ne suffira pas. Ce sera une question de gestion parfaite de l’effort, d’attaques sur des pentes cruelles, de récupération dans des conditions éprouvantes et, surtout, de volonté. Seuls ceux qui sauront puiser dans leurs dernières réserves auront une chance de sortir victorieux.

Ce championnat ne sera pas simplement une course, mais un tournant dans l’histoire du cyclisme, puisque pour la première fois les championnats du monde se tiendront sur le continent africain. Le Rwanda, avec sa passion grandissante pour le cyclisme, son paysage spectaculaire et son énergie incroyable, offrira une atmosphère unique. Mais au-delà du décor, c’est la bataille mentale, physique et émotionnelle qui s’annonce. Ce sera un test ultime de caractère, où les véritables champions se révéleront dans l’enfer de Kigali. Les championnats du monde 2025 ne seront pas seulement un événement sportif, mais un chapitre historique que les amateurs de cyclisme n’oublieront jamais.

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Jean-François Tatard

- 44 ans - Athlète multidisciplinaire, coach en vente et consultant sportif. Collaborateur à des sites spécialisés depuis 10 ans. Son histoire sportive commence quasiment aussi vite qu’il apprend à marcher. Le vélo et la course à pied sont vite devenus ses sujets de prédilection. Il y obtient des résultats de niveau national dans chacune de ces deux disciplines.

Un commentaire sur “Championnats du monde de cyclisme 2025 : l’édition la plus dure de l’histoire à Kigali ?

  1. Il semblerait qu eles championnats du monde de cyclisme les plus durs de l’histoire seraient plutôt ceux de 1966, sur le circuit du Nürburgring, remportés alors par Rudi Altig devant Jacques Anquetil et Raymond Poulidor. Il y avait 12 tours de circuit et chaque tour faisant alors 22,8 km et environ 500 m de dénivellation, cela donnait au total 273,6 km pour environ 6000 m de dénivellation…

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