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Souvent associé aux déplacements quotidiens ou aux sorties de loisir, le vélo à assistance électrique peut aussi trouver sa place dans la préparation sportive. Michèle Calvi, compétitrice en cyclo-cross et médaillée aux championnats d’Europe Masters, a choisi l’Origine Newton[e] pour accompagner son entraînement sur route, mieux gérer la fatigue et augmenter son volume de pratique sans renoncer aux sensations d’un vélo traditionnel. Elle nous raconte.
Par Michèle Calvi – photos : Bruno Cavelier

Même si je n’ai jamais craint de frotter en course, j’ai commencé à appréhender les chutes en prenant de l’âge. Je me suis donc progressivement orientée vers le cyclo-cross, une discipline exigeante qui demande autant de technique que de condition physique. Il m’a fallu quelques saisons de pratique, de travail technique et d’exercices spécifiques pour atteindre un bon niveau.
Aujourd’hui, je participe essentiellement à des compétitions de cyclo-cross, aussi bien au niveau régional qu’international en catégorie Master. L’an dernier, j’ai obtenu une médaille de bronze aux championnats d’Europe dans ma catégorie, et une quatrième place aux championnats du monde.
La saison de cyclo-cross s’étend généralement de début octobre jusqu’à mi-février selon les régions. Mais forcément, pour préparer ces échéances hivernales, il faut impérativement se faire la caisse en s’entraînant sur route toute l’année. Au printemps et en état, je roule régulièrement sur route, à raison de quatre sorties par semaine, autant pour l’entraînement que pour le plaisir.
Pourquoi un vélo à assistance électrique ?
Comme pour beaucoup de cyclistes, les années passent et le corps évolue également. De mon côté, je souffre régulièrement du dos, des douleurs qui apparaissent notamment dans les longues ascensions de col ou lors des sorties de plusieurs heures. L’idée d’acquérir un vélo électrique me trottait dans la tête depuis plusieurs années. J’avais déjà franchi le pas il y a cinq ans, mais l’expérience ne s’était pas révélée concluante : un vélo trop lourd, une assistance peu convaincante et une fiabilité qui laissait à désirer… J’ai donc préféré patienter, en attendant que la technologie progresse. Mon objectif était simple : trouver un vélo électrique léger, performant et qui conserve de vraies sensations de roulage lorsque l’assistance se met en berne. Je m’étais fixé comme limite un poids inférieur à 11 kg. Aujourd’hui, c’est enfin le cas avec l’Origine Newton[e], un vélo qui répond exactement à ce que j’attendais.
Découverte du Newton[e]
Origine communique en annonçant que son Newton E est le VAE le plus léger du monde. C’est ceci qui m’a sauté dans l’œil, d’autant que je roule sur cette marque depuis de nombreuses années ; actuellement sur un Axxome GTR taille XS, en Ultegra Di2, équipé de roues légères et de périphériques haut de gamme comme le cockpit Prymahl.
Au premier regard, rien ne laisse penser qu’il s’agit d’un vélo à assistance électrique : les lignes sont épurées, l’intégration de la batterie et du moteur est particulièrement discrète et l’ensemble respire la sobriété.
J’ai donc configuré mon Newton[e] sur la même base : cadre XS, Ultegra Di2, roues Prymhal Orion C40, et j’ai commandé la même selle que celle de mon vélo traditionnel, une Selle Italianiser SLR Lady. À la différence de mon Axxome, j’ai opté pour la tige de selle Prymahl Adapté Carbon au lieu d’un Pro Vibe droite. Car il me faut une tige de selle droite pour optimiser ma position. Surprenante, cette tige de selle Prymahl Adapté Carbon est un concentré de technologie, ne pesant que 190 g. Son chariot breveté par Origine est réversible, ce qui permet d’avoir la possibilité de choisir entre une tige Zero Offset, et une version avec un déport de 20 mm. Cette pièce, combinée au réglage disponible sur les rails de selle, permet d’obtenir la plage de déport la plus importante du marché, en réglant au millimètre près, de +10 mm à -30 mm.
Dès la réception de mon Newton[e], j’ai été immédiatement séduite par son esthétique. Au premier regard, rien ne laisse penser qu’il s’agit d’un vélo à assistance électrique : les lignes sont épurées, l’intégration de la batterie et du moteur est particulièrement discrète et l’ensemble respire la sobriété. Dès les premiers kilomètres, l’assistance se montre très agréable. Les différents modes s’enchaînent avec une grande fluidité, sans à-coups, et le retour à une assistance plus faible est tout aussi progressif. On oublie rapidement que l’on roule sur un VAE tant les sensations restent naturelles.
Sous cette allure de vélo traditionnel se cache pourtant un véritable concentré de technologies. Le moteur Mahle X20, intégré dans le moyeu arrière, ne pèse que 1,39 kg et participe au faible poids du vélo. Avec un couple de 65 Nm et une puissance de crête de 275 W, il offre une assistance efficace, notamment lorsque la route s’élève. Grâce à ses capteurs de vitesse, de couple et de cadence, l’assistance s’adapte instantanément à l’effort fourni, procurant une sensation très naturelle. Une fois les 25 km/h atteints, le moteur se coupe sans créer de résistance, ce qui permet de conserver le comportement d’un vélo musculaire. La batterie intégrée permet d’envisager jusqu’à 100 km d’autonomie selon le parcours et le niveau d’assistance utilisé. Pour les longues sorties, un range extender optionnel porte la capacité totale à 435 Wh et permet d’atteindre jusqu’à 160km d’autonomie.
Le vélo électrique au service de l’entraînement
Contrairement à certaines idées reçues, je n’ai jamais envisagé l’achat d’un vélo électrique pour remplacer mon vélo musculaire. Mon objectif est tout autre : l’utiliser intelligemment afin d’optimiser mon entraînement. Le premier avantage est d’ordre pratique. Je roule régulièrement avec mon conjoint. Son niveau de performance est équivalent au mien en termes de résultats sportifs, mais c’est un homme… Donc, son niveau réel est supérieur.
Les longues sorties en montagne ou les ascensions de grands cols alpins n’étaient pas toujours un plaisir pour moi, ni pour lui qui devait se mettre à ma portée. Grâce au Newton[e], je peux désormais l’accompagner sans qu’il soit obligé de m’attendre ou de réduire son allure. L’assistance me permet simplement de rester à son niveau et de profiter pleinement de la sortie, tout en réalisant une bonne partie de manivelles, car je m’efforce dans ce cas précis à n’utiliser que le premier niveau d’assistance, donc le plus faible. Mais c’est surtout sur le plan de l’entraînement que le Newton[e] prend tout son sens.
Je réalise habituellement trois ou quatre sorties hebdomadaires avec mon vélo de route traditionnel. Certaines séances sont particulièrement exigeantes, par exemple lors de mes sorties en groupe entourée essentiellement d’hommes, et il arrive que le lendemain, la fatigue soit bien présente ou que la motivation soit un peu moins forte. Plutôt que de supprimer une séance, j’utilise alors le Newton[e]. Je continue à rouler, je fais tourner les jambes, je travaille mon endurance et je récupère activement tout en limitant la fatigue musculaire. Cela me permet d’augmenter mon volume d’entraînement sans accumuler une charge excessive. Mon objectif est désormais de réaliser quatre ou cinq sorties par semaine : trois ou quatre avec mon vélo musculaire, complétées par une ou deux avec le Newton[e] lorsque cela est pertinent.
Un entraînement plus intéressant qu’il n’y paraît…
L’assistance électrique ne signifie pas que tout devient facile. Le Newton[e] est bridé à 25 km/h. Dès que cette vitesse est dépassée, le moteur cesse d’assister. Sur le plat, je roule très souvent au-delà des 25 km/h. Dans ces conditions, je pédale sans assistance, mais avec un vélo bien plus lourd que mon vélo musculaire, environ 3 kg de plus. Ceci représente finalement un excellent exercice pour maintenir la même vitesse que ceux qui chevauchent des machines de 7 kg…
Autre point surprenant : l’alternance entre les deux vélos. Après une sortie avec le Newton[e], lorsque je reprends mon vélo de route classique le lendemain, les sensations sont excellentes. Le vélo paraît beaucoup plus vif, plus réactif et incroyablement facile à emmener. On a réellement la sensation qu’il est plus léger et que chaque coup de pédale est plus efficace.
Ce vélo est surprenant par son comportement : il permet de conserver les mêmes sensations que sur un vélo de course musculaire, qu’on l’utilise avec ou sans assistance.
Contre-pied
Le vélo électrique souffre encore de nombreux préjugés. Beaucoup de cyclistes l’associent uniquement à une pratique de loisir ou pensent qu’il remplace le vélo traditionnel. Pourtant, utilisé de manière réfléchie, il peut devenir un formidable outil d’entraînement. Le Newton[e] judicieusement utilisé, permet d’augmenter son volume de pratique, de mieux récupérer entre deux séances intensives, d’accompagner des partenaires plus rapides, de continuer à rouler malgré une petite baisse de forme ou quelques douleurs, tout en conservant le plaisir d’être sur un vrai vélo.
À mes yeux, le vélo électrique n’a pas vocation à remplacer le vélo musculaire. Les deux sont parfaitement complémentaires. C’est justement cette alternance qui permet de profiter pleinement des qualités de chacun et d’en tirer de véritables bénéfices pour la progression et le plaisir de rouler. Après plusieurs sorties avec l’Origine Newton[e], je suis convaincue que c’est exactement dans cette utilisation qu’il révèle tout son intérêt. Il réussit le pari de combiner discrétion, légèreté et performances. Il séduira les cyclistes qui souhaitent bénéficier d’une assistance efficace sans renoncer aux sensations d’un vélo de route traditionnel.
LES +
- Vélo très léger pour un VAE
- Allure sobre et discrète
- Assistance progressive et naturelle
- Pilotage proche de celui d’un vélo de route classique
- Permet de continuer à rouler sur des parcours exigeant et/ou avec de la fatigue
LES –
- Poids du vélo sensible lorsque l’assistance se coupe
FICHE TECHNIQUE
| Modèle | Origine Newton[e] |
| Cadre | Origine Newton[e] |
| Fourche | Origine Axxome III In Disc 12×100 |
| Assistance | Mahle X20 |
| Batterie | Mahle IX 250Wh intube |
| Transmission | Shimano Ultegra Di2 |
| Pédalier | Shimano Ultegra R8100 50-34 H |
| Cassette | Shimano Ultegra R8100 11-30 12v. |
| Roues | Prymahl Orion e-C40 Pro |
| Pneus | Continental GP 5000S TR 28 Tubeless |
| Cintre et potence | Cockpit Prymahl |
| Selle | Selle Italianiser SLR Superflow Lady |
| Tige de selle | Prymahl Adapté Carbon (+10 -30) 27.2 |
| Poids | 10,3 kg sans pédales en taille S |
| Prix | 7 545 € |
| Contact | origine-cycles.com |
FAQ – Origine Newton[e] : utiliser un vélo électrique pour s’entraînerUn vélo à assistance électrique peut-il être utilisé pour s’entraîner sur route ? Oui. Utilisé de manière adaptée, un vélo à assistance électrique permet de maintenir une activité physique, de travailler l’endurance et d’augmenter le volume de pratique. Il peut notamment compléter les sorties sur un vélo traditionnel lors des séances moins exigeantes ou des phases de récupération active. Pourquoi choisir l’Origine Newton[e] pour l’entraînement cycliste ? L’Origine Newton[e] associe un poids contenu, une assistance électrique progressive et une intégration discrète du moteur et de la batterie. Son moteur Mahle X20, placé dans le moyeu arrière, développe un couple annoncé de 65 Nm et une puissance de crête de 275 W. Il permet de bénéficier d’une assistance dans les difficultés tout en conservant des sensations proches de celles d’un vélo de route classique. Peut-on continuer à pédaler efficacement lorsque l’assistance électrique est coupée ? Oui. L’assistance du Newton[e] se coupe à 25 km/h, conformément à la réglementation applicable à cette catégorie de VAE. Au-delà de cette vitesse, le cycliste continue de pédaler sans assistance. Le poids supérieur à celui d’un vélo traditionnel peut alors représenter une contrainte supplémentaire, notamment sur le plat. Comment un vélo électrique peut-il faciliter la récupération après une séance intense ? En réduisant l’effort nécessaire dans certaines situations, le vélo électrique permet de continuer à rouler sans ajouter autant de fatigue musculaire. Il peut ainsi être utilisé pour une sortie d’endurance à intensité modérée ou une récupération active, selon le niveau d’assistance choisi et les sensations du cycliste. Le vélo électrique peut-il remplacer un vélo de route traditionnel pour un cycliste sportif ? Pas nécessairement. Dans le cas de Michèle Calvi, l’Origine Newton[e] complète le vélo traditionnel plutôt qu’il ne le remplace. L’alternance entre les deux permet de conserver les séances intensives sur le vélo musculaire, tout en utilisant l’assistance électrique pour accompagner des partenaires plus rapides, rouler malgré une fatigue passagère ou augmenter le volume hebdomadaire de pratique. |
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