Partager la publication "La Jacques Gouin 2027 : cinq raisons d’y être"
Le dimanche 7 mars 2027, la Jacques Gouin donnera le coup d’envoi de la saison cyclosportive francilienne à Mennecy, dans l’Essonne. Pour sa 30e édition, l’épreuve organisée par Éric Ramos conserve une recette qui a fait ses preuves : 115 kilomètres, des bosses, un peloton bien fourni et cette ambiance particulière des premières retrouvailles après l’hiver. Les inscriptions ouvrent ce 1er novembre. Et il y a quelques bonnes raisons de ne pas trop tarder.
Par Jeff Tatard – 3bikes.fr
Parce que le premier dossard a toujours une saveur particulière
On peut passer tout l’hiver à accumuler les kilomètres, surveiller ses watts, travailler son seuil et s’appliquer à respecter son programme. Mais rien ne remplace un départ en peloton pour savoir où l’on en est vraiment. Le 7 mars, à 9 heures, dans le parc de Villeroy à Mennecy, les discussions sur la préparation hivernale laisseront rapidement place à quelque chose de plus concret. Les premières accélérations, les jambes qui répondent… ou qui rappellent qu’on n’est encore qu’au début du mois de mars. La Jacques Gouin arrive exactement au bon moment pour cela. Assez tôt pour servir de premier test, assez tard pour avoir déjà quelques kilomètres dans les jambes.
Parce que 115 kilomètres, c’est déjà une vraie course
Avec ses 115 kilomètres et environ 900 mètres de dénivelé positif, le parcours reste accessible à un grand nombre de cyclistes entraînés. Mais il ne faudrait pas confondre accessible et facile. Les bosses de l’Essonne ne ressemblent pas aux grands cols alpins. Elles ont néanmoins cette fâcheuse habitude de faire mal lorsqu’elles s’enchaînent à bonne allure, particulièrement quand le peloton décide de les passer un peu plus vite que prévu.
Le tracé 2027 reprend l’essentiel de celui de 2026, avec une légère variante. Bonne nouvelle pour ceux qui redoutent les pavés : le secteur initialement envisagé a finalement été supprimé, son état ayant été jugé trop dégradé. De quoi se concentrer sur les jambes. Ce qui, entre nous, représente déjà un programme suffisant.
Parce qu’on peut venir chercher un chrono sans être un champion
C’est aussi l’intérêt d’une cyclosportive. On partage le même départ, les mêmes routes et les mêmes difficultés, sans forcément poursuivre le même objectif. Certains viendront jouer le classement. D’autres chercheront à améliorer leur temps, à rester dans un groupe ou simplement à terminer leurs 115 kilomètres avec le sentiment d’avoir fait une belle course.
Et pour ceux qui préfèrent rouler sans la pression du chronomètre, une randonnée encadrée de 60 kilomètres est également annoncée, avec un départ quelques minutes après le peloton. Chacun sa façon de commencer la saison.
Parce qu’on sait qui se trouve derrière l’organisation
En septembre dernier, nous avions consacré sur 3bikes un long portrait à Éric Ramos, celui qui refuse de voir disparaître son cyclisme.
Nous avions découvert un ancien coureur devenu organisateur, un homme attaché à ses bénévoles, à ses amis et à une certaine idée du vélo. Il nous avait notamment expliqué pourquoi il s’était lancé dans l’organisation d’épreuves : pour « rendre la pareille » à un sport qui lui avait beaucoup donné. La Jacques Gouin fait partie de cette histoire.
Pour cette 30e édition, l’organisation annonce un dispositif conséquent : 24 motos d’encadrement, cinq voitures, deux véhicules de secours et des signaleurs aux carrefours. La sécurité reste évidemment l’affaire de tous, mais il est rassurant de savoir que l’encadrement n’a pas été oublié. Et puis, participer à une épreuve comme celle-ci, c’est aussi soutenir ceux qui continuent à faire vivre le calendrier cycliste amateur. Sans organisateurs, sans bénévoles et sans participants, il ne reste pas grand-chose à inscrire sur nos calendriers.
Parce qu’une course ne s’arrête pas forcément sur la ligne d’arrivée
Éric Ramos a visiblement décidé de mettre un peu de jazz dans cette 30e édition. Ce sera le thème de la journée, avec une remise des récompenses en musique, un repas chaud et une tombola permettant notamment de gagner un séjour en Espagne. Le genre de détail qui peut aider à faire accepter à la famille un dimanche matin passé sur un vélo. Le parc de Villeroy offre également de quoi accueillir les accompagnants, notamment avec ses espaces verts et son aire de jeux pour les enfants.
Et c’est peut-être ce qu’on aime aussi dans ces rendez-vous de début de saison : retrouver des visages connus, raconter sa course, refaire les passages difficiles et prolonger un peu la journée. À condition, évidemment, de ne pas avoir trop mal aux jambes pour aller chercher son repas.
Rendez-vous le 7 mars ?
Les engagements sont ouverts depuis ce dimanche 1er novembre 2026, avec une participation limitée à 600 coureurs. Trente éditions, ce n’est pas rien. Cela représente des milliers de dossards, des générations de cyclistes et pas mal de dimanches matin consacrés à faire vivre une épreuve.
Alors, que vous veniez pour le classement, pour vous tester ou simplement pour retrouver le plaisir de rouler en peloton, la Jacques Gouin mérite une place dans votre calendrier 2027. Et pour ceux qui auront passé l’hiver à expliquer qu’ils sont en grande forme, voilà une excellente occasion de vérifier.
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