Antoine Orchampt et le grand pari VTT de Chaumont

Mercredi 27 mai 2026, il n’y a pas encore de ligne de départ. Pas encore de speaker. Pas encore de paddock saturé de teams internationaux ni de rubalises tendues dans les sous-bois du Vexin. Il y a un téléphone. Une conversation. Et cette sensation extrêmement rare que quelque chose est déjà vivant avant même d’exister réellement. Au bout du fil, Antoine Orchampt parle avec l’énergie des gens qui ne sont plus dans l’idée mais déjà dans le mouvement. Très vite, on comprend que ce qui est en train de se construire à Chaumont-en-Vexin dépasse largement l’organisation d’une simple course UCI. Parce qu’au fond, ce projet parle autant de VTT que de transmission, de territoire, de reconstruction et d’avenir. Quelques mois seulement après la fin du Team Lapierre, l’un des grands symboles du VTT français moderne, Antoine aurait pu prendre du recul. Il a choisi l’inverse : replonger immédiatement dans quelque chose d’encore plus grand. Et plus la conversation avance, plus une idée devient évidente : Chaumont-en-Vexin n’essaie pas simplement de créer une course. Le projet cherche déjà à créer un endroit qui compte.

Par Jeff Tatard – Photos : Antoine Orchampt / Organisation Chaumont-en-Vexin

Au bout du fil, Antoine Orchampt parle avec cette énergie particulière des gens qui ne sont plus dans le rêve mais déjà dans le mouvement. Les phrases arrivent vite parfois. Puis ralentissent. Il revient sur un détail. Reparle du terrain. Des pilotes. Des catégories. Des bénévoles. D’un parking. D’une descente. D’un futur espace spectateur. On sent immédiatement quelque chose : ce projet ne ressemble déjà plus à une simple organisation de course.

À 29 ans, Antoine Orchampt a déjà connu plusieurs vies dans le VTT. Celle du pilote. Celle du compétiteur international. Et désormais celle du bâtisseur.

Très vite, la discussion dépasse le cadre du VTT… Elle parle de transmission. De territoire. D’héritage sportif. D’identité. De reconstruction aussi. Parce qu’au fond, il est impossible de dissocier cette aventure du contexte dans lequel elle naît. Quelques mois plus tôt seulement, une immense page du VTT français moderne s’est refermée avec la fin du Team Lapierre. Une structure historique. Une culture. Une famille sportive. Et presque immédiatement après, alors que beaucoup auraient probablement eu besoin de souffler, Antoine Orchampt décide de replonger. Pas comme pilote. Comme bâtisseur.

Et plus la conversation avance, plus une idée devient évidente : ce qui est en train de se construire à Chaumont-en-Vexin dépasse largement l’organisation d’une manche UCI. Parce qu’au fond, les événements qui comptent vraiment commencent toujours comme ça : par des gens qui décident un jour que leur discipline mérite mieux qu’un simple calendrier. Les grandes histoires sportives commencent rarement avec des certitudes. Elles commencent souvent avec quelques personnes qui refusent simplement d’arrêter d’y croire.

Toutes les grandes aventures sportives commencent quelque part. Celle-ci commence ici. Entre les allées d’un château, les reliefs d’un golf et 120 hectares de terrain où certains imaginent déjà les trajectoires des meilleurs vététistes du monde.

Le VTT comme culture avant d’être un sport

Quand on demande à Antoine Orchampt ce qu’ils sont réellement en train de construire, il ne répond jamais uniquement “une course”. Et honnêtement, c’est probablement le premier signe que le projet est différent. Parce qu’il revient toujours à quelque chose de plus large. Le territoire. L’expérience. La culture VTT. L’identité. Le ressenti des pilotes. Le public. Le week-end dans son ensemble. Comme si le circuit n’était finalement qu’un point de départ.

“Nous, ce qu’on veut, c’est créer un vrai rendez-vous. Un endroit où les gens ont envie de revenir. Pas juste cocher une course de plus dans le calendrier.” Le mot “rendez-vous” revient souvent. Et il est important. Parce qu’aujourd’hui, le très haut niveau international est saturé d’événements parfaitement organisés… mais parfois totalement oubliables. Des courses propres. Efficaces. Fonctionnelles. Mais sans âme.

Or certaines épreuves deviennent autre chose. Elles marquent les pilotes. Le public. Les teams. Elles créent une identité émotionnelle. Nové Město. Val di Sole. Mont-Sainte-Anne. Albstadt. On ne parle jamais uniquement du tracé. On parle d’une atmosphère. Et c’est précisément ce que Chaumont-en-Vexin semble vouloir construire dès le départ. Les pilotes oublient parfois les résultats. Beaucoup plus rarement les endroits qui leur ont fait ressentir quelque chose.

Les grands projets ne naissent jamais de nulle part. Ils sont souvent le prolongement silencieux de milliers d’heures passées à vivre une discipline de l’intérieur.

Chaumont-en-Vexin, ou l’intelligence d’un territoire

Pourquoi Chaumont-en-Vexin ? La réponse d’Antoine est intéressante parce qu’elle ne repose jamais uniquement sur le terrain lui-même. Bien sûr, il parle du relief, du potentiel technique, de la diversité naturelle du site, de cette capacité rare à créer un circuit moderne sans dénaturer totalement l’environnement. Mais très vite, il revient aux humains.

À ceux qui rendent le projet possible. Et notamment à un nom qu’il cite avec beaucoup de reconnaissance : Hervé Taieb. Propriétaire du terrain. Organisateur ce week-end du Royal Jump. Et surtout acteur essentiel de cette aventure naissante. Parce qu’au fond, les grands projets sportifs naissent rarement seuls. Ils émergent lorsqu’un territoire décide collectivement qu’il veut accueillir quelque chose de plus grand que lui.

Antoine insiste énormément là-dessus. Sur les rencontres. Les connexions. Les gens qui ouvrent des portes. Ceux qui donnent confiance. Ceux qui acceptent de croire avant même que le projet existe vraiment. “Sans certaines personnes autour de nous, ce projet ne pourrait tout simplement pas exister.” Et très honnêtement, on sent que cette phrase n’est pas une formule de politesse. Elle revient constamment dans son discours. Comme si le projet reposait justement sur cette idée profondément VTT : construire ensemble. Au début, il n’y a pas encore une Coupe UCI. Il y a des gens qui décident ensemble qu’un terrain peut devenir une histoire.

Avant d’imaginer des lignes de départ pour les autres, Antoine Orchampt a longtemps construit les siennes.

Antoine Orchampt, ou le passage du pilote au constructeur

Ce qui rend cette histoire profondément intéressante, c’est aussi le parcours humain derrière. Parce qu’Antoine Orchampt appartient à cette génération de vététistes français qui ont grandi dans une vraie culture XC. Une culture parfois rude. Très technique. Très organique. Celle des Coupes de France dans la boue, des reconnaissances interminables, des circuits nerveux, des paddocks montés sous la pluie et des week-ends où le VTT ressemblait encore à une immense tribu.

Champion d’Île-de-France, habitué du très haut niveau national et international, passé par les Coupes du monde et les sélections équipe de France, il connaît intimement ce milieu. Et cela change tout. Parce qu’il ne fantasme jamais le haut niveau. Il le connaît de l’intérieur. “Quand tu as été pilote, tu sais exactement ce qui fait qu’une course laisse une bonne ou une mauvaise image.” Cette phrase résume probablement énormément de choses.

Les grands organisateurs modernes sont souvent ceux qui comprennent profondément ce que ressentent les athlètes. L’importance des détails. De l’accueil. De la fluidité. Des zones techniques. Des horaires. Des accès. De l’ambiance paddock. De la logique du circuit. Et chez Antoine, cela se ressent immédiatement. Il parle comme quelqu’un qui sait ce qu’un pilote regarde réellement lorsqu’il arrive sur une épreuve importante. Pas seulement la beauté du site. La cohérence globale. Les meilleurs organisateurs ne pensent pas comme des gestionnaires. Ils pensent comme des pilotes qui n’ont jamais oublié ce qu’ils ressentaient sur une ligne de départ.

Le VTT n’a jamais été un simple terrain de compétition. C’est aussi une manière de lire un paysage, de comprendre un terrain et d’apprendre à dialoguer avec lui.

Après Lapierre, reconstruire sans reproduire

Impossible aussi d’ignorer le contexte émotionnel dans lequel ce projet apparaît. Parce que la fin du Team Lapierre a laissé quelque chose dans le paysage du VTT français. Pas simplement un vide sportif. Un vide humain. Pendant des années, cette structure a représenté beaucoup plus qu’une équipe professionnelle. Une culture. Une manière de fonctionner. Une proximité humaine rare dans le très haut niveau moderne. Une certaine idée du VTT.

Et forcément, lorsqu’un cycle pareil s’arrête, une question flotte toujours dans le milieu : que reste-t-il ensuite ? Chez certaines personnes, cela crée du vide. Chez d’autres, une envie presque instinctive de reconstruire. Chez Antoine, on sent très clairement la deuxième option. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il ne cherche jamais à “reproduire” quelque chose. Il cherche autre chose.

Une continuité différente. Comme si une partie de ce que représentait cette culture VTT française refusait simplement de disparaître totalement. Et très honnêtement, cela donne au projet une profondeur émotionnelle particulière. Parce qu’au fond, ce qui se joue ici dépasse probablement le sport. C’est une génération qui refuse de laisser certaines valeurs s’éteindre. Parfois, les projets les plus forts naissent juste après la fin de quelque chose qu’on croyait irremplaçable.

L’expérience du très haut niveau ne garantit pas la réussite d’un projet. Mais elle apprend une chose essentielle : les détails font souvent la différence.

L’expérience du très haut niveau ne garantit pas la réussite d’un projet. Mais elle apprend une chose essentielle : les détails font souvent la différence.

Et dans cette aventure, une autre présence accompagne discrètement la reconstruction en cours : celle de Céline Hutsebaut.

Pendant plus de quatre ans, elle a dirigé le Team Lapierre, l’une des structures les plus emblématiques du VTT mondial. Une expérience rare. Une connaissance intime du très haut niveau. Une compréhension profonde de ce qui permet à un projet de durer, d’évoluer et parfois de traverser les périodes les plus complexes.

Car même si Chaumont-en-Vexin n’est pas le Team Lapierre, certaines choses voyagent naturellement avec les personnes qui les ont vécues.

Organisation, réflexion, structuration, expérience des événements internationaux : Céline contribue elle aussi à l’aventure. Souvent dans l’ombre. Sans chercher à occuper l’espace. Mais avec ce regard particulier que possèdent ceux qui ont déjà connu les exigences du très haut niveau et les réalités parfois invisibles qui l’accompagnent.

Ce qui frappe surtout, c’est la cohérence des valeurs qui relient ces deux parcours. Tous les deux parlent d’humain avant de parler de résultats. De territoire avant de parler de visibilité. D’expérience avant de parler de classement.

Quelques mois seulement après la fin d’une structure qui a marqué plusieurs générations de vététistes, il existe quelque chose de presque symbolique à voir une partie de cette expérience continuer à vivre sous une autre forme. Non pas pour reproduire le passé. Mais pour transmettre ce qu’il avait de meilleur.

Parce qu’au fond, les grandes aventures sportives disparaissent rarement complètement. Elles se transforment. Elles changent de visage. Elles trouvent parfois un nouveau terrain d’expression. Et lorsqu’on connaît le parcours de Céline Hutsebaut, il est difficile de ne pas voir dans Chaumont-en-Vexin une forme de continuité. Une passerelle entre ce que le VTT français a construit hier et ce qu’il tente déjà de bâtir pour demain.

Nicolas Gali, les rencontres, et les gens qui changent un projet

Il y a un autre nom qui revient énormément dans la discussion : Nicolas Gali. Et plus Antoine en parle, plus on comprend qu’il fait partie de ces personnes centrales qu’on ne voit pas forcément de l’extérieur… mais qui changent profondément la trajectoire d’un projet.

Parce qu’au fond, les grands événements sportifs se construisent rarement grâce à une seule personne brillante. Ils émergent quand plusieurs compétences, plusieurs visions et plusieurs énergies commencent soudainement à fonctionner ensemble.

Antoine cite Nicolas Gali avec une vraie reconnaissance. Comme quelqu’un qui comprend. Qui aide. Qui structure. Qui pousse le projet plus loin. Et là encore, cela raconte quelque chose d’intéressant : cette aventure semble profondément collective. Pas dans le discours. Dans la réalité. “Aujourd’hui, il y a des gens qui croient tellement dans le projet qu’ils donnent énormément de leur temps sans même savoir exactement où ça peut aller.” Cette phrase dit énormément. Parce qu’elle décrit exactement ce qui différencie une organisation “classique” d’une aventure humaine. Avant d’avoir des sponsors, les grands projets ont souvent d’abord quelque chose de beaucoup plus fragile : des gens qui donnent de l’énergie sans garantie de retour.

Miguel Martinez et la mémoire vivante du VTT français

Et puis il y a ce nom. Miguel Martinez. Dans le VTT français, ce n’est jamais anodin. Parce que Miguel appartient à cette catégorie extrêmement rare de sportifs qui dépassent largement leur propre palmarès. Champion olympique. Champion du monde. Figure historique du XC moderne. Mais surtout incarnation d’une époque où le VTT français dominait profondément l’imaginaire international. Sa présence autour du projet change immédiatement sa portée symbolique.

Champion olympique. Champion du monde. Figure majeure du VTT français. Certaines présences donnent immédiatement une autre dimension à un projet.

Parce qu’un homme comme Miguel Martinez ne s’associe généralement pas à quelque chose par simple opportunité. Il faut une sincérité. Une énergie. Une vision. Et très honnêtement, on sent qu’il retrouve ici quelque chose qu’il aime profondément : un projet qui parle encore de terrain, de pilotes, d’ambiance, de passion et de culture VTT avant de parler uniquement marketing.

Aujourd’hui, le VTT international évolue énormément. Davantage de show. Davantage de télévision. Davantage de standardisation. Davantage de contraintes commerciales. Et forcément, beaucoup d’anciens champions ressentent parfois une nostalgie d’un VTT plus organique. Plus enraciné dans les sensations.

Chaumont-en-Vexin semble précisément vouloir trouver cet équilibre-là : être moderne sans perdre son âme. Et ce n’est pas simple. Quand certaines figures historiques regardent un projet avec intérêt, ce n’est jamais totalement un hasard.

Avant les spectateurs, les dossards et les podiums, il y a des semaines de travail que personne ne verra jamais. C’est souvent là que se construit la crédibilité d’un événement.

Construire une course crédible : la réalité invisible

Créer une course est difficile. Créer une course crédible l’est encore plus. Parce qu’une manche UCI ne se construit pas uniquement avec de l’enthousiasme. Il faut des financements, des validations, des institutions, des bénévoles, des partenaires, des accès, des secours, des parkings, des flux, des assurances, des infrastructures… et surtout des mois de préparation invisibles que le public ne verra probablement jamais. Mais au fond, le plus compliqué reste ailleurs : convaincre. Convaincre les collectivités, les partenaires, les équipes, les pilotes, le milieu lui-même. Faire comprendre que le projet ne repose pas simplement sur une passion sincère mais sur une vision capable de durer dans le temps.

Et ce qui frappe le plus dans la manière dont Antoine Orchampt parle de cette aventure, c’est justement l’absence totale de fantasme. Il ne vend jamais une Coupe du monde immédiate. Il parle étapes. Construction. Réputation. Expérience. Progression. “Il faut déjà réussir chaque étape avant de penser à la suivante.” Et paradoxalement, c’est précisément cette lucidité qui rend le projet crédible. Parce que les structures qui durent sont souvent celles qui acceptent de construire lentement, même lorsqu’elles rêvent très grand. Les projets qui impressionnent immédiatement disparaissent parfois vite. Ceux qui prennent le temps de grandir finissent souvent par devenir des références.

Ici, le terrain ne cherche pas à impressionner artificiellement. Il cherche d’abord à faire rouler, réfléchir et choisir ses trajectoires.

Le terrain, le spectacle, et cette question moderne du VTT

À plusieurs moments de l’échange, une question revient presque naturellement : quel type de course veulent-ils réellement proposer à Chaumont-en-Vexin ? Et la réponse devient passionnante parce qu’elle touche directement à l’évolution actuelle du VTT international. Aujourd’hui, les circuits modernes doivent presque tout réussir simultanément : être physiques, spectaculaires, lisibles pour la télévision, techniques, sécurisés, intenses… tout en restant capables de produire du vrai spectacle sportif. Or trouver cet équilibre devient extrêmement compliqué. Trop technique, et certains pilotes dénoncent une forme de loterie. Pas assez, et la course perd immédiatement son identité VTT. Trop artificiel, et le terrain cesse de raconter quelque chose. Trop naturel, et la télévision comprend moins ce qui se joue réellement.

Dans sa manière d’en parler, Antoine Orchampt revient souvent à des notions très précises : la cohérence, la fluidité, l’expérience pilote, la logique du terrain. Comme quelqu’un qui cherche un équilibre moderne sans tomber dans la caricature du “toujours plus spectaculaire”. Et honnêtement, cela devient rare aujourd’hui. Parce que beaucoup de circuits modernes cherchent parfois davantage à impressionner qu’à créer du vrai pilotage. Le très haut niveau moderne réclame du spectacle. Le vrai VTT, lui, demande encore des sensations.

Ce qui sert habituellement à faire sauter des chevaux pourrait bientôt faire vibrer des vététistes. À Chaumont-en-Vexin, une partie de l’identité du futur circuit naît justement de cette rencontre improbable entre deux univers qui partagent finalement beaucoup plus qu’on ne l’imagine : la technique, l’engagement et le rapport au terrain.

Le VTT français cherche peut-être son prochain souffle

Derrière toute cette histoire flotte aussi une autre question : où en est réellement le VTT français aujourd’hui ? Sportivement, la France continue de produire des champions extraordinaires. Des pilotes capables de gagner partout dans le monde, sur tous les formats, dans toutes les catégories. Mais culturellement, quelque chose semble parfois plus fragile. Comme si le pays possédait toujours les athlètes… sans toujours réussir à reconstruire pleinement l’écosystème émotionnel autour de la discipline. Et c’est précisément pour cela que les événements deviennent aujourd’hui essentiels. Parce qu’ils créent des vocations, des souvenirs, des communautés, de l’imaginaire, des rencontres et parfois même des trajectoires entières.

Au fond, une discipline existe réellement quand elle possède des lieux qui comptent. Et c’est probablement cela que Chaumont-en-Vexin cherche déjà à devenir : pas simplement une ligne supplémentaire dans un calendrier UCI, mais un endroit que les pilotes ont envie de retrouver. Un lieu dont le paddock parle. Une course que les jeunes regardent avec envie. Les sports vivent grâce aux champions. Mais ils grandissent grâce aux endroits capables de faire rêver les générations suivantes.

Avant même les premiers dossards, il y a déjà ce regard. Celui d’un pilote devenu bâtisseur qui observe un terrain en imaginant ce qu’il pourrait devenir. Parfois, les grands projets naissent simplement d’une personne capable de voir un peu plus loin que les autres.

Ce qu’on ressent déjà

À la fin de l’appel, une sensation reste longtemps. Quelque chose de très rare : l’impression que le projet est déjà vivant avant même sa première édition. Et honnêtement, c’est souvent bon signe. Parce que certaines organisations mettent des années à créer une identité. Ici, on sent déjà une vision, une énergie, un récit, une ambition… et surtout une sincérité. Ce genre de sincérité que le milieu ressent immédiatement, même avant que les premiers pilotes aient roulé sur le circuit.

Fin juin, une première vidéo officielle du parcours permettra déjà de découvrir davantage le terrain. Et très honnêtement, chez 3bikes, l’impatience est déjà là. L’envie d’aller rouler sur place. Comprendre le terrain. Sentir l’atmosphère. Voir ce que Chaumont-en-Vexin est réellement en train de devenir. Mais surtout : être présents les 19 et 20 septembre prochains. Parce qu’au fond, certaines histoires donnent très tôt cette sensation étrange que l’on assiste peut-être, sans encore le savoir, au début de quelque chose d’important. Et dans un VTT français parfois en quête de nouveaux repères, cette sensation vaut déjà énormément.

=> Pour mieux comprendre l’environnement du très haut niveau en VTT : UCI – MTB World Series

=> Et ici, si vous voulez découvrir tous nos autres portraits : Tous nos articles Portraits

Jean-François Tatard

- 44 ans - Athlète multidisciplinaire, coach en vente et consultant sportif. Collaborateur à des sites spécialisés depuis 10 ans. Son histoire sportive commence quasiment aussi vite qu’il apprend à marcher. Le vélo et la course à pied sont vite devenus ses sujets de prédilection. Il y obtient des résultats de niveau national dans chacune de ces deux disciplines.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Vous aimerez peut-être aussi