Partager la publication "Test du compteur COROS DURA 2 Solar : le soleil fait de l’ombre à Garmin"
Trois compteurs Garmin, dont notre dernier Edge 1040, quatre terrains de jeu, un home-trainer, un brassard cardiaque COROS et trois ans et demi dans son application : nous pensions savoir ce qu’attendre d’un GPS vélo. Reçu en avant-première, le nouveau COROS DURA 2 Solar nous a surpris autant par sa silhouette futuriste et son autonomie impressionnante que par une chose beaucoup moins spectaculaire : le plaisir de le configurer. Du Colnago V4RS au LYTI de gravel, du S-Works Epic au Tacx NEO 2, notre essai raconte aussi les petits détails que les fiches techniques oublient. À commencer par une fixation qui ne s’entend pas avec notre cintre et un groupe ROTOR UNO qui refuse de parler au compteur.
Par Jeff Tatard – Photos : ©3bikes.fr
Une avant-première, et presque une découverte à l’aveugle
Il y a deux catégories de cyclistes. Ceux qui regardent leur compteur toutes les trente secondes et ceux qui prétendent ne jamais le regarder. Nous appartenons probablement aux deux. Nous aimons les watts et les courbes cardiaques. Mais plus encore la route, les chemins, les sensations. C’est avec cette contradiction très assumée que nous avons accueilli le COROS DURA 2 Solar, proposé à 3bikes en avant-première pour son lancement du 22 octobre 2026. Et puis il y a ce nom, DURA. Quatre lettres qui semblent déjà nous souffler l’un de ses principaux arguments : un compteur fait pour durer. Longtemps. Très longtemps. Avec le soleil comme allié, la promesse devient même particulièrement séduisante. Mais entre ce qu’un nom suggère et ce qu’un produit démontre, il y a parfois quelques kilomètres. Nous allions justement nous charger de les parcourir.

Le calendrier, lui, n’avait rien de confortable. La proposition est arrivée fin septembre, avec quelques semaines pour recevoir l’appareil, le configurer et multiplier les sorties. Une présentation technique internationale était programmée le 6 octobre, mais un séminaire professionnel nous empêchait d’y assister. L’agence de presse française nous a proposé de nous transmettre les éléments après cette réunion. Nous avons donc commencé l’essai avec peu d’informations officielles sur cette deuxième génération. Finalement, ce n’était pas plus mal : pour une fois, nous allions découvrir ce que le compteur faisait pour nous avant de lire tout ce que son fabricant disait qu’il savait faire.
Trois Garmin plus tard, nous n’avions pas besoin d’un quatrième ordinateur
Notre dernier compteur était le Garmin Edge 1040, précédé de deux autres Garmin. Nous avons donc connu l’évolution de ces appareils : davantage de cartes, de puissance, d’analyses, de fonctions connectées. Le 1040 reste une référence sérieuse, avec un écran de 3,5 pouces, une plateforme très complète et une vraie maturité logicielle. Il serait absurde de prétendre que COROS efface tout cela d’un coup de gomme. Mais un produit peut être extrêmement complet sans être celui avec lequel on préfère vivre.
Voilà la question : le DURA 2 simplifie-t-il nos gestes quotidiens ? Le temps gagné vaut parfois plus qu’une fonction ajoutée. Garmin nous a longtemps accompagnés avec efficacité. COROS nous donne l’impression de prendre un chemin plus direct vers certaines fonctions. Nous ne cherchons donc pas à distribuer une médaille d’or imaginaire entre les deux marques. Nous comparons deux philosophies, et nous assumons nos préférences.
Trois ans et demi chez COROS… sans compteur COROS
Cet avantage s’appelle Decathlon GPS 900 by COROS. Voilà environ trois ans et demi que nous utilisons cette montre, notamment pour courir. Si le compteur vélo était nouveau pour nous, l’application COROS, elle, ne l’était absolument pas. Nous avions déjà nos repères, nos activités, nos habitudes de consultation et notre manière de naviguer dans les différents écrans du téléphone. Avec le temps, nous en étions même arrivés à une préférence assez nette : pour notre usage, nous trouvons l’application COROS plus agréable que Garmin Connect.
Ce n’est pas un verdict universel et encore moins une négation des qualités de Garmin. Certains utilisateurs auront besoin d’analyses ou de fonctions particulières qu’ils préfèrent retrouver dans Garmin Connect. Mais COROS nous semble suivre une logique plus directe. Les informations importantes paraissent plus faciles à repérer et les actions courantes demandent moins de tâtonnements. Surtout, cette appréciation repose sur des années d’utilisation, pas sur l’enthousiasme du déballage. En associant le DURA 2 Solar, nous n’avons donc pas découvert un nouvel univers : nous avons simplement fait entrer le vélo dans une maison que nous connaissions déjà.
Le premier DURA avait déjà posé une question gênante à la concurrence
Pour saisir ce que représente cette nouvelle génération, il faut revenir au premier COROS DURA. COROS n’avait pas cherché à inventer le compteur vélo : la marque avait surtout déplacé le débat vers l’endurance, la récupération solaire et la simplicité de l’écosystème. La fiche officielle mettait en avant un écran tactile couleur MIP de 2,7 pouces, des cartes hors ligne, un GPS double fréquence, 102 g et la fameuse molette latérale. Mais surtout, 120 heures de GPS standard et une ambition solaire spectaculaire en conditions optimales. Ce n’était pas une promesse anodine dans un marché où l’on compare volontiers les pixels avant de compter les jours entre deux recharges.
On ne lui demande pas seulement d’être nouveau, mais d’améliorer une formule déjà singulière. Et il serait tentant de lui attribuer les chiffres de son prédécesseur. Ce serait une erreur. Le modèle testé ici est bien une deuxième génération, sous embargo jusqu’au 22 octobre 2026, et sa fiche technique complète ne nous avait pas encore été remise au début de notre essai. Nous parlerons donc des données du premier comme d’un point de départ, jamais comme de mesures certifiées du second.
Une silhouette futuriste, et pas seulement pour faire joli
Dès l’ouverture de la boîte, impossible de confondre le DURA 2 Solar avec notre ancien Edge 1040. Là où le Garmin joue une partition assez classique, celle du petit écran d’ordinateur taillé pour la performance, COROS assume un objet plus futuriste, presque un instrument de navigation échappé d’un cockpit. La dalle verticale semble posée au-dessus d’une large zone sombre consacrée à son architecture matérielle et solaire. C’est singulier, reconnaissable, plutôt séduisant. Il a une sacrée gueule, ce compteur. Et, dans un univers où les appareils commencent souvent à se ressembler, ce n’est déjà pas si mal.
Mais nous nous méfions toujours des objets qui séduisent avant de rouler. Une jolie silhouette ne garantit ni une carte lisible ni une séance bien enregistrée. Sur nos photos, le compteur fait son petit effet. Sur le vélo, c’est l’ergonomie qui doit gagner. Les menus en français, l’accès aux profils, à la navigation et aux séances nous ont rapidement donné des repères. Et côté poids, COROS annonce seulement 99 grammes. Après une première pesée manifestement erronée, notre balance a finalement affiché 100 grammes, cordon encore attaché. Une mesure indicative, mais suffisamment proche pour confirmer que nous sommes face à un véritable poids plume. Comme quoi, même dans un test de compteur, il faut parfois savoir remettre les compteurs à zéro !
Le support : le détail que personne ne regarde avant d’être gêné
C’est probablement l’observation la plus concrète de ce test, et elle est arrivée sur notre Colnago. Le point de fixation quart de tour, sous le DURA 2, n’est pas positionné comme sur notre Edge 1040. Sur le COROS, le disque de fixation se situe dans le tiers inférieur du boîtier, alors que sur le Garmin il se trouve davantage au milieu. Conséquence : la majeure partie du DURA 2 se projette nettement plus loin devant le guidon, à support équivalent. Le dessin paraît plus aérien, presque comme si l’appareil voulait prendre de l’avance sur le vélo.
Mais la géométrie ne fait aucun cadeau. Nous avions choisi un support frontal trop court pour notre cockpit de Colnago. Résultat : le corps du compteur vient toucher le cintre. Ce n’est pas un défaut de connexion ni un dysfonctionnement électronique, mais un vrai problème d’installation que l’on découvre seulement en montant l’appareil. Un quart de tour compatible ne garantit pas automatiquement un dégagement suffisant. Avant de commander un support ou de recycler celui du Garmin, vérifiez la longueur disponible et la place réelle autour du cockpit. Voilà une information bien moins glamour que l’autonomie solaire, mais qui peut vous éviter quelques jurons au montage.
Adieu la molette à droite : une ergonomie à réapprendre
Autre évolution : la fameuse molette latérale droite du premier DURA a disparu. Sur le DURA 2 Solar, COROS a complètement repensé la navigation en associant deux boutons physiques, des commandes haptiques sous l’écran et une interface tactile. Le bouton droit permet notamment de confirmer une sélection et d’accéder à un menu latéral pendant l’activité. Celui de gauche sert au retour et, par un appui prolongé, peut même activer le contrôle vocal. Quant aux commandes haptiques situées sous l’écran, elles permettent de faire défiler les pages sans avoir systématiquement recours au tactile. Une architecture résolument futuriste, mais qui cherche surtout à nous simplifier les gestes.
Faut-il regretter la molette ? Tout dépend des habitudes. Une commande rotative possède ses qualités, notamment avec des gants ou lorsque la route se dégrade. Mais COROS propose d’autres façons d’interagir avec son compteur, notamment le zoom à deux doigts sur la cartographie. Et puis, petite curiosité : deux tapes sur l’écran peuvent même déclencher une sonnette virtuelle grâce au haut-parleur intégré. Une fonction plutôt maligne pour signaler sa présence, même si elle ne remplace pas nécessairement une véritable sonnette. Comme quoi, après avoir appris à nos compteurs à compter les kilomètres, on leur apprend maintenant à demander poliment le passage ! Reste à apprivoiser ces nouveaux gestes, mais COROS n’a visiblement pas fait disparaître sa molette simplement pour faire joli.
L’application comme véritable poste de pilotage
Le premier vrai plaisir est venu de la configuration. Nous avons choisi de tout organiser depuis le smartphone, plutôt que de passer une soirée à faire défiler les réglages sur le compteur. Depuis l’application COROS, on retrouve les profils, les pages de données et les dispositions disponibles. Nous avons pu réfléchir tranquillement à l’organisation des informations, déplacer des écrans, changer les champs et préparer différentes présentations selon la pratique. Ce qui pouvait autrefois ressembler à une corvée devient une étape presque agréable.
Nos captures montrent aussi un gestionnaire de cartes et une répartition claire du stockage entre cartes, entraînements et itinéraires. La nuance est importante : il ne s’agit pas simplement d’avoir beaucoup de données disponibles, mais de choisir comment et quand elles apparaissent. Nous n’avons pas les mêmes attentes dans une séance à 300 watts, une longue sortie à allure régulière ou une descente en VTT. Une page consacrée à la puissance et à la cadence n’a pas à ressembler à une page de navigation. Et inversement. Sur l’application, cette hiérarchie se construit sans difficulté particulière, avec le confort d’un écran de téléphone. COROS n’a évidemment pas inventé la personnalisation ; ce que nous apprécions, c’est la fluidité avec laquelle elle prend forme dans son environnement logiciel.
Et cette personnalisation ne s’arrête d’ailleurs pas au smartphone. Le DURA 2 permet également de modifier directement ses champs de données depuis l’écran, simplement en maintenant le doigt sur une information pour accéder à sa modification. Une liberté supplémentaire qui ne remet pas en question notre préférence pour l’application, mais qui évite de ressortir systématiquement le téléphone. COROS prévoit également d’aller plus loin avec des profils spécifiques à plusieurs vélos annoncés pour novembre, permettant de mieux distinguer les différentes configurations matérielles. Une évolution que nous attendons avec intérêt, nous qui passons régulièrement du Colnago au gravel, puis au VTT. Parce qu’avoir plusieurs vélos est déjà suffisamment compliqué à expliquer à la maison. Autant que le compteur, lui, s’y retrouve !
Sur le Colnago V4RS : les watts ne pardonnent pas
Notre Colnago V4RS représente probablement le terrain sur lequel nous sommes les plus exigeants. Il reçoit une transmission Shimano Ultegra Di2 12 vitesses et un capteur de puissance 4iiii sur la manivelle gauche. C’est notre outil pour les sorties rapides, les courses et les entraînements où la puissance devient une consigne précise. Nous travaillons régulièrement autour de 300 watts sur des efforts au seuil, ou sur des répétitions courtes à 400 watts. À ces intensités, on ne souhaite pas parcourir trois écrans pour trouver la donnée essentielle.
Le 4iiii gauche mesure une seule jambe puis extrapole la puissance totale : le compteur affiche cette donnée, il ne transforme pas magiquement un capteur unilatéral en système bilatéral. L’avantage de la préparation effectuée dans l’application apparaît alors immédiatement : une page peut donner la priorité à la puissance, la cadence, la durée de l’effort et la fréquence cardiaque. Pas besoin d’une dizaine de chiffres supplémentaires pour savoir si l’on respecte le programme. Le DURA 2 s’intègre ainsi dans notre façon de travailler, sans modifier le fond de notre entraînement. Nous ne lui demandons pas de nous rendre plus forts. Nous lui demandons de nous aider à tenir le bon effort, au bon moment, avec le moins de distractions possible. Le reste dépend toujours des jambes.
Shimano Di2 : ces petits détails qui simplifient la préparation
Sur le Colnago, le groupe Ultegra Di2 ajoute une dimension que l’on oublie parfois : la transmission fait elle aussi partie de l’écosystème électronique du vélo. Aujourd’hui, nous rechargeons le compteur, le téléphone, parfois l’éclairage, le capteur de puissance et la transmission. À ce rythme, préparer une sortie pourrait bientôt nécessiter une multiprise aussi grande qu’une valise de mécanicien. Pouvoir rassembler certaines informations de batterie présente donc un intérêt concret, surtout avant une longue journée ou une compétition.
L’application COROS propose notamment un champ dédié à la batterie de la transmission électronique, mais aussi à celle de plusieurs types de capteurs et accessoires. Nos captures montrent clairement cette personnalisation. Il faut simplement garder une nuance : voir un champ dans un menu ne prouve pas que tous les périphériques du marché sont reconnus, et les « 100 % » affichés dans un aperçu ne constituent pas forcément une lecture réelle. Les fonctions accessibles varient selon les équipements et les protocoles pris en charge. Cette question de compatibilité allait d’ailleurs nous rattraper, et pas qu’un peu, sur notre gravel.
Notre capteur cardiaque COROS au bras : le lien entre tous nos appareils
Il y a un accessoire que nous avons associé tout naturellement au nouveau compteur : notre capteur optique de fréquence cardiaque COROS porté au bras. Ce n’était pas une découverte achetée pour l’occasion. Nous l’utilisions déjà avec notre montre Decathlon GPS 900 by COROS, et, détail qui mérite d’être souligné, il fonctionnait aussi avec notre Garmin Edge. Nous avons donc simplement poursuivi une habitude. Même capteur, nouveau compteur, mêmes repères physiologiques : pas besoin de changer toute la panoplie sous prétexte de changer de GPS.
L’intérêt du brassard dépasse d’ailleurs le logo. Installé au bras, le capteur optique évite la contrainte d’une ceinture thoracique pour ceux qui ne la supportent pas, tout en conservant un suivi cardiaque exploitable pendant la séance. Ce n’est pas la preuve qu’il serait toujours plus précis qu’une ceinture, notamment lors des variations brutales d’intensité : nous n’avons pas conduit un comparatif métrologique. Mais il fait partie de notre équipement depuis longtemps et nous avons confiance dans son confort d’utilisation. COROS annonce 38 heures de mesure continue et trois connexions Bluetooth simultanées. Le brassard n’utilise pas ANT+ : avec le Garmin, il fonctionne par Bluetooth. Voilà pourquoi il traverse les marques sans changer de capteur. C’est la preuve qu’un écosystème peut être bien pensé sans transformer ses utilisateurs en prisonniers d’une seule marque.
Sur le Tacx NEO 2 : quand les secondes deviennent longues
Le Tacx NEO 2 nous a offert un autre terrain d’utilisation. Le home-trainer est un révélateur impitoyable : plus de paysage, plus de descente pour récupérer, plus de feu rouge qui tombe opportunément à la fin d’un intervalle. Il reste la résistance, et le temps qui n’avance plus. Sur ces séances, la puissance, la cadence et la fréquence cardiaque sont les informations qui nous intéressent d’abord.
Nous avons utilisé le DURA 2 Solar dans cet environnement indoor, avec le plaisir de retrouver la logique des données préparées pour nos autres activités. Mais surtout, nous avons adoré la facilité avec laquelle nous avons pu marquer nos tours (laps) depuis le bouton gauche du compteur, dans notre configuration d’essai. Lorsqu’on enchaîne des répétitions de 30 secondes à 400 watts, suivies de 30 secondes de récupération, pouvoir isoler ses intervalles d’un simple geste devient franchement appréciable. COROS prévoit d’ailleurs de rendre ce bouton personnalisable par une mise à jour, et même de permettre l’annulation d’un lap enregistré par erreur. Parce qu’entre deux fractions, on préfère récupérer des watts plutôt que chercher un bouton !
Il convient toutefois de distinguer des notions souvent confondues : recevoir la puissance d’un home-trainer n’est pas la même chose que piloter sa résistance, et afficher un entraînement n’implique pas nécessairement le même niveau de commande qu’une plateforme spécialisée. Notre observation porte surtout sur la cohérence du compteur au sein d’une pratique qui alterne indoor et outdoor. Et cette continuité nous paraît particulièrement utile quand l’entraînement ne s’arrête pas à la porte du garage.
Autre nouveauté appréciable : on peut désormais lancer une séance structurée alors que l’activité est déjà commencée, puis suspendre temporairement cette séance sans arrêter l’enregistrement de la sortie. Un feu rouge, une descente, un copain à attendre… COROS semble avoir compris qu’un entraînement bien organisé doit aussi savoir composer avec une vie de cycliste rarement aussi prévisible que son programme !
En gravel, les priorités changent du tout au tout
Place maintenant au LYTI, notre gravel, et à une autre manière de rouler. Sur route, il nous arrive de suivre des itinéraires connus au mètre près. En gravel, une trace peut nous emmener au milieu de pistes forestières, de bifurcations discrètes ou de chemins que l’on découvre parfois seulement lorsque les pneus s’y engagent. La navigation devient alors beaucoup plus importante. Le chiffre essentiel n’est plus forcément notre puissance ; c’est parfois la direction à prendre dans cent mètres.
C’est là qu’un compteur doit être jugé sur autre chose que la richesse de sa carte. Une cartographie très détaillée peut être agréable à contempler à l’arrêt et devenir trop chargée lorsque le terrain secoue le vélo. Inversement, une présentation trop dépouillée peut manquer de repères. Nous avons apprécié de pouvoir consacrer des pages à la navigation et organiser les informations autour de nos besoins. Nous réservons le duel de précision GPS avec l’Edge 1040 à des enregistrements simultanés. Notre retour, ici, est celui d’un cycliste qui veut suivre son itinéraire sans avoir à lui consacrer toute son attention.
Et c’est précisément sur ce terrain que COROS apporte une nouveauté particulièrement intéressante : le recalcul d’itinéraire sans connexion Internet. Attention toutefois à la nuance : ce n’est pas le compteur qui recalcule seul le parcours, mais l’application COROS sur le téléphone, qui lui transmet automatiquement le nouvel itinéraire, à condition d’avoir téléchargé les cartes nécessaires auparavant. Une fonctionnalité prometteuse lorsqu’on s’éloigne des zones couvertes par le réseau mobile. Autre évolution intelligente : le DURA 2 Solar peut détecter les ascensions même sans itinéraire préchargé et sans connexion Internet. De quoi anticiper les difficultés du terrain sans avoir tout préparé à l’avance. COROS est donc capable de nous annoncer qu’une bosse nous attend, même lorsqu’on avait soigneusement évité de regarder le profil. Une attention délicate… dont nos jambes se seraient parfois bien passées !
ROTOR UNO : la mauvaise surprise de cet essai
C’est sur ce LYTI que nous avons rencontré le véritable point noir de notre expérience. Notre vélo est équipé du groupe électronique ROTOR UNO, un système que nous avons déjà présenté sur 3bikes et dont nous connaissons les particularités. Il dispose de sa propre connectivité, mais le DURA 2 Solar ne récupère pas les informations de cette transmission dans notre configuration. Nous aurions notamment aimé retrouver les données relatives au groupe comme nous pouvons envisager de le faire avec certaines transmissions compatibles. Sur ce point, la rencontre entre les deux univers n’a tout simplement pas eu lieu.
Ce n’est pas parce que deux équipements communiquent sans fil qu’ils parlent le même langage. Bluetooth ou ANT+ ne sont pas des baguettes magiques : encore faut-il que les bons profils et les informations nécessaires soient pris en charge. Le résultat est frustrant, sans être dramatique. Nous savons toujours changer de vitesse sans demander l’autorisation à un écran. Mais sur un compteur moderne, nous attendons aussi une certaine ouverture aux marques moins répandues. ROTOR n’est pas un acteur sorti de nulle part. Cette limite mérite donc d’être signalée franchement, avec l’espoir qu’une évolution logicielle puisse un jour élargir les compatibilités. À ce stade, nous n’avons aucune confirmation d’une telle mise à jour.
Le S-Works Epic : quand le meilleur écran est celui qu’on ne regarde pas
Sur notre Specialized S-Works Epic, le décor change brutalement. Une racine, une pierre, un virage qui se referme : en VTT, quelques secondes d’inattention suffisent pour rappeler que la trajectoire passe avant la technologie. La possibilité de préparer une page sobre, avec les seules données nécessaires, prend ici tout son sens. Nous ne voulons pas retrouver notre tableau d’intervalles du Colnago au milieu d’une descente technique.
Le DURA 2 Solar nous plaît dans cette logique de profils adaptés à l’usage. On ne demande pas à un VTT de se comporter comme un vélo de chrono ; pourquoi demander à son compteur d’afficher les mêmes choses ? Dans les passages engagés, il faut surtout savoir ne pas regarder l’écran. Voilà une caractéristique que les fiches techniques ont encore du mal à mesurer.
L’autonomie : le vrai coup de force de COROS face au Garmin
Il faut revenir à la première génération du DURA pour comprendre ce que COROS essaie de bousculer. La marque annonçait alors jusqu’à 120 heures en GPS standard sur une charge, et jusqu’à deux heures d’utilisation supplémentaires gagnées pour une heure de pédalage en plein soleil. À titre de repère, Garmin annonce jusqu’à 35 heures pour notre Edge 1040 classique, hors mode d’économie d’énergie.
Et la bonne nouvelle, c’est que COROS annonce désormais les mêmes 120 heures d’autonomie pour ce DURA 2 Solar, avec jusqu’à deux heures supplémentaires récupérées pour une heure d’exposition solaire dans des conditions optimales. Face aux 35 heures annoncées pour notre Garmin Edge 1040 classique, l’écart est spectaculaire sur le papier. Mais attention : ces chiffres constructeurs restent à confronter à la réalité, dans des conditions d’utilisation identiques.
Sur ce DURA 2 Solar, la sensation d’endurance nous a frappés : on prend vite goût à l’idée d’un compteur qui réclame beaucoup moins d’attention côté recharge. Et surtout, le compteur récupère de l’énergie en roulant, grâce au soleil. C’est presque une provocation à une époque où notre vélo possède parfois plus de batteries qu’un petit magasin d’électronique : Di2, capteur de puissance, éclairage, téléphone, montre, brassard cardio… On pourra bientôt ajouter une ligne « multiprise » au budget de la saison. L’attrait est évident pour les longues sorties, les voyages et le gravel, où une bonne autonomie devient de la tranquillité d’esprit.
Pour autant, nous n’avons ni chronométré une décharge complète du DURA 2, ni quantifié les watts réellement récupérés par son panneau solaire. Le gain dépend de l’ensoleillement, de la saison, de l’angle du compteur, de la cartographie et des réglages satellites. On ne récupère pas la même énergie sous le soleil de juillet qu’au fond d’un sous-bois en octobre. Notre verdict est donc clair, sans être artificiellement chiffré : l’autonomie et la recharge solaire constituent une force très séduisante de sa philosophie, mais il faudra encore quelques centaines de kilomètres pour vérifier si les 120 heures promises par COROS tiennent réellement la distance.
Une vraie résistance aux éléments, des chiffres qu’il faut savoir lire
La notice fournie avec notre exemplaire confirme une recharge USB-C (5 V / 1 A), une connectivité Bluetooth et Wi-Fi ainsi qu’un indice de protection IP67. Pour le vététiste ou le graveliste, ce dernier point est particulièrement rassurant : une résistance à la poussière et à une immersion temporaire jusqu’à un mètre pendant trente minutes, dans les conditions normalisées. Ce n’est ni un passeport pour la plongée, ni une invitation au nettoyage haute pression, mais de quoi envisager les sorties humides et les projections de boue avec davantage de sérénité. Car un compteur qui se recharge au soleil, c’est formidable. Mais encore faut-il qu’il survive aux jours où celui-ci a décidé de ne pas se montrer !
Avec ses 99 grammes annoncés, son écran tactile de 3,5 pouces et ses 120 heures d’autonomie revendiquées par COROS, le DURA 2 Solar possède désormais une fiche technique particulièrement séduisante. Notre propre pesée, autour de 100 grammes avec son cordon, va dans le même sens. Reste évidemment à distinguer les caractéristiques annoncées des performances réellement mesurées, notamment concernant l’autonomie solaire. Parce qu’un bon test ne consiste pas seulement à vérifier ce qu’affiche un compteur, mais aussi ce que promet son fabricant.
Ce que Garmin fait encore très bien, ce que COROS change vraiment
Comparé à l’Edge 1040, le DURA 2 Solar ne joue pas seulement sur le terrain des données. Notre Garmin reste un compteur abouti, et nous ne déclarerons pas le COROS supérieur en précision GPS, en cartographie ou en guidage sans une comparaison simultanée sur des traces identiques. Mais COROS nous séduit déjà par son application, par la cohérence avec notre montre et notre brassard, par l’organisation des pages et par une approche de l’autonomie qui change la façon de préparer une sortie. L’un met en avant la richesse d’un long héritage ; l’autre nous donne le sentiment d’alléger les manipulations.
Tout n’est pas parfait. Le ROTOR UNO demeure invisible comme transmission, l’emplacement de la fixation impose d’être attentif à la longueur du support, et certaines performances doivent encore être documentées. Nous préférons le dire franchement. Un premier essai convaincant ne constitue pas un certificat de perfection, surtout pour un compteur électronique qui vivra probablement plusieurs années et dont les mises à jour compteront autant que la fiche de lancement.
Et puis, il y a un autre aspect intéressant : le DURA 2 Solar est un compteur dont certaines possibilités vont encore évoluer après son lancement. COROS annonce notamment de nouveaux profils pour plusieurs vélos, une capacité étendue jusqu’à 32 capteurs mémorisés et une compatibilité future avec certaines transmissions Campagnolo. La marque travaille également sur la personnalisation des alertes d’ascension et des pages d’entraînement. Autant d’évolutions prévues pour novembre, qui montrent que l’histoire de ce compteur ne s’arrêtera pas à sa sortie commerciale. Mais une mise à jour annoncée n’est pas encore une fonction disponible, et nous préférons juger ce que nous avons réellement entre les mains. Parce qu’en matière de technologie, comme en cyclisme, les promesses de progression sont intéressantes. Mais ce sont toujours les résultats qui comptent.
Et puis, en découvrant cette autonomie et cette capacité à récupérer de l’énergie simplement en roulant au soleil, nous avons forcément pensé à Steven Le Hyaric. Et, plus largement, à tous ces aventuriers de l’ultra-distance pour qui une journée à vélo ne se termine pas nécessairement à la tombée de la nuit. Car lorsqu’on part rouler trois heures, l’autonomie est un confort. Lorsqu’on part pour trois jours, elle devient une véritable stratégie. Chaque arrêt évité, chaque recharge économisée, chaque pourcentage de batterie préservé peut compter. Évidemment, le soleil ne brille pas vingt-quatre heures sur vingt-quatre et la recharge solaire ne fait pas de miracles. Mais pour ces hommes et ces femmes capables d’avaler des centaines, parfois des milliers de kilomètres, un compteur qui récupère de l’énergie pendant qu’on avance, c’est presque une évidence. Finalement, COROS a peut-être trouvé le meilleur moyen d’accompagner ceux qui ne savent jamais vraiment quand s’arrêter : leur proposer un compteur qui, lui non plus, n’a pas très envie de s’arrêter.
Verdict 3bikes : moins d’écran dans la tête, plus de vélo devant les yeux
Au départ, nous avions reçu un compteur à essayer en quelques semaines, avec un calendrier serré et finalement assez peu d’informations sur cette nouvelle génération. À l’arrivée, nous avons surtout redécouvert l’importance de l’expérience utilisateur. Sur route, les watts. Sur home-trainer, les intervalles. En gravel, la trace. En VTT, les yeux devant. Et dans chacun de ces univers, la possibilité d’organiser nos données depuis l’application COROS a constitué l’une de nos plus belles surprises. Car finalement, la meilleure technologie n’est pas toujours celle qui en fait le plus. C’est souvent celle qui nous en demande le moins.
Tout n’est évidemment pas parfait. Notre brassard cardiaque COROS fonctionne aussi bien avec notre ancien Garmin qu’avec ce nouveau DURA 2 Solar, tandis que notre transmission ROTOR UNO nous rappelle que l’interopérabilité a encore quelques progrès à accomplir. Quant au solaire, il représente probablement l’argument le plus séduisant de ce compteur, même si nous préférons attendre un essai prolongé pour en mesurer précisément les bénéfices. Nous avons aimé ce DURA 2 Solar, beaucoup même, mais sans lui signer un chèque en blanc. Parce qu’un véritable test ne consiste pas à réciter des promesses, mais à confronter un produit à la réalité de nos kilomètres.
Et puis, il y a quelque chose que nous n’avions pas vraiment anticipé : ce compteur nous a donné davantage envie de parler de notre façon de rouler que de notre façon de le régler. Après des années à multiplier les champs de données, nous réalisons qu’un écran réussi n’est pas nécessairement celui qui affiche le plus de chiffres. C’est celui qui nous laisse suffisamment de liberté pour penser à notre effort, choisir notre trajectoire, profiter du paysage ou simplement oublier, quelques instants, que nous sommes en train de mesurer absolument tout.
Reste cette petite question que nous avions glissée au début de notre essai. DURA. Un simple nom ou une promesse ? Après nos sorties sur route, nos escapades en gravel, nos séances sur home-trainer et nos passages en forêt, nous commençons à comprendre pourquoi COROS a choisi ces quatre lettres. Une autonomie qui impressionne, un compteur qui récupère de l’énergie pendant que nous roulons et cette perspective assez réjouissante de ne plus organiser nos sorties autour de la prochaine recharge. Bien sûr, il faudra encore du recul pour savoir jusqu’où cette deuxième génération peut réellement aller. Mais une chose est certaine : COROS n’a pas choisi le nom DURA par hasard.
Le DURA 2 Solar ne nous a pas encore prouvé qu’il était le meilleur GPS du marché. En revanche, il nous a rappelé ce que nous attendions vraiment du nôtre : nous accompagner longtemps, nous compliquer la vie le moins possible et nous laisser profiter du vélo le plus possible. DURA, donc. Et pour une fois, on espère presque que ça n’en finira pas.
Les +
- Autonomie impressionnante et recharge solaire en roulant : de quoi changer notre rapport à la batterie
- Design futuriste et personnalité visuelle très affirmée
- Application COROS remarquablement intuitive, que nous préférons personnellement à Garmin Connect
- Configuration et personnalisation des pages de données directement depuis le smartphone
- Prise en main facilitée par notre expérience de trois ans et demi avec la Decathlon GPS 900 by COROS
- Polyvalence remarquable : route, gravel, VTT et home-trainer
- Intégration de notre capteur de puissance 4iiii et du brassard cardiaque COROS
- Brassard COROS compatible également avec notre Garmin Edge, sans obligation de rester dans un écosystème fermé
- Possibilité de surveiller les batteries de plusieurs périphériques compatibles
- Gestion des cartes, des entraînements et des itinéraires depuis l’application
- Résistance à l’eau et à la poussière certifiée IP67
- Un véritable concurrent à notre Garmin Edge 1040, avec une philosophie différente
- Recalcul d’itinéraire sans réseau mobile, via l’application et les cartes téléchargées
- Détection des ascensions même sans trace préchargée
- Commandes haptiques, contrôle vocal et nouvelles possibilités tactiles
- Entraînements structurés pouvant être lancés ou suspendus en cours d’activité
Les –
- Transmission électronique ROTOR UNO non reconnue sur notre gravel LYTI
- Fixation décalée vers le bas du boîtier, qui positionne le compteur plus loin devant le guidon et nécessite de bien vérifier son support
- Sur notre Colnago V4RS, notre support trop court provoque un contact avec le cintre
- Disparition de la molette latérale droite du premier DURA, qui pourra dérouter ses habitués
- Autonomie solaire réelle encore difficile à quantifier précisément sans un essai prolongé
- Certaines compatibilités avancées mériteraient d’être mieux documentées
- Pas encore assez de recul pour départager scientifiquement sa précision GPS de celle du Garmin Edge 1040
- Consommation de batterie du smartphone potentiellement élevée sur certaines versions bêta, correctif annoncé par COROS
FICHE TECHNIQUE
| Caractéristique | COROS DURA 2 Solar |
|---|---|
| Marque | COROS |
| Modèle | DURA 2 Solar |
| Présentation officielle | Jeudi 22 octobre 2026 à 15h05 (France) |
| Mise en vente annoncée | Mardi 27 octobre 2026 (à confirmer) |
| Type | Compteur GPS vélo avec recharge solaire |
| Écran | 3,5 pouces tactile, technologie d’affichage à confirmer |
| Poids constructeur | 99 g |
| Notre pesée 3bikes | Environ 100 g, cordon attaché (mesure indicative) |
| Construction | Carbone et aluminium anodisé |
| Design | Format vertical, architecture futuriste, recharge solaire intégrée |
| Commandes | Deux boutons physiques, commandes haptiques, écran tactile et contrôle vocal |
| Recharge | USB-C – 5 V / 1 A |
| Autonomie annoncée | Jusqu’à 120 heures selon COROS |
| Recharge solaire | Jusqu’à 2 h d’autonomie récupérées par heure d’exposition solaire, dans des conditions optimales |
| Étanchéité | IP67 |
| Connectivité | Bluetooth, Wi-Fi 2,4 GHz |
| Application | COROS, sur smartphone |
| Navigation | Cartographie hors ligne, recalcul via smartphone sans réseau, détection des ascensions sans itinéraire |
| Personnalisation | Depuis l’application ou directement sur le compteur |
| Profils pour plusieurs vélos | Annoncés pour novembre 2026 |
| Capteur de puissance testé | 4iiii, manivelle gauche |
| Transmission route utilisée | Shimano Ultegra Di2 12 vitesses |
| Transmission gravel | ROTOR UNO électronique, non reconnu |
| Capteur cardiaque | COROS Heart Rate Monitor, porté au bras |
| Home-trainer utilisé | Tacx NEO 2 |
| Vélos testés | Colnago V4RS, LYTI gravel, Specialized S-Works Epic |
| Fixation | Quart de tour, disque situé dans le tiers inférieur du boîtier |
Les valeurs d’autonomie et de recharge solaire sont celles annoncées par COROS, et non des mesures réalisées dans le cadre de notre essai.
PRIX ET OPTIONS
| Produit | Tarif indicatif US |
|---|---|
| COROS DURA 2 Solar seul | 499 € |
| COROS DURA 2 Solar + un support | 549 € |
| Support aluminium Standard Mount | 79 € |
| Support aluminium Out-Front Mount | 79 € |
Tarifs indicatifs communiqués par COROS pour le marché américain, en dollars US. Ils ne constituent pas les prix publics français et peuvent différer des tarifs pratiqués en Europe. Les prix en euros restent à confirmer au moment du lancement officiel.
Un détail mérite toutefois d’être souligné : COROS propose deux types de supports, dont un destiné aux cintres classiques et un autre aux cockpits intégrés. Un choix loin d’être anodin lorsqu’on connaît notre mésaventure avec le support trop court du Colnago V4RS !
FAQ – COROS DURA 2 SolarQuand sort officiellement le COROS DURA 2 Solar ? Le jeudi 22 octobre 2026, date de sa présentation officielle, avec une commercialisation annoncée pour le mardi 27 octobre. Nous avons eu la chance de recevoir le compteur en avant-première et de commencer son essai dès le début du mois d’octobre. Un calendrier particulièrement serré pour découvrir un GPS aussi complet, mais suffisamment stimulant pour lui faire voir du pays : route, gravel, VTT et home-trainer. Il n’aura finalement pas eu besoin d’attendre sa sortie pour commencer à accumuler les kilomètres ! Le COROS DURA 2 Solar possède-t-il vraiment une meilleure autonomie que le Garmin Edge 1040 ? Sur le papier, COROS annonce jusqu’à 120 heures d’autonomie pour le DURA 2 Solar, contre 35 heures pour notre Garmin Edge 1040 classique, selon les conditions constructeurs. Un écart impressionnant, auquel s’ajoute la recharge solaire capable, dans des conditions optimales, de récupérer jusqu’à deux heures d’autonomie par heure d’exposition. Mais les promesses d’un fabricant ne remplacent jamais les kilomètres d’un cycliste. Nous n’avons pas encore réalisé de test comparatif complet. La promesse est séduisante. Reste à savoir jusqu’où le soleil peut réellement nous emmener ! Peut-on utiliser le brassard cardiaque COROS avec un Garmin ? Oui, et c’est justement ce que nous faisions déjà ! Notre capteur cardiaque COROS porté au bras nous accompagne depuis quelque temps avec notre montre Decathlon GPS 900 by COROS, mais également avec notre Garmin Edge. Le brassard communique notamment par Bluetooth et peut donc fonctionner avec des appareils compatibles d’autres marques. Une excellente nouvelle pour ceux qui ne souhaitent pas changer tous leurs accessoires en même temps que leur compteur. Le DURA 2 Solar reconnaît-il toutes les transmissions électroniques ? Non, malheureusement. Si COROS propose la prise en charge de certaines transmissions électroniques compatibles, notre groupe ROTOR UNO installé sur le LYTI gravel n’a pas été reconnu. Une vraie déception, car nous aurions aimé retrouver les informations de notre transmission directement sur le compteur. Espérons que les futures évolutions logicielles permettront d’élargir cette compatibilité. Rien n’est toutefois confirmé à ce stade. Pourquoi le DURA 2 Solar se retrouve-t-il plus loin devant le guidon qu’un Garmin Edge 1040 ? Tout simplement à cause de la position de son disque de fixation. Contrairement à notre Garmin Edge 1040, dont la fixation se situe davantage au centre du boîtier, celle du COROS est placée dans sa partie inférieure. À support équivalent, une plus grande partie du compteur se projette vers l’avant. Attention toutefois à la géométrie de votre cockpit : sur notre Colnago V4RS, le support frontal que nous avions choisi était trop court et le compteur venait toucher le cintre. Comme quoi, même avec un Colnago et un GPS futuriste, quelques millimètres peuvent encore vous pourrir la vie ! Est-il préférable de configurer le DURA 2 depuis le compteur ou l’application ? Pour nous, la réponse est sans hésitation : depuis l’application COROS. C’est même l’un de nos principaux coups de cœur. Organisation des pages, sélection des champs de données, navigation, cartes et profils : tout se prépare confortablement depuis le téléphone. Et lorsque l’on utilise déjà une montre de l’écosystème COROS, comme notre Decathlon GPS 900, la prise en main devient particulièrement naturelle. C’est simple, logique et redoutablement efficace. Faut-il abandonner son Garmin Edge 1040 pour passer chez COROS ? Pas nécessairement. Le Garmin Edge 1040 reste un excellent compteur, particulièrement complet et mature. Mais le COROS DURA 2 Solar possède de solides arguments : son allure futuriste, son approche solaire, son environnement logiciel et surtout cette simplicité de configuration que nous apprécions énormément. Pour notre usage, nous préférons déjà l’expérience proposée par l’application COROS à celle de Garmin Connect. Mais le choix dépendra aussi des accessoires possédés, des fonctions recherchées et des habitudes de chacun. Le meilleur compteur n’est pas nécessairement celui qui possède le plus de fonctions. C’est celui dont on profite réellement. |
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Produit mis à disposition en prêt par COROS pour un test indépendant réalisé par la rédaction de 3bikes.fr
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