Le paradoxe du champion ou quand la force devient fragilité

Il y a des performances qui impressionnent. Et des trajectoires qui interrogent. Dans le sport de haut niveau, nous admirons les qualités qui permettent de gagner : l’obsession du détail, la compétitivité sans concession, la capacité à tout contrôler. Mais rarement nous nous demandons ceci : Et si ces qualités étaient aussi, parfois, les germes de la fragilité ?

Par Jeff Tatard – 3bikes

Comme nous l’expliquait le Dr JC Seznec, psychiatre du sport que nous avons rencontré à plusieurs reprises pour 3bikes : « Le champion n’est pas plus fragile qu’un autre. Il est simplement exposé plus intensément à ce qui le rend humain. » Le champion ne veut pas seulement gagner. Il veut dominer.

Cette intensité est une arme redoutable :

  • elle pousse à s’entraîner quand les autres dorment,
  • elle transforme la douleur en levier,
  • elle convertit l’échec en carburant.

On le voit chez ces coureurs capables d’enchaîner six heures sous la pluie en plein hiver quand le groupe a déjà coupé. Ou chez ceux qui analysent leur fichier de puissance jusqu’à minuit pour comprendre pourquoi ils ont perdu 12 secondes dans une bosse.

Pierre Rolland sur le BikingMan : une autre définition de la performance, où l’intensité ne se résume pas aux watts.

Mais la frontière est fine. Quand tout devient compétition, même en dehors du terrain, la relation à l’autre peut se durcir. Le monde n’est plus un espace partagé. Il devient un classement permanent.

Le besoin de contrôle : performance maximale, vulnérabilité maximale

Un champion performe parce qu’il contrôle :

  • ses watts,
  • son poids,
  • son matériel,
  • son sommeil,
  • son image.

Certains calibrent chaque gramme dans l’assiette, chaque pression de pneu, chaque heure de coucher. Tout est optimisé. Tout est mesuré. Mais la vie réelle ne se laisse pas calibrer comme un capteur de puissance.

Quand survient :

  • une perte de statut,
  • une tension interne,
  • une injustice perçue,

le cerveau habitué au contrôle peut réagir violemment à l’imprévu. Plus on a construit son identité sur la maîtrise, plus la perte de maîtrise est insupportable. Comme nous l’expliquait le Dr JC Seznec : « Plus un athlète construit sa valeur personnelle uniquement sur la performance, plus la moindre menace sur cette performance devient une menace identitaire. »

Dr JC Seznec, psychiatre du sport, auteur du Guide de survie, accompagne depuis des années des athlètes confrontés aux tensions invisibles du très haut niveau.

L’ego de performance : nécessaire… mais inflammable

L’ego n’est pas l’ennemi. Il est indispensable. Sans ego, pas de ligne d’arrivée franchie en solitaire. Mais quand l’ego devient l’unique socle de l’identité, la moindre remise en question ressemble à une menace existentielle. Dans un environnement fermé (équipe nationale, peloton pro, staff restreint), les tensions prennent une dimension disproportionnée. Ce n’est plus une discussion. C’est une bataille de territoire symbolique.

On l’a vu dans certaines équipes lorsque la hiérarchie interne se redéfinit brutalement : quand l’ascension de Tadej Pogačar a déplacé les équilibres établis, ou lorsque Remco Evenepoel a imposé très tôt un leadership générationnel. À ce niveau, la lumière n’est jamais neutre : elle éclaire l’un… et relègue l’autre.

La difficulté à accepter la perte de statut

Dans le cyclisme, on le voit souvent. Un leader devient équipier. Un vainqueur devient outsider. Un jeune talent arrive. On l’a observé lorsque Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour, a dû revenir dans un peloton où il n’était plus l’homme à battre. Ou lorsque Peter Sagan est progressivement passé du statut d’icône dominante à celui de coureur parmi d’autres. Le changement de statut n’est pas seulement sportif. Il est identitaire. Le cerveau interprète parfois cette évolution non comme une transition, mais comme une dépossession. Et parfois, un acte maladroit, impulsif, irrationnel, n’est pas motivé par l’argent ou l’intérêt matériel.

Il peut être nourri par :

  • la colère,
  • le ressentiment,
  • le besoin de reprendre du pouvoir,
  • ou une simple dérive émotionnelle dans un moment de fragilité.
Parfois, la rupture ne fait pas de bruit. Une crevaison suffit à rappeler que l’équilibre reste fragile, même quand tout semblait maîtrisé.

Le vrai sujet

Le paradoxe du champion est là : Les qualités qui permettent d’atteindre le sommet peuvent rendre la descente psychologiquement vertigineuse.

Le sport moderne valorise :

  • la domination,
  • la visibilité,
  • la narration héroïque.

Mais il parle peu :

  • de vulnérabilité,
  • d’équilibre intérieur,
  • de santé mentale.

Et pourtant, derrière chaque dossard, il y a un être humain dont l’identité dépasse le classement. Le Dr JC Seznec le résume ainsi : « Le très haut niveau ne fabrique pas les fragilités. Il les amplifie sous pression. »

Le verdict 3bikes

Le très haut niveau ne crée pas les fragilités. Il les amplifie. Plus l’intensité est forte, plus la stabilité intérieure doit être solide. La vraie performance moderne ne sera peut-être plus seulement physique. Elle sera émotionnelle.

Les + & Les –

On admire :

  • la détermination extrême,
  • la capacité à repousser les limites,
  • l’obsession du détail qui fait gagner.

On oublie parfois :

  • la pression invisible,
  • la solitude du sommet,
  • la fragilité derrière la force.

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Enchères caritatives : des Nimbl de champions

La fondation Fundación Xana lance une vente aux enchères caritative en ligne exceptionnelle, en partenariat avec la marque italienne de chaussures de cyclisme Nimbl. À la clé : des chaussures portées en compétition par certaines des plus grandes figures du peloton international.

Des pièces uniques issues du plus haut niveau

Les passionnés de cyclisme et les collectionneurs auront l’opportunité d’acquérir des modèles exclusifs ayant appartenu à des champions tels que Marianne Vos, Wout van Aert, Pauline Ferrand-Prévot, Olav Kooij et Victor Campenaerts.

Chaque paire raconte une histoire de performance, de détermination et d’excellence au plus haut niveau. Portées lors de compétitions professionnelles parmi les plus exigeantes, ces chaussures deviennent aujourd’hui de véritables pièces de collection, chargées d’émotion et de symbolique.

Une vente au service d’une cause essentielle

Au-delà de l’aspect sportif, cette initiative poursuit un objectif solidaire fort. Créée pour offrir un soutien global aux enfants et jeunes adultes atteints de maladies graves ainsi qu’à leurs familles, la Fundación Xana agit sur les plans émotionnel, physique, financier et pratique.

Les fonds récoltés grâce à cette vente aux enchères financeront son programme de bien-être émotionnel, qui comprend notamment des séances d’art-thérapie et des activités dédiées à l’accompagnement psychologique. L’objectif : favoriser la guérison émotionnelle et aider les familles à mieux traverser l’épreuve de la maladie.

Comment participer ?

La vente aux enchères en ligne est ouverte dès aujourd’hui, vendredi 13, et se poursuivra jusqu’à vendredi prochain. Elle s’adresse aux passionnés de cyclisme, aux collectionneurs et aux soutiens du monde entier désireux d’allier passion sportive et engagement solidaire.

En participant, chacun peut contribuer concrètement à faire la différence.

Avec cette initiative, la Fundación Xana et Nimbl démontrent qu’il est possible d’unir performance sportive, valeurs humaines et responsabilité sociale, en donnant une seconde vie solidaire à des équipements ayant marqué les plus grandes compétitions du cyclisme professionnel.

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OQUO présente ses coureurs gravel pour 2026

OQUO renforce son engagement dans la compétition de haut niveau avec l’arrivée de quatre noms majeurs. Aux côtés de Lawrence Naesen, Morgan Aguirre et Griffin Easter, l’équipe comptera désormais Piotr Havik, deuxième du Gravel Earth Series l’an dernier ; Jorge González Segurado, issu de la Fundación Euskadi et récemment actif au plus haut niveau de la route ; Hanna Nilsson, championne nordique de Gravel en 2025 et ancienne cycliste professionnelle sur route au sein d’équipes telles que Ceratizit – WNT Pro Cycling ; ainsi que le Belge Kevin Panhuyzen, champion du monde de Gravel 2022.

Ce groupe international représentera OQUO sur certains des événements les plus exigeants du calendrier mondial.

« Travailler avec des athlètes qui évoluent au plus haut niveau nous permet de démontrer la performance de nos roues là où elles font réellement la différence. Avec ces nouvelles recrues, nous complétons une équipe de tout premier plan et réaffirmons notre engagement envers le Gravel. » – Ioritz Sasiain, responsable de la communication chez OQUO. 

L’équipe courra sur les RP50 LTD, testée ici sur 3bikes.fr, la roue de référence d’OQUO pour le Gravel, conçue pour être rapide sur tous types de terrains. Elle présente un profil aérodynamique de 50 mm, une largeur interne de 25 mm et un poids de seulement 1421 g. Elle est également utilisée sur route par Lotto–Intermarché, grâce à son équilibre entre aérodynamisme et légèreté, ainsi qu’à un design optimisé pour une meilleure stabilité par vent latéral tout en permettant des pneus plus larges.

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NO CODE SLIM : Rudy Project élargit sa famille iconique

La marque italienne Rudy Project enrichit sa collection No Code avec une nouvelle version pensée pour les visages fins. Baptisée No Code Slim, cette monture innovante conserve l’ADN polyvalent de la gamme tout en proposant un ajustement plus compact et précis, sans compromis sur le confort, le style ni la performance.

Une monture hybride pour le quotidien et le sport

Conçue pour accompagner les porteurs de correction visuelle tout au long de la journée, la ligne No Code repose sur un concept transformable unique : une paire de lunettes capable de passer instantanément d’un usage urbain à une pratique sportive.

Au cœur du système, un masque solaire superposable qui, en un seul geste, transforme les lunettes de vue en véritable équipement sportif. Le clip solaire optique, développé par la marque, se fixe par un système d’emboîtement au niveau du pont nasal. Invisible derrière le verre miroir, il préserve une esthétique minimaliste tout en garantissant une fonctionnalité optimale.

Avec No Code Slim, ce concept s’adapte désormais aux visages plus fins, rendant la collection plus inclusive et complète.

Des proportions repensées pour un ajustement optimal

No Code Slim adopte des dimensions retravaillées pour offrir un fit plus compact :

  • Verre abaissé de 5 mm (hauteur de 51 mm) par rapport au modèle original
  • Longueur des branches : 145 mm
  • Poids plume : 25 g pour la monture optique et 16 g pour le clip solaire

Ce design allégé assure un confort durable, même lors d’une utilisation prolongée.

Modèle unisexe, No Code Slim s’adresse aussi bien aux adeptes de course à pied et de cyclisme qu’aux pratiquants de randonnée, sans oublier les déplacements quotidiens, y compris en voiture.

Flexibilité optique et fabrication italienne

Sur le plan technique, No Code Slim propose une grande modularité :

  • Version lunettes de vue
  • Insert solaire clip-on
  • Verres correcteurs en base 6
  • Masque solaire en base 4

Le prix varie selon la configuration optique choisie.

Entièrement fabriquée en Italie, la monture sera disponible à partir de mars 2026 en six coloris et cinq options de verres. Elle sera proposée chez les revendeurs agréés ainsi que sur le site officiel de la marque.

Avec No Code Slim, Rudy Project confirme son engagement en faveur de l’innovation technique, du confort et du design, consolidant une collection qui se distingue par sa polyvalence et sa capacité d’adaptation aux besoins du quotidien comme à ceux du sport.

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Q36.5 lance la nouvelle collection printemps été 2026

Q36.5, marque italienne de référence dans le vêtement technique haute performance pour le cyclisme, dévoile sa collection Printemps-Été 2026, « Precision & Daring » (Précision et audace), conçue pour les cyclistes exigeants à la recherche de confort, de performance et d’un design innovant. La nouvelle collection témoigne de l’engagement constant de la marque envers la recherche de matériaux exclusifs et les technologies intégrées, visant à maintenir la température corporelle idéale de 36,5 °C. Plus de 70 % des tissus sont développés en interne, tout comme la gamme d’inserts chamois Q36.5, conçus pour garantir ergonomie, confort et performance sur longue distance. Pour la collection PE2026, Q36.5 présente de nouveaux coloris, des graphismes revisités et des solutions de conception axées sur la vitesse et un confort durable. Aérodynamisme, thermorégulation et coupe optimisée sont intégrés à chaque vêtement, avec une attention particulière aux exigences de l’activité cycliste à haute intensité. Tous les nouveaux produits sont disponibles sur le site web de la marque, q36-5.com, et chez une sélection de revendeurs spécialisés en cyclisme.

La collection

« Précision & Audace » : Q36.5 allie précision d’ingénierie et design italien pour développer des vêtements techniques conçus pour une performance maximale.

La nouvelle collection propose des pièces repensées, conçues pour une performance optimale en toutes conditions, même par forte chaleur, grâce à des matériaux exclusifs et innovants. Les maillots emblématiques Dottore et Gregarius Pro se parent de nouveaux graphismes, tandis que les cuissards arborent une palette de couleurs raffinée et contemporaine. La gamme Adventure, dédiée au cyclisme hors route, et le nouveau Dottore Clima complètent l’offre. Tous les vêtements sont testés en compétition et à l’entraînement par les athlètes de Pinarello – Q36.5 Pro Cycling Team. Le développement des produits repose sur un processus continu de tests sur le terrain, guidé par les retours des athlètes et axé sur le confort, la durabilité et la performance en course. La collaboration avec l’équipe professionnelle permet à Q36.5 de valider et d’améliorer ses vêtements dans les conditions cyclistes les plus exigeantes, en intégrant directement les résultats dans le processus de conception de la collection.  

Tom Pidcock, Pinarello – Q36.5 Pro Cycling Team : « Je n’avais jamais utilisé un cuissard capable de m’accompagner pendant toute une saison. Le Dottore Pro garantit un confort constant, réduisent les irritations liées à la selle et conservent ses caractéristiques techniques dans le temps, même en cas d’utilisation fréquente. C’est un vêtement fiable, aussi bien pour l’entraînement que pour la compétition. » 

Son coéquipier David De La Cruz : « J’utilise le cuissard Gregarius Pro pour mes entraînements : je le considère fiable et polyvalent, comme une paire de roues dont on ne peut pas se passer. Le Dottore, en revanche, je l’associe à la compétition : un produit conçu pour franchir un cap supplémentaire en termes de performance. » 

Les modèles emblématiques : Dottore Pro et Gregarius Pro Maillot Dottore Pro Le maillot Dottore Pro incarne l’évolution ultra-légère et aérodynamique de la gamme Q36.5, conçu pour une polyvalence maximale sur une large plage de températures. La version homme arbore une coupe inspirée des combinaisons de contre-la-montre, avec une construction sans coutures apparentes à l’avant, tandis que sa coupe ajustée assure un maintien optimal. Fabriqué à partir d’un tissu exclusif tissé en 3D intégrant du fil d’argent, ce maillot offre une excellente dissipation de la chaleur, un séchage rapide, une grande légèreté et une protection optimale. Il est ainsi idéal pour les longues sorties par temps variable et les descentes exigeantes, sans nécessiter de couches supplémentaires. La version féminine conserve les mêmes caractéristiques techniques, avec une coupe et un ajustement spécifiquement conçu pour la morphologie féminine, garantissant confort, stabilité thermique et aérodynamisme optimal. La version Dottore Pro Research Scientist arbore le logo « Radar » de Q36.5, imprimé à l’encre réfléchissante, symbolisant l’engagement de la marque à fournir aux athlètes un outil de pointe pour affronter les conditions de pratique les plus exigeantes.

Tailles : XS–XXXL (homme) ; XS–XL (femme)
Nouveaux coloris (homme/femme) : Check Orange, Poppy Orange, Drab Green, Nautica Blue
Également disponibles en : Grisaille Blue, Giro Pink, Rust Red, Brownie Brown, Optic White, Forest Green, Ice Grey, Black
PVC : 180 €

Cuissard à bretelles Dottore Pro

Le cuissard à bretelles Dottore Pro incarne le summum de la recherche et du développement de Q36.5 en matière de cuissards de cyclisme, grâce à l’utilisation novatrice d’un tissu tissé. La version homme, avec sa coupe légèrement compressive et son design minimaliste sans coutures avant, optimise chaque détail pour une fonctionnalité maximale. Le panneau lombaire intégré et la construction à quatre zones assurent un maintien musculaire optimal, une stabilité parfaite de l’insert chamois et une thermorégulation efficace lors des longues sorties. L’insert chamois QLab Air double couche, une technologie exclusive, garantit un confort maximal et une gestion optimale de l’humidité. L’intégration de fil d’argent offre des propriétés antibactériennes, réduit la fatigue musculaire et améliore la conductivité. Ce tissu tissé, développé en interne, fait du Dottore Pro le cuissard à bretelles le plus léger, le plus rapide à sécher, le plus résistant et le plus performant du marché. Il assure un alignement optimal des fibres musculaires pour réduire la fatigue, même lors d’efforts intenses. La version femme conserve les mêmes caractéristiques techniques, avec une coupe et un ajustement adaptés à la morphologie féminine, garantissant confort, stabilité et maintien optimal en compétition comme à l’entraînement. Dans les deux versions, l’édition Signature présente un logo Q36.5 surdimensionné inspiré du kit Pro Team Dottore, soulignant l’identité et l’héritage technique du modèle.

Tailles : XS–XXXL (homme) ; XS–XL (femme)
Nouveaux coloris (homme/femme) : Tarmac Grey, Drab Green
Également disponible en : Nautica Blue, Black
PVC : 250€


Maillot Gregarius Pro

Le maillot Gregarius Pro pour homme incarne l’évolution des vêtements de compétition Q36.5, conçus pour les sorties estivales quotidiennes et la compétition. Sa construction repose sur un système de cartographie corporelle avancé utilisant trois tissus différents, conçus pour assurer une thermorégulation optimale en toutes circonstances, tandis que le nouveau tissu aérodynamique côtelé de 6 mm des manches améliore l’efficacité sur le vélo. La coupe raglan exclusive des manches garantit un ajustement adaptatif et confortable, testé par l’équipe Pinarello – Q36.5 Pro Cycling Team. Parmi les variantes graphiques, la version Big Logo arbore un monogramme Q36.5 surdimensionné, tandis que les versions Collar Fade et Team Gelato offrent des interprétations visuelles distinctes, conçues respectivement pour un look sophistiqué et pour des sorties estivales plus ludiques. Chaque modèle a été perfectionné pour allier haute performance et confort durable, offrant des caractéristiques techniques ciblées pour les cyclistes recherchant un maillot polyvalent adapté à différents usages. Dans sa version féminine, le maillot Gregarius Pro conserve les mêmes caractéristiques techniques avancées, avec une coupe et un ajustement spécialement conçus pour la morphologie féminine. Parmi les variantes, on retrouve le maillot QLab, disponible dans de nouveaux coloris exclusifs ; le maillot Weathermap, intégrant des tissus en mesh ultra-légers pour une thermorégulation optimale même par temps chaud et venteux ; ainsi que les versions Big Logo et Collar Fade, toutes développées pour offrir un équilibre parfait entre aérodynamisme, confort et ajustement adaptatif.

Tailles : XS–XXXL (homme) ; XS–XL (femme)

Nouveaux coloris et graphiques Gregarius Pro Big Logo (homme/femme) : Lava Red, Fluo Yellow, Nautica Blue, Poppy Orange, White, Black
Nouveaux coloris Gregarius Pro Collar Fade (homme/femme) : Nautica Blue, White, Black
Nouveaux coloris et graphiques Gregarius Pro Team Gelato (homme) : White
Nouveaux coloris Gregarius Pro QLab (femme) : Gazzette Pink, Light Blue
Nouveaux coloris Gregarius Pro Weathermap (femme) : Lime Yellow

PVC : 140€


Cuissard à bretelles Gregarius Pro

Le cuissard à bretelles Gregarius Pro incarne la polyvalence all-round de Q36.5, conçu pour offrir un confort et des performances de niveau professionnel, avec une coupe plus familière et accessible à tous et toutes les cyclistes. Les versions homme et femme partagent les mêmes composants clés que le cuissard Dottore : bretelles, panneau lombaire et insert chamois double couche breveté QLab Air. La nouvelle coupe des jambes, réalisée dans un tissu ultra-léger, doux, déperlant et à séchage rapide, procure une sensation seconde peau ergonomique et naturelle. Cette combinaison garantit un confort, un maintien et une polyvalence durables, quelles que soient les conditions, faisant du Gregarius Pro le cuissard à bretelles idéal pour les sorties quotidiennes comme pour les parcours plus exigeants. La version femme adapte la coupe à la morphologie féminine tout en conservant les mêmes caractéristiques techniques et la même légèreté du tissu, assurant ainsi un confort et des performances optimales en toutes circonstances.

Tailles : XS–XXXL (homme) ; XS–XL (femme)
Nouveaux coloris colors (homme/femme) : Gravel Grey, Check Grey, Poppy Orange, Drab Green
Également disponible en : Nautica Blue, Black
PVC : 200€

Plus d’informations sur Q36.5.com/fr

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Rudy Project confie à RVF la distribution « Cycling » en France

Un partenariat stratégique pour structurer et développer durablement la présence de la marque sur le marché français.

Rudy Project, marque italienne qui œuvre dans la conception et la production de casques et de lunettes de cyclisme, ainsi que de lunettes de sport haute performance pour la course à pied, trail running et les activités outdoor, annonce la signature d’un nouvel accord stratégique pour le marché français.

À partir de 2026, la distribution exclusive de Rudy Project pour le canal cyclisme en France sera confiée à Royal Vélo France (RVF), distributeur historique et acteur reconnu sur le marché français du cyclisme. Cet accord s’inscrit dans la volonté de Rudy Project de structurer et de renforcer à long terme sa présence en France, en s’appuyant sur un réseau de revendeurs spécialisés et un support commercial de haut niveau.

Fondée en 1985, Rudy Project conçoit et développe des lunettes et des casques de sport haute performance en étroite collaboration avec des athlètes professionnels. Les produits sont testés dans des conditions réelles, tant sur route qu’en tout-terrain. La marque s’est imposée comme une référence dans le domaine des lunettes de sport grâce à des technologies propriétaires éprouvées, telles que les verres ImpactX®, et à des casques alliant sécurité, légèreté et aérodynamisme.

Au-delà de la performance, Rudy Project s’engage dans une démarche responsable à travers le programme RideToZero, qui vise à intégrer des pratiques plus durables dans le développement des produits et les processus de l’entreprise.

Royal Vélo France, acteur majeur du marché français du cyclisme, dispose d’un portefeuille de marques premium et d’une organisation commerciale structurée et reconnue pour sa fiabilité, son expertise et la qualité de son service. Grâce à cet accord exclusif, RVF mettra à la disposition de ses revendeurs et partenaires une partie importante de l’offre Rudy Project, dans le but de renforcer la proposition de produits et de renforcer la visibilité de la marque sur le territoire.

« Le partenariat avec Royal Vélo France représente une étape stratégique importante pour le développement de Rudy Project en France », déclare Luca Ricciardelli, directeur commercial des marchés directs chez Rudy Project. « Nous partageons des valeurs communes basées sur la qualité, l’innovation et le service. L’ancrage territorial et l’approche structurée de RVF seront déterminants pour accompagner la croissance de la marque dans le canal cycliste et pour offrir un soutien toujours plus efficace aux revendeurs français. »

« Cette collaboration s’inscrit dans la continuité d’un historique commun entre les deux sociétés » affirme Paul Didier, directeur général de Royal Vélo France. « Déjà partenaires par le passé, RVF et Rudy Project ont su construire une relation fondée sur la confiance, la connaissance mutuelle du marché et une vision partagée du développement de la marque en France. Aujourd’hui, les deux entreprises renouent officiellement ce lien stratégique avec une ambition claire : accélérer la croissance de Rudy Project sur le territoire français. »

Dans ce nouveau système de distribution, Rudy Project continuera à gérer directement d’autres canaux de vente stratégiques, notamment l’optique, la course à pied, trail running et les activités outdoor, confirmant ainsi une approche multicanal visant à valoriser pleinement la marque et l’étendue de son offre.

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3T présente l’équipe Reverb Cycling (Gravel) à Gérone

3T renouvelle son engagement dans le Gravel en combinant indépendance, soutien aux athlètes et développement technologique. L’entreprise place ses coureurs et le Racemax² Italia au cœur du projet.

Alors que le Gravel continue de séduire les passionnés et que la saison 2026 débute à Gérone avec la course Santa Vall, 3T présente ses coureurs indépendants ainsi que l’équipe Reverb Cycling. Ces dernières années, le Gravel a connu une croissance exponentielle, avec de nouvelles courses, de nouvelles équipes et de nouveaux athlètes qui redéfinissent la manière de vivre ce sport.

Il y a une dizaine d’années, le 3T Exploro arrivait sur le marché, influençant l’évolution du Gravel tel que nous le connaissons aujourd’hui. La vitesse hors route, l’innovation technologique et la polyvalence ont toujours été les piliers de la philosophie 3T. À une époque où l’avenir du Gravel restait incertain, la marque introduisait le concept « d’aero-gravel », ouvrant de nouvelles perspectives en matière de design et de performance. Sans surprise, le 3T Racemax² a ensuite remporté deux éditions de The Traka.

Dans un paysage compétitif en constante évolution, 3T conserve la même approche. Sa présence dans le Gravel se concentre sur les personnes et leur volonté permanente de progresser.

Si la validation des produits et technologies par la compétition reste essentielle, trouver la meilleure manière de soutenir les athlètes tout en préservant l’originalité et l’énergie d’un sport en pleine mutation demeure un défi ouvert.

En 2026, les coureurs 3T engagés dans l’UCI Gravel World Series et d’autres grands événements internationaux seront répartis en deux groupes : les privateers et l’équipe Reverb Cycling. Les premiers sont des athlètes indépendants, sans structure d’équipe traditionnelle, tandis que la seconde est une équipe organisée, moderne et flexible, capable de valoriser les forces uniques de chaque coureur.

Les athlètes 3T engagés pour la saison 2026 incluent Toby Perry (Reverb Team), vainqueur de l’édition 2025 de The Hills ; Nils Brun (privateer), 17ᵉ du Championnat du monde de Gravel ; Marjet Groen (privateer), deuxième de la Bescanonina dimanche dernier ; et Kaitlyn Rauwerda (SOG Team), jeune talent déjà présente sur de nombreuses courses d’endurance.

3T Privateer et Reverb Cycling Team

La diversité et la polyvalence restent des valeurs fondamentales pour 3T. Dans un contexte où le Gravel devient de plus en plus spécialisé, la marque a choisi de soutenir des athlètes qui se déplacent, s’entraînent et courent de manière indépendante – des hommes et des femmes qui abordent la compétition avec créativité et autonomie, en conciliant performance et identité personnelle.

Dans le cadre du Velodrome Odeon – l’une des boutiques de cyclisme les plus singulières de Gérone, installée dans un ancien théâtre rénové – 3T présentera la Reverb Cycling Team lors de la Santa Vall, la course d’ouverture de la Gravel Earth Series 2026.

L’équipe, composée de onze personnes, participe à des courses Gravel et ultra-distance et se distingue par une approche non traditionnelle de la compétition. Reverb a été créée pour embrasser des expériences variées et les transformer en une force unique.

En plus de la compétition, Reverb gère des centres communautaires et des points de location de vélos 3T à Bergame, Majorque et Gérone. L’équipe est sponsorisée par Santini, Fulcrum, Northwave, Continental, Muc-Off, 226ERS Sport Nutrition, Miss Grape, Selle San Marco et Limar Helmets.

Validation par la compétition

Le vélo utilisé par les athlètes 3T tout au long de la saison 2026, à commencer par la technique et rapide Santa Vall en deux étapes les 14 et 15 février, est le nouveau Racemax² Italia.

Tout au long de l’année, les athlètes collaboreront étroitement avec les ingénieurs et designers de 3T, en fournissant un retour direct issu des courses. Les conditions et vitesses de la compétition offrent une forme unique et précieuse de validation produit. Leur sensibilité et leur expérience au plus haut niveau contribueront directement au développement des futurs produits 3T.

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L’Anneau du Rhin et Cannondale lancent les premières “Cannondale 6 Heures de l’Anneau du Rhin” le 6 juin 2026

L’Anneau du Rhin s’associe à Cannondale pour organiser un tout nouvel événement dédié au cyclisme sur circuit : les premières “Cannondale 6 Heures de l’Anneau du Rhin”, qui se tiendront le 6 juin 2026.

Cette épreuve d’endurance réunira jusqu’à 1 000 participants, amateurs comme confirmés, dans un cadre entièrement sécurisé et exclusivement dédié à la performance. Les coureurs pourront relever le défi en solo ou en équipe de 2, 4 ou 6 coureurs (équipes masculines, féminines ou mixtes). Les vélos à assistance électrique seront également les bienvenus et bénéficieront d’un classement spécifique.

Une expérience unique signée Cannondale

Ce partenariat illustre la volonté de Cannondale de proposer des expériences innovantes, centrées sur la performance et le plaisir de rouler. Les participants auront notamment l’opportunité exclusive de tester gratuitement les dernières nouveautés de la marque, directement sur le circuit et dans des conditions optimales.

Une édition anniversaire pour les 30 ans du circuit

Cette première édition revêt une dimension particulière puisque l’Anneau du Rhin célèbre cette année ses 30 ans. L’événement s’inscrit pleinement dans cette dynamique anniversaire, en proposant une manifestation sportive d’envergure sur l’un des circuits les plus emblématiques du Grand Est.

Un événement sportif et festif

Au-delà de la compétition, la journée se voudra conviviale et festive. Entreprises, associations et clubs sportifs y trouveront un formidable vecteur de cohésion d’équipe.

À l’issue des six heures de course, un feu d’artifice et une animation musicale viendront clôturer cette première édition dans une ambiance festive.

Programme de l’événement

  • 13h : Accueil des concurrents

  • 15h30 : Ouverture du village exposants

  • 16h : Départ de la compétition

  • 20h : Opération VIP & animation musicale

  • 22h : Arrivée de la compétition

  • 22h05 : Feu d’artifice

  • 22h15 : Podium

  • 00h00 : Fin de l’événement

Inscriptions ouvertes

Les inscriptions sont ouvertes depuis le mercredi 11 février sur le site officiel du circuit :
👉 https://www.anneau-du-rhin.com/produit/6-heures-de-lanneau-du-rhin/

Entrée gratuite – Infos & réservations : www.anneau-du-rhin.com

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Cadres “génériques” ou contrefaçons : arrêtez de vous voiler la face

À force de jouer sur les mots, le marché du vélo a fini par banaliser l’inacceptable. Sur les sites de petites annonces, les “cadres SL8 génériques” et autres “Dogma open-mold” pullulent, comme s’il s’agissait d’alternatives intelligentes et économiquement vertueuses aux modèles de marques. En réalité, ces cadres n’ont rien de générique. Ce sont des contrefaçons pures et simples, illégales, potentiellement dangereuses, et vendues avec une désinvolture devenue presque normale.

Par Guillaume Judas – Photos : depositphotos.com/Copies d’écran Leboncoin, Facebook/DR

Apprenez à décrypter les petites annonces pour éviter de vous faire berner par des vendeurs peu scrupuleux.

Quand le vocabulaire sert d’écran de fumée

Le terme “générique” est aujourd’hui l’outil préféré d’un marché parallèle qui refuse d’assumer sa véritable nature. Dans l’esprit de nombreux acheteurs, un cadre générique serait un produit sans logo, fabriqué dans les mêmes usines que les grandes marques, et vendu à moindre coût parce qu’il ferait l’économie du marketing. Cette vision peut correspondre à une réalité marginale, mais elle est surtout utilisée pour maquiller ce qui relève clairement de la contrefaçon.

Un cadre générique, au sens strict, est issu d’un moule ouvert (open-mold), vendu sans revendication d’appartenance à un modèle précis, sans graphisme copié et sans intention de tromper. Il s’agit d’un modèle sérieux, qui a aussi subi des tests de contrainte structurelle. Ce type de cadre est vendu aussi bien à des particuliers qu’à des marques connues ou non, qui apposent ensuite leur nom sur le cadre, mais sans volonté de tromper le client. À l’inverse, un cadre qui reprend les formes exactes d’un Tarmac SL8 ou d’un Pinarello Dogma, qui imite leurs lignes, leurs proportions et parfois même leurs marquages, n’est pas générique. C’est une copie. Et la copie, qu’on le veuille ou non, est une contrefaçon dès lors qu’elle entretient une confusion volontaire.

Ce glissement sémantique n’est pas anodin. Il permet de donner une apparence de respectabilité à un produit illégal, et de transférer la responsabilité morale sur l’acheteur, sommé de faire la différence. Encore faudrait-il que la différence soit honnêtement présentée.

Exemple d’annonce sur leboncoin, où le vendeur joue clairement l’ambigüité, alors qu’il s’agit d’une copie.

Ce que cache réellement un cadre de marque

La différence entre un cadre officiel et une imitation ne se limite pas à un logo apposé sous le vernis. Un cadre développé par une marque reconnue est le résultat d’années de conception, de calculs de contraintes, de tests de fatigue, d’essais destructifs et de validations normatives. Il bénéficie d’un contrôle qualité continu, d’une traçabilité et d’une garantie constructeur. Il engage la responsabilité d’une entreprise identifiée.

Une contrefaçon, elle, n’a qu’un objectif : ressembler. Elle copie l’apparence extérieure, mais ignore tout du travail invisible qui garantit la fiabilité d’un cadre. Des analyses indépendantes ont montré que certains cadres copiés présentaient des empilements de fibres incohérents, des renforts absents ou des matériaux composites de qualité inférieure, parfois mélangés à de la fibre de verre pour réduire les coûts. À l’œil nu, la supercherie peut être convaincante. Mécaniquement, elle peut être désastreuse.

Sur cette annonce dénichée sur un groupe Facebook, le vendeur affiche la couleur en écrivant « générique 1:1 (réplique parfaite) », mais la vente n’en reste pas moins interdite.

Un problème de sécurité avant d’être un problème d’image

Réduire la question de la contrefaçon à une simple défense des intérêts des marques est une facilité intellectuelle. Le premier impact de ces pratiques n’est pas financier, il est physique. Un cadre est l’élément structurel central d’un vélo. Il encaisse les contraintes de pédalage, de freinage, de torsion et d’impact. Lorsqu’il cède, ce n’est pas une défaillance esthétique, c’est une chute, parfois à haute vitesse.

Acheter sciemment une copie, ce n’est pas faire une bonne affaire. C’est accepter un risque mécanique que l’on ne maîtrise pas, sans garantie, sans recours et sans responsabilité clairement identifiable en cas de problème. L’argument du prix cesse d’être pertinent dès lors que la sécurité est en jeu.

Ce que dit réellement le droit français et européen

En droit français comme en droit européen, la contrefaçon n’est pas une zone grise. Le Code de la propriété intellectuelle interdit la reproduction, l’imitation ou la commercialisation d’un produit reprenant les caractéristiques protégées d’un modèle sans autorisation. Cela concerne aussi bien les marques que les dessins et modèles industriels, qui protègent précisément les formes et le design des cadres de vélo.

La vente d’un cadre copiant l’apparence d’un modèle identifié, même sans logo explicite ou avec des marquages partiels, peut être qualifiée de contrefaçon dès lors qu’il existe un risque de confusion pour l’acheteur. En France, ce délit est passible de peines pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende, montants susceptibles d’être aggravés en cas de vente organisée ou répétée.

Au niveau européen, les règlements relatifs au respect des droits de propriété intellectuelle permettent aux douanes de saisir et de détruire les produits contrefaits, y compris lorsqu’ils sont vendus entre particuliers via des plateformes de petites annonces. Le statut de particulier ne constitue pas une protection automatique. La revente d’un cadre contrefait peut entraîner des sanctions civiles et, dans certains cas, pénales.

Qualifier un cadre de “générique SL8” ou de “Dogma open-mold” n’a aucune valeur juridique. Ce sont les faits, et non le vocabulaire employé dans l’annonce, qui déterminent l’infraction.

=> Pour en savoir plus si vous êtes victime d’un vendeur malveillant, professionnel ou particulier

Le mythe persistant de “la même usine”

L’un des arguments les plus fréquemment avancés pour justifier l’achat de cadres copiés consiste à affirmer qu’ils sortiraient des mêmes usines que les originaux. Cette affirmation est, dans la majorité des cas, fausse ou volontairement trompeuse. Une usine peut produire pour plusieurs clients, mais cela ne signifie pas que tous les produits suivent les mêmes cahiers des charges, les mêmes contrôles qualité ou les mêmes validations.

Ici sur cette annonce trouvée sur leboncoin, le vendeur trompe volontairement l’acheteur sur l’intitulé de l’annonce, et affirme dans la description que le cadre est un « générique identique à l’original ». C’est évidemment totalement faux.

Un cadre OEM non marqué, vendu sans référence à un modèle précis, peut exister légalement. Un cadre qui copie un design protégé, même s’il est produit dans une zone industrielle similaire, reste une contrefaçon. Les termes “OEM”, “AAA” ou “1:1” abondamment utilisés sur les forums et les annonces n’ont aucune reconnaissance technique ou juridique. Ils servent essentiellement à rassurer l’acheteur tout en contournant la réalité.

Comment éviter de se faire piéger sur une petite annonce

La première précaution consiste à analyser le discours du vendeur. Un cadre présenté comme “générique”, “réplique”, “type SL8” ou “inspiré de Dogma” est déjà un signal d’alerte. Lorsqu’un modèle précis est mentionné tout en niant toute contrefaçon, la contradiction est révélatrice.

Un acheteur averti exigera un numéro de série clair et vérifiable auprès de la marque concernée. L’absence de numéro, un numéro partiellement effacé ou un refus de le communiquer doivent conduire à renoncer immédiatement à l’achat. Les grandes marques disposent aujourd’hui de services capables de confirmer l’authenticité d’un cadre.

Les détails de fabrication sont également déterminants. Les jonctions, les pattes, les passages de câbles et la qualité des finitions internes trahissent souvent les copies. Enfin, un prix anormalement bas, associé à l’absence de facture, de garantie ou d’historique clair, n’est pas une opportunité mais un indicateur de risque. Dans le doute, s’abstenir reste la seule décision raisonnable.

Arrêter de se mentir

Le succès des cadres contrefaits repose sur une hypocrisie largement partagée. Les vendeurs savent ce qu’ils vendent mais préfèrent jouer sur l’ambiguïté. Les acheteurs savent souvent ce qu’ils achètent mais préfèrent croire à une histoire plus confortable. Tout le monde fait semblant, jusqu’au jour où un cadre casse, où une annonce est signalée ou où une saisie douanière rappelle que le réel finit toujours par rattraper la fiction.

Il est temps d’appeler les choses par leur nom. Un cadre générique n’est pas une contrefaçon. Mais une contrefaçon n’est jamais générique. Continuer à entretenir cette confusion, c’est banaliser une pratique illégale, dangereuse et profondément irrespectueuse du travail d’ingénierie qui fait évoluer le vélo moderne.

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9 commentaires sur “Cadres “génériques” ou contrefaçons : arrêtez de vous voiler la face

  1. Les chinois ont compris l’astuce et c’est pour ça qu’ils cartonnent . C’est pour ça que l’industrie du vélo haut de gamme ne va pas fort, si on en croit les vagues de licenciements annoncées chez Campagnolo ou Canyon.
    Que l’on paye du matériel fabriqué en Europe un peu plus cher, je peux comprendre . Mais vendre un cadre 10 fois le prix du chinois, c’est abusé .

  2. Bonjour. Pour moi, c’est ma troisième copie et j’ai jamais eu un seul problème. Le SAV avec le vendeur est au top du top. Cadre cassé, et hop on en renvoie un autre et on peut choisir les couleurs. Moi je peux pas me permettre de rouler avec un vélo à 15k€ , alors je vois pas pourquoi je me priverais. Niveau comportement, je trouve que c’est exactement pareil que si j’avais acheté le vélo en magasin.

  3. Il est vrai que le tarif des marques est exorbitant.Mais la contrefaçon n’apporte aucune garantie de sécurité vraiment dangereux

  4. Un article tapageur et à charge. A quand un article complet et travaillé qui met en avant les différences entre un cadre officiel et un cadre dit générique, copié, OEM, réplique, menteur, copieux voleur ? …

    1. Les différences, vous les connaissez parfaitement. De plus, elles sont expliquées dans l’article.
      Un cadre générique est un cadre open-mold (un moule non propriétaire et largement amorti, ce qui explique un prix plus bas) fabriqué par une usine qui revend son même modèle à plusieurs marques à travers le monde. On peut retrouver ainsi ce cadre sous plusieurs appellations, sans que la qualité du produit ne soit remise en question.
      Une copie, eh bien c’est une arnaque. Elle reprend l’aspect extérieur, les formes, les marquages d’un modèle de grande marque, sans en avoir l’aspect intérieur et sans suivre les mêmes processus de fabrication. C’est non seulement dangereux, car il n’y a aucune traçabilité, mais c’est en plus illégal.
      J’imagine que vous savez très bien faire la différence entre une vraie et une fausse Rolex, ou entre un vrai et un faux sac Vuitton. Sous-entendre que c’est la même chose que l’original est profondément malhonnête.

      1. Les tarifs des grandes marques n’ont plus aucun sens . Si on en est là maintenant c’est bien à cause des prix qu’elles pratiquent, et qui ne sont aucunement justifiés.
        Les salaires des gens n’augmentent pas aussi vite que les prix des vélos ou même des cadres.

  5. Bonjour
    Le jour où il y a un accident bonjour Le problème.
    Fausse économie.
    Mieux vaut rouler sur un vélo moins huppé type vanrysel, adris, nakamura etc . Que sur ce genre devélos .
    Les vélos haut de gamme sont souvent inutiles pour le cyclo lambda. Beaucoup de marketing.

    1. Les tarifs élevés au début étaient justifiés, à cause des recherches, bureaux d’études, prototypes etc. Mais une fois que vous avez un moule, que vous en sortiez 100 ou 10 000 le prix de revient d’une pièce est la même . Le prix du carbone au kg ( quel que soit la qualité du carbone) sera toujours moins cher que l’or . Générique , contrefaçon ou cadre authentique, ça reste toujours un cadre de vélo (en carbone).

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KASK Elemento, notre deuxième regard, trois ans après

Il y a des produits que l’on teste. Et puis il y a ceux que l’on retrouve. Chez 3bikes, nous avions découvert l’Elemento lors de son lancement en 2023, puis Guillaume Judas l’avait disséqué en profondeur en 2024. En février 2026, nous y revenons. Pas par hasard. Par curiosité confirmée. Parce qu’entre-temps, nous avons roulé. Beaucoup. Avec d’autres casques. Souvent avec le KASK Protone, dont plusieurs coloris dorment encore dans nos placards. Et c’est précisément pour cela que ce second test a du sens : nous savons très bien d’où nous partons. Cette fois, l’Elemento arrive en Oxford Blue, taille M. Une teinte profonde, presque éditoriale, qui colle parfaitement à l’ADN 3bikes : sobre, racée, technique.

Par Jeff Tatard – Photo: @jefftatard

Une présence qui ne cherche pas à impressionner

Il existe deux façons de concevoir un casque haut de gamme. La première consiste à montrer qu’il est performant : lignes tendues, prises d’air démonstratives, signatures visuelles qui crient l’aérodynamisme et la technologie. La seconde, plus rare, consiste à faire oublier qu’il est là. Le KASK Elemento appartient clairement à cette seconde catégorie. Au premier regard, rien ne cherche à capter l’attention. Le dessin est épuré, presque sobre. Les volumes sont équilibrés, les ouvertures mesurées, la silhouette générale d’une grande cohérence. On pourrait presque passer à côté sans réaliser que l’on tient entre les mains l’un des casques les plus aboutis techniquement du marché. Et c’est précisément ce qui le rend intéressant, car l’Elemento ne revendique pas, il suggère.

Posé, il ne cherche pas à impressionner. C’est précisément ce qui attire l’œil.

Un objet pensé comme un ensemble

Ce qui frappe, c’est la sensation d’avoir affaire à un objet conçu dans sa globalité, et non comme l’addition de solutions techniques juxtaposées. Rien ne paraît ajouté pour cocher une case sur une fiche marketing. Chaque élément semble avoir été dessiné en relation avec les autres. La forme externe dialogue avec la structure interne, les aérations répondent au dessin des canaux, le système de maintien occipital s’intègre naturellement à la géométrie arrière. Tout donne le sentiment d’un produit pensé avant d’être fabriqué. Sur le terrain, cette cohérence conceptuelle se traduit par une cohérence d’usage.

Porté, l’Elemento disparaît. Profil sobre, maintien parfait, aucune surenchère visuelle.

Sur la tête : l’absence de perturbation

Dès que nous posons l’Elemento sur la tête, une sensation très particulière apparaît. Pas celle d’un casque qui protège, pas celle d’un casque qui ventile, pas celle d’un casque qui serre, mais celle d’un casque qui n’interfère pas. Aucun point dur au sommet du crâne, aucune pression latérale au niveau des tempes, aucune tension au niveau du front. Le casque se place avec une facilité presque déconcertante, puis vient le moment du réglage avec l’OctoFit+ arrière, d’une précision remarquable. Quelques crans suffisent, le maintien occipital vient envelopper la base du crâne sans jamais contraindre. On ajuste, on relâche les mains, et le casque semble déjà faire partie de nous. Il n’y a pas d’effet spectaculaire, il y a quelque chose de bien plus précieux : le naturel.

Une couleur qui dépasse le simple choix esthétique

Parmi les 6 couleurs proposées par KASK, cette version Oxford Blue n’est pas un détail pour nous. Elle s’inscrit parfaitement dans la thématique visuelle 3bikes : sobre, élégante, technique, sans jamais tomber dans l’ostentatoire. Ce bleu profond donne au casque une personnalité particulière sur la route. Il ne cherche pas à attirer le regard, mais il affirme un style. Un casque que l’on a envie d’associer à un beau vélo, à une tenue soignée, à une sortie où tout est cohérent. Ce n’est pas qu’une question de teinte, c’est une question d’identité.

De face, la ventilation paraît mesurée. Sur la route, elle se révèle redoutablement efficace.

La répartition des appuis, détail décisif

Beaucoup de casques donnent une impression de confort immédiat. Peu conservent cette impression au bout de deux heures, encore moins au bout de quatre. L’Elemento appartient à cette dernière catégorie. Cela tient à un point souvent sous-estimé : la répartition des appuis. Le contact entre la tête et le casque n’est jamais concentré sur une zone. Les charges sont réparties de manière homogène grâce à l’architecture interne et au rembourrage Multipod associé à la laine mérinos. Ce mélange apporte deux bénéfices très concrets : une stabilité parfaite et une régulation thermique naturelle. Le casque reste en place, sans jamais nécessiter de micro-ajustement, même lorsque la transpiration augmente et que la chaleur monte. Sur la route, cela se traduit par un comportement simple : nous ne touchons pas le casque.

Le secret du confort longue durée se cache ici : structure Multipod et laine mérinos travaillent ensemble.

Une ventilation qui travaille en silence

L’Elemento ne donne pas l’impression d’être un casque extrêmement ventilé, et pourtant il l’est. La magie opère à l’intérieur. Les canaux profonds, associés à la structure interne imprimée en 3D, guident l’air à travers le casque plutôt que simplement autour de la tête. L’air circule en permanence, mais sans jamais créer cette sensation de courant d’air froid que l’on retrouve parfois sur des modèles très ouverts. Nous ressentons une respiration constante, presque imperceptible, une ventilation qui travaille en silence. La performance est là, mais elle ne se manifeste jamais de manière brutale.

Un poids qui disparaît

Autour de 260 grammes en taille M, l’Elemento n’est pas le casque le plus léger du marché sur le papier. Mais sur la tête, cette donnée devient totalement abstraite, car le poids est parfaitement réparti. Il n’y a ni effet de bascule vers l’avant, ni sensation de masse arrière. Le centre de gravité est idéalement positionné. Résultat : le casque disparaît très rapidement de notre perception corporelle. Dans la pratique du cyclisme longue durée, c’est un avantage immense.

Une stabilité rassurante en dynamique

Lorsque la vitesse augmente, lorsque la route se dégrade, lorsque les relances s’enchaînent, certains casques laissent apparaître de micro-mouvements. L’Elemento, lui, reste imperturbable. La combinaison de la structure interne, du maintien occipital et du dessin global crée une stabilité qui inspire immédiatement confiance. Le casque accompagne les mouvements de la tête sans jamais les subir.

L’OctoFit+ permet un réglage fin, précis, presque invisible une fois en place.

Clé d’usage terrain

Lorsqu’un casque se fait oublier dès les premiers kilomètres, la sortie commence déjà dans les meilleures dispositions. Avec l’Elemento, cette sensation arrive très vite.

Verdict 3bikes version 2026

Le KASK Elemento ne cherche pas à impressionner, il cherche à fonctionner parfaitement. Il n’attire pas l’attention, il accompagne l’effort. Cette capacité à disparaître tout en assurant un niveau de confort, de stabilité et de ventilation exceptionnel est, selon nous, la forme la plus aboutie de sophistication.

Livré avec son sac de protection, l’Elemento rappelle qu’on est clairement dans le haut de gamme.

Pour conclure,

Ce que nous retenons de cette expérience n’est ni une caractéristique isolée, ni une donnée technique, ni un argument commercial. C’est une impression globale, persistante, qui nous accompagne tout au long de la sortie : celle d’un casque pensé avec suffisamment d’intelligence pour ne jamais perturber l’essentiel. Cette invisibilité fonctionnelle est une qualité rare.

Le KASK Elemento en bref… 

Les + : polyvalence totale, finitions italiennes impeccables, ventilation bluffante sans courant d’air, confort longue durée, sensation de sécurité très rassurante, et ce look Oxford Blue qui fait tourner les têtes sans en faire trop.

Les – : le rangement des lunettes sur le casque pas toujours intuitif, et un tarif clairement premium… mais assumé.

Fiche technique
Tailles : 3 (S, M, L)
Coloris : 6
Aérations : 14 évents
Rembourrage : Multipod + laine Mérinos
Visibilité : bande réfléchissante HiViz arrière
Maintien occipital : OctoFit+
Jugulaire : chinstrap
Poids : 260 g (en taille M)
Prix : 375 €

Contact : www.kask.com

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