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On pourrait résumer ce test avec une phrase assez simple : plus nous avons roulé avec le Vittoria Terreno Pro T50, moins nous avons pensé à lui. Et pour un pneu gravel destiné à courir, c’est probablement l’un des meilleurs compliments possibles. Nous l’avons utilisé à l’entraînement, sur un format court et nerveux comme la Gravel Crit Series de Meudon, puis sur 122 km à Leuven dans le cadre d’une UCI Gravel World Series, là où les heures, les impacts, les changements de terrain et la fatigue finissent par compter autant que les watts. À chaque fois, la même impression revient : le T50 n’essaie pas d’être le pneu le plus spectaculaire. Il essaie surtout de ne jamais devenir la mauvaise décision. Rapide quand il faut rouler, suffisamment cramponné quand il faut arrêter de réfléchir, confortable sans devenir flou… et dans cette finition Natural Brown que l’on avoue adorer presque autant après quelques centaines de kilomètres que le jour où elle est sortie du carton.
Par Jeff Tatard – Photos : ©3bikes.fr
Nous voulions un pneu pour courir, pas seulement un pneu rapide
C’est une nuance qui prend de plus en plus de sens à mesure que l’on court en gravel. Un pneu rapide n’est pas nécessairement un pneu avec lequel on fera une bonne course.

Parce qu’entre le départ et l’arrivée, il y aura rarement uniquement une belle piste parfaitement tassée. Il y aura aussi des changements de surface, des cailloux mal placés, des freinages pris un peu tard, des courbes dans lesquelles on arrive trop vite et parfois cette trajectoire que l’on n’aurait jamais choisie à l’entraînement.
Le chrono, lui, ne fait aucune distinction. Il additionne le rendement, le grip, le confort, les hésitations, les freinages et l’énergie dépensée pour rester propre sur le vélo.
C’est exactement pour cela que nous avons choisi le Terreno Pro T50 Mixed Gravel Race en 700x45C. Dans la gamme Vittoria PRO, on pourrait aller vers quelque chose d’encore plus orienté rendement pur : le T10, par exemple, utilise une bande centrale slick et vise clairement les surfaces compactes et rapides. Le T30 se positionne davantage sur le gravier fin et sec. Le T50 assume, lui, davantage de sculpture et un terrain de jeu plus large. Sur le papier, c’est peut-être un petit compromis. Sur le terrain, nous y avons surtout vu une assurance contre l’hésitation.
T50 : suffisamment de crampons pour ne pas y penser
Le dessin explique presque immédiatement le caractère du pneu. Au centre, les crampons restent assez rapprochés pour assurer une vraie continuité de roulement. Puis le dessin prend progressivement davantage de relief en allant vers les épaules.
Il n’y a pas cette opposition brutale entre une bande centrale ultra-rapide et de gros crampons latéraux qui apparaîtraient soudainement lorsque le vélo prend de l’angle. Tout arrive progressivement.
Et c’est exactement ce que l’on ressent. Sur une piste rapide, le T50 ne donne jamais l’impression de tirer derrière lui toute sa sculpture. En virage, on sent au contraire que quelque chose continue à accompagner la prise d’angle lorsque la trajectoire devient moins propre.
Vittoria le positionne justement pour les terrains allant du hardpack au mixte, avec une bande centrale destinée à préserver vitesse et stabilité et des crampons d’épaule chargés d’apporter davantage de contrôle lorsque le terrain devient technique. Nous aurions probablement pu gagner encore un peu de sensation de vitesse pure avec un dessin plus minimaliste. Mais nous aurions perdu quelque chose que nous avons appris à apprécier énormément : le droit de ne pas toujours choisir la trajectoire parfaite.
670 grammes, et alors ?
Le Terreno Pro T50 700x45C est annoncé à 670 g. Notre première pesée avait affiché 750 g, mais nous avions laissé environ 70 g d’emballage sur la balance. Une fois celui-ci retiré, notre exemplaire se situait autour de 680 g, soit très près du poids annoncé.
Ce n’est pas particulièrement léger pour un pneu qui porte le mot « Race ». Et finalement, tant mieux.
Parce que ce chiffre oblige à sortir d’un vieux réflexe cycliste : celui qui consiste à considérer qu’un composant plus léger est nécessairement plus performant.
Le Terreno Pro reçoit une carcasse multicouche en coton biologique de 290 TPI, renforcée par du latex naturel, une ceinture anti-crevaison en nylon recyclé Seawastex et une protection supplémentaire des flancs. Vittoria annonce également 92 % de matériaux renouvelables ou recyclés dans la construction PRO. Aucun de ces chiffres ne fait avancer un vélo à lui seul. Mais ce qu’ils permettent à la carcasse de faire, oui.
Sur un format court : le pneu doit accepter la violence
La Gravel Crit Series de Meudon nous a apporté une lecture très différente de celle d’une longue sortie. Sur ce type de format, il n’y a pratiquement pas de temps mort. Les relances sont franches. Les freinages arrivent plus vite. Les virages sont abordés avec davantage d’engagement.
Et l’on demande au pneu de passer très rapidement d’une contrainte à une autre. C’est précisément là que nous aurions pu reprocher au T50 son gros volume ou sa sculpture relativement généreuse.
Nous ne l’avons pas fait. Le 45 mm ne donne pas la sensation de devoir être emmené à chaque accélération. Il reste suffisamment vif pour que le vélo réponde correctement et, surtout, son comportement en courbe est extrêmement lisible.
On peut engager. La carcasse travaille. Le pneu prend de l’angle. Mais il ne donne pas cette sensation désagréable d’un gros ballon qui commencerait à se déplacer latéralement sous la jante. Sur un format court, cette précision compte énormément. Parce que l’on ne cherche pas seulement à aller vite. On cherche à recommencer immédiatement.
Sur le long : ce que l’on ne ressent pas devient essentiel
Meudon nous avait montré que le T50 savait encaisser les relances, les freinages tardifs et les changements d’appui d’un format court et nerveux. Les 122 kilomètres de Leuven allaient lui imposer un tout autre examen : rester rapide, rassurant et efficace pendant plus de quatre heures, sur un terrain devenu beaucoup plus exigeant que prévu.
Car sur une manche des UCI Gravel World Series, la performance d’un pneu ne se résume plus à son rendement sur les premiers kilomètres. Elle se mesure aussi à sa capacité à absorber les irrégularités, à préserver la motricité et, surtout, à permettre au pilote de conserver sa confiance lorsque la fatigue commence à entamer sa lucidité.
Sur le papier, Leuven s’annonçait comme un parcours extrêmement rapide. Mais la pluie tombée pendant la nuit avait profondément transformé les conditions rencontrées lors de notre reconnaissance de la veille. Les chemins agricoles, initialement plutôt roulants, étaient devenus nettement plus techniques. Entre les profondes ornières laissées par les tracteurs, les bandes d’herbe détrempée et certaines portions de boue épaisse, il fallait désormais composer avec un terrain sur lequel la meilleure trajectoire n’était pas toujours celle que l’on pouvait emprunter.
Et c’est précisément dans ces circonstances que nous avons compris tout l’intérêt du choix du T50. En compétition, il ne suffit pas de disposer d’un pneu capable d’aller vite. Encore faut-il pouvoir sortir de sa trajectoire sans perdre toute confiance. Lorsqu’il fallait dépasser des concurrents attardés, quitter une ornière relativement propre pour rejoindre celle d’à côté, en traversant parfois une bande d’herbe humide ou une épaisseur de boue, les crampons du Vittoria prenaient toute leur importance. Leur accroche permettait de changer de ligne avec davantage de sérénité, là où un dessin plus minimaliste nous aurait probablement imposé davantage de prudence.
Pour autant, Leuven n’était pas devenu un parcours exclusivement technique. Bien au contraire. Certaines portions restaient particulièrement rapides, avec des vitesses régulièrement supérieures à 40 km/h et des pointes flirtant avec les 50 km/h. Et c’est peut-être là que le T50 nous a le plus agréablement surpris. Malgré ses 45 mm, sa sculpture généreuse et la présence des Air-Liner Light Gravel dans les deux roues, son rendement restait excellent. Aucune sensation de traîner un pneu trop cramponné, aucune impression de sacrifier la vitesse au profit de la sécurité. Avec 30,7 km/h de moyenne sur les 122 kilomètres, malgré deux chutes et des conditions particulièrement éprouvantes, cette polyvalence prenait tout son sens.
La question des pressions a également joué un rôle important. Lors de la reconnaissance effectuée la veille avec nos compagnons de course, nous avions identifié les caractéristiques du parcours et défini nos premiers réglages en nous appuyant notamment sur le calculateur Vittoria. Mais entre ce que nous avions découvert le samedi et les conditions qui nous attendaient le dimanche matin, la pluie avait changé les règles du jeu.
En découvrant les chemins devenus nettement plus gras, nous avons préféré revoir notre copie. Nous avons retiré 0,1 bar à chaque roue au dernier moment, afin de privilégier davantage d’accroche et de motricité, sans renoncer au rendement sur les nombreuses portions rapides. Un dixième de bar peut sembler anecdotique. Pourtant, sur un pneu de 45 mm, ce petit ajustement participe directement à l’équilibre entre confort, contrôle et efficacité. En gravel, la bonne pression n’est pas seulement celle que l’on calcule. C’est aussi celle que l’on sait adapter au terrain.
Et puis il y a ce que l’on découvre après la ligne d’arrivée. Après plus de quatre heures d’effort, 122 kilomètres de chemins parfois malmenés par la météo, des changements de trajectoire incessants et deux chutes qui n’ont rien arrangé, les deux T50 étaient dans un état impeccable. Aucune crevaison, aucune dégradation particulière à signaler. Simplement deux pneus qui avaient parfaitement rempli leur mission, sans jamais devenir une préoccupation supplémentaire dans une journée qui en comptait déjà suffisamment.
Cette expérience nous a finalement confortés dans une conviction : le meilleur pneu de compétition n’est pas nécessairement celui qui offre le rendement le plus élevé dans des conditions idéales. C’est celui qui reste performant lorsque le terrain, la météo et la course décident de ne plus l’être.
À Meudon, nous avions apprécié la vivacité et la précision du T50. À Leuven, nous avons découvert toute la valeur de sa polyvalence. Capable de flirter avec les 50 km/h sur les portions rapides comme de conserver de l’accroche dans les ornières boueuses des chemins agricoles, il ne nous a jamais donné l’impression d’avoir choisi le mauvais compromis.
Et finalement, c’est peut-être le plus beau compliment que nous puissions lui faire : à Leuven, nous avons parfois regretté nos trajectoires, jamais notre choix de pneus.
À l’entraînement, sa polyvalence devient peut-être sa meilleure qualité
C’est pourtant dans les sorties beaucoup plus ordinaires que l’on comprend réellement si un pneu est facile à vivre. Parce qu’à l’entraînement, on ne choisit pas toujours le parcours en fonction du pneu. On prend de la route. Une piste agricole. Un chemin cassant. Un peu de sable. Un sous-bois. Puis de nouveau dix kilomètres de goudron pour rentrer. Et le T50 accepte tout cela avec une facilité assez remarquable.
Sur route, on entend évidemment davantage sa sculpture qu’un semi-slick. Mais la sensation de rendement reste suffisamment bonne pour ne jamais avoir envie de changer de pneus avant une sortie rapide.
Sur terrain compact, il tient facilement sa vitesse. Et lorsque le sol se détériore, on comprend pourquoi on a accepté quelques crampons supplémentaires. C’est peut-être exactement cela, sa vraie réussite : on ne prépare plus le vélo en fonction du terrain. On monte sur le vélo.
En virage, pas de mauvaise surprise
L’une de nos qualités préférées reste la progressivité. Le grip n’arrive pas brutalement lorsque les crampons extérieurs entrent enfin en contact. Il se construit.
Sur terrain sec ou légèrement meuble, cela rend le vélo particulièrement facile à lire. On sent le pneu travailler. On comprend ce qu’il accepte. Et on peut progressivement augmenter l’engagement sans avoir l’impression de chercher une frontière invisible. Le T50 n’est évidemment pas un pneu de boue.
Dans un terrain profondément gras ou très meuble, il existe des dessins plus adaptés, y compris chez Vittoria. Et c’est très bien ainsi. Un pneu réellement bon n’a pas besoin de prétendre être parfait partout.
La pression reste le réglage le plus important
Avec un pneu de 45 mm, quelques dixièmes changent déjà beaucoup de choses. Trop haut, on perd une partie du confort et du grip que l’on vient justement chercher avec ce volume. Trop bas, le pneu commence à bouger, la direction devient moins précise et le rendement finit par se dégrader.
Nous sommes donc partis du calculateur de pression Vittoria plutôt que d’un chiffre choisi par habitude.
=> Calculateur de pression Vittoria
En renseignant notre configuration complète, le type de terrain, les conditions et le niveau de performance recherché, l’outil nous a proposé 1,59 bar à l’avant et 1,67 bar à l’arrière comme point de départ sur terrain mixte et sec.
Ensuite, nous avons fait ce que le terrain impose toujours : ajuster.
Un peu plus pour une sortie très roulante. Un peu moins lorsque le sol devenait plus cassant ou demandait davantage de motricité. Sans jamais chercher la pression la plus basse pour le principe.
La bonne pression n’est pas celle qui impressionne sur le papier. C’est celle qui permet d’oublier complètement qu’on en a choisi une.
Et les Air-Liner dans tout ça ?
Quelques semaines auparavant, nous avions justement consacré un article entier aux Vittoria Air-Liner Light Gravel. Et si le sujet vous intéresse, allez réellement le relire, parce que nous ne voulons pas refaire ici le test du test.
Notre conclusion était assez simple. Dans notre dimension, l’Air-Liner ajoute seulement 45 g par roue. Il apporte du soutien lorsque l’on descend en pression, une protection supplémentaire de la jante et une capacité run-flat annoncée par Vittoria. Notre expérience nous a surtout convaincus pour autre chose : la tranquillité mentale. On pense moins aux impacts, on laisse davantage travailler le pneu et nous n’avons ressenti aucune pénalité de rendement réellement gênante. Vittoria prévoit le modèle 700c x 42–50 mm pour des jantes de 23 à 28 mm internes, exactement dans la plage de nos ENVE.
Dany, qui appréhendait le montage, l’avait également trouvé beaucoup plus simple et intuitif qu’il ne l’imaginait. Ici, retenons seulement une chose : l’Air-Liner sécurise le système. Le Terreno T50, lui, doit encore être un bon pneu sans que l’on pense à ce qu’il y a à l’intérieur. Et il l’est.
Natural Brown : oui, nous sommes complètement clients
Il faut aussi parler de la couleur. Parce que prétendre qu’elle ne compte pas serait légèrement hypocrite. Nous adorons le Natural Brown.
Pas uniquement les flancs : pratiquement tout le pneu adopte cette teinte naturelle assez inhabituelle, conséquence notamment de l’utilisation des matériaux naturels de cette construction. Vittoria précise d’ailleurs que de petites variations de couleur ou d’apparence peuvent exister d’un exemplaire à l’autre.
Neuf, le pneu est presque trop beau pour partir dans les chemins. Quelques semaines plus tard, couvert de poussière, marqué par les sorties et avec ce brun devenu moins uniforme, il est encore mieux.
Cela ne fait évidemment pas gagner un watt. Mais un vélo que l’on aime regarder donne toujours un peu plus envie de rouler. Et ça, personne n’a encore réussi à mettre dans un protocole de laboratoire.
Et la crevaison ?
Nous n’allons surtout pas transformer l’absence de problème en preuve scientifique. Nous avons roulé vite, sur du court à Meudon, à l’entraînement et surtout pendant 122 km de World Series à Leuven, sur des terrains suffisamment variés pour ne plus parler d’un simple test de quelques sorties. Aucun incident lié aux pneumatiques n’est venu perturber cette période d’utilisation.
Cela ne signifie pas que le Terreno Pro T50 est increvable. Aucun pneu ne l’est. Cela signifie simplement qu’au terme de cette période de test, nous n’avons identifié aucune fragilité particulière de la carcasse ou du montage. Et finalement, c’est exactement ce que l’on attend d’un pneu de compétition. Qu’il cesse d’être un sujet.
Face au Continental Terra Speed : pas la même façon d’être rapide
Nous avions beaucoup aimé le Continental Terra Speed ProTection 45. La comparaison était donc inévitable. Le Continental possède une façon extrêmement fluide de rouler vite. Il donne parfois l’impression de rapprocher le gravel de la route.
Le Vittoria T50 raconte quelque chose de légèrement différent. Il accepte davantage que le gravel reste du gravel. Un peu plus de dessin. Un peu plus de présence sous le vélo. Mais aussi davantage de sérénité lorsque le terrain devient moins propre. Nous ne chercherions pas à désigner un vainqueur absolu.
Sur du très roulant, nous comprenons parfaitement l’attrait d’un profil plus minimaliste. Mais dès que le parcours commence à mélanger les surfaces, nous aimons énormément cette capacité du T50 à ne jamais nous faire regretter son choix.
Verdict
Nous avons beaucoup aimé ce pneu. Et probablement encore davantage après Leuven qu’au moment de son montage. Entre les entraînements, les relances incessantes d’un Gravel Crit et les 122 kilomètres particulièrement exigeants d’une UCI Gravel World Series, le Terreno Pro T50 a eu largement assez d’occasions de nous donner envie de choisir autre chose. Il ne l’a jamais fait.
Il n’est pas le plus léger. Il n’est pas le plus lisse. Il n’est pas non plus le plus radical. Mais il possède ce mélange de rendement, d’accroche, de confort et de précision qui prend tout son sens lorsque l’on cherche à courir vite sur des terrains dont on ne maîtrise jamais complètement les conditions. Bien sûr, nous pourrions préférer un T10 sur un parcours exclusivement roulant, ou un dessin beaucoup plus agressif dans une boue profonde. Mais entre ces deux extrêmes, le T50 nous a convaincus qu’un pneu polyvalent n’était pas nécessairement un pneu de compromis.
Et c’est peut-être là sa plus belle réussite. Nous avons commencé ce test en cherchant un pneu capable de nous faire gagner du temps. Nous le terminons convaincus d’avoir trouvé un pneu qui nous évite surtout d’en perdre. Rapide quand le terrain le permet, rassurant quand il se complique et suffisamment discret pour nous laisser penser à la course plutôt qu’au matériel. Et puis il y a ce Natural Brown. On assumera complètement : on adore.
Les +
- Excellent équilibre rendement / grip / contrôle
- Très rassurant lorsque le terrain se dégrade
- Comportement progressif et lisible en virage
- Confort réellement utile sur les longues durées
- Suffisamment rapide pour les formats courts et nerveux
- Grande polyvalence à l’entraînement
- Natural Brown absolument superbe
Les –
- 670 g annoncés en 700x45C : les chasseurs de grammes regarderont ailleurs
- Moins radical qu’un T10 sur des parcours ultra-roulants
- Pas destiné aux terrains profondément boueux
- Prix élevé
Fiche technique
| Caractéristique | Vittoria Terreno Pro T50 Mixed Gravel Race |
|---|---|
| Usage | Gravel Race – hardpack à mixte |
| Dimension testée | 700x45C |
| ETRTO | 45-622 |
| Couleur | Natural Brown |
| Montage | Tubeless Ready |
| Poids annoncé | 670 g |
| Carcasse | Coton biologique multicouche 290 TPI |
| Composé | Eco Race Formulation |
| Protection | Nylon recyclé Seawastex + protection latérale |
| Roues du test | ENVE AR40 – 25 mm interne |
| Insert utilisé | Vittoria Air-Liner Light Gravel |
| Pressions de référence (calculateur Vittoria) | 1,59 bar AV / 1,67 bar AR |
| Prix | 92,95 € l’unité |
| Contact | Vittoria |
Les dimensions 700x35C, 700x40C et 700x45C sont proposées en Natural Brown, respectivement annoncées à 540, 595 et 670 g. Le tarif affiché par Vittoria est actuellement de 92,95 €.
FAQ – Vittoria Terreno Pro T50Le Vittoria Terreno Pro T50 est-il réellement rapide malgré ses crampons ? Oui. Il existe des profils plus minimalistes et probablement plus adaptés si l’objectif est uniquement de rouler sur du hardpack très rapide. Mais sur le terrain, le T50 ne nous a jamais donné l’impression de traîner son dessin. Son véritable intérêt est de préserver ce rendement lorsque le parcours devient moins propre. Le 45 mm pénalise-t-il les relances ? Beaucoup moins que ce que l’on pourrait imaginer. Sur un format nerveux comme la Gravel Crit Series de Meudon, nous n’avons jamais eu la sensation d’un pneu trop lourd ou pataud à remettre en vitesse. Son volume devient surtout intéressant lorsque les impacts et les appuis augmentent. Quelle pression utiliser ? Il n’existe pas de pression universelle. Sur notre configuration, le calculateur Vittoria nous avait donné 1,59 bar à l’avant et 1,67 bar à l’arrière comme base de travail. Nous avons ensuite ajusté selon le terrain, la durée et le niveau d’engagement. Le calculateur Vittoria est disponible directement sur le site de la marque. Pourquoi choisir le T50 plutôt qu’un T10 plus roulant ? Pour la marge. Le T10 dispose d’une bande centrale slick et vise davantage le hardpack rapide. Le T50 ajoute une sculpture plus présente pour couvrir une plage de terrains beaucoup plus large. Nous acceptons volontiers ce petit compromis théorique en rendement parce que ses crampons nous rassurent énormément lorsqu’une course devient moins prévisible. Est-ce un pneu que nous rachèterions ? Oui. Sans hésitation pour un gravel destiné à courir sur des parcours variés. Après l’entraînement, un format très nerveux à Meudon et 122 km de World Series à Leuven, nous n’avons surtout plus envie de choisir entre aller vite et être rassurés lorsque le terrain change. Le T50 permet remarquablement bien de faire les deux. |
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