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Les brassards optiques séduisent de plus en plus de sportifs en promettant une mesure fiable de la fréquence cardiaque, avec un confort supérieur à celui d’une ceinture thoracique. Le Coospo HW9 s’inscrit dans cette tendance en proposant une solution simple, complète et abordable. Nous l’avons testé sur le vélo pendant plusieurs semaines afin d’évaluer sa précision, son confort et sa facilité d’utilisation.
Par Guillaume Judas – Photos : ©3bikes.fr
Un brassard cardio remplit la même fonction qu’une ceinture de fréquence cardiaque : il mesure les battements du cœur et transmet ensuite les données à un appareil compatible afin qu’elles puissent être affichées pendant l’effort ou analysées après la séance. La différence réside dans la technologie utilisée. Là où une ceinture thoracique capte le signal électrique du cœur, le Coospo HW9 utilise un système optique comparable à celui intégré aux montres GPS modernes de marques comme Garmin, Suunto ou Coros.
L’intérêt d’un brassard dédié est de proposer un emplacement de mesure plus confortable, au niveau du bras ou de l’avant-bras, tout en pouvant potentiellement offrir une meilleure précision qu’une montre dont le capteur doit composer avec les mouvements du poignet. Pour de nombreux sportifs, ce positionnement est également moins contraignant qu’une ceinture portée autour de la cage thoracique, notamment lors des efforts longs. Pour ce qui me concerne, le Coospo HW9 est le tout premier brassard cardio que je teste, après plus de 30 ans passés à porter une ceinture de fréquence cardiaque de manière quasi quotidienne pour mes entraînements.

Coospo est une marque chinoise qui s’est fait connaître depuis une douzaine d’années dans l’univers des accessoires électroniques dédiés au sport, en proposant des produits fonctionnels à des tarifs particulièrement compétitifs. Nous avons déjà pu le constater récemment avec le test du radar TR70, et nous retrouverons prochainement cette approche avec l’évaluation d’un capteur de puissance de la marque.
Dans son catalogue, Coospo propose notamment deux familles de capteurs de fréquence cardiaque : des ceintures thoraciques traditionnelles et des brassards optiques, comme ce HW9. Un modèle commercialisé selon les distributeurs entre 32 et 65 euros environ, disponible aussi bien sur les plateformes comme AliExpress et Amazon que directement via le site de la marque.
21 g seulement et une trentaine d’heures d’autonomie
Le Coospo HW9 affiche seulement 21 g sur la balance, bracelet réglable compris. Ce dernier s’ajuste facilement, que l’on choisisse de positionner le brassard au niveau du biceps ou sur l’avant-bras, juste sous le coude. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de le serrer fortement pour garantir un bon maintien.
Installé sur le haut du bras, sous la manche du maillot, le HW9 reste parfaitement en place, sans gêne particulière, et finit rapidement par se faire oublier au fil des kilomètres. C’est l’un des principaux atouts de ce type de solution par rapport à une ceinture thoracique : un confort supérieur, notamment lors des sorties longues.
Contrairement à certaines ceintures cardio du marché, le HW9 n’utilise pas une pile bouton de type CR2032 ou CR2025, mais une batterie rechargeable via un câble magnétique. Coospo annonce une autonomie de 35 heures, mais nos mesures en conditions réelles nous rapprochent plutôt des 30 heures. Par précaution, j’ai choisi d’effectuer une recharge rapide chaque semaine, car, comme avec le radar TR70 testé précédemment, le capteur ne fournit pas d’alerte particulièrement visible avant l’épuisement de la batterie.
Un point pourrait toutefois être amélioré dans l’écosystème Coospo : malgré plusieurs appareils compatibles avec le même usage sportif (radar, capteur de fréquence cardiaque, capteur de puissance, compteur GPS), chaque produit dispose encore de son propre câble de recharge. Une solution plus universelle simplifierait nettement la gestion du matériel au quotidien, notamment pour les utilisateurs équipés de plusieurs accessoires de la marque.
Un affichage LED pratique dans certains cas
Le HW9 est compatible avec l’application CoospoRide via Bluetooth sur smartphone, qui permet de gérer l’écosystème de la marque, mais aussi d’enregistrer directement ses sorties avec le téléphone, à la manière d’un compteur GPS simplifié, avec suivi des statistiques et historique des activités.
Depuis l’application, il est possible de configurer son profil de fréquence cardiaque, notamment sa fréquence cardiaque maximale et ses zones d’entraînement. Le HW9 utilise ensuite ces informations pour fournir un retour visuel pendant l’effort, grâce à un indicateur LED dont la couleur évolue en fonction de l’intensité atteinte. Le brassard peut également vibrer lorsque l’utilisateur approche de la zone rouge.
Cette fonction peut se révéler intéressante pour les sportifs qui courent ou roulent sans compteur directement visible, avec par exemple le brassard porté sur l’avant-bras. En revanche, dans mon utilisation, avec le HW9 placé sur le haut du bras sous la manche du maillot, l’intérêt est forcément plus limité puisque l’indication lumineuse reste invisible pendant l’effort.
Au-delà des différents codes couleur affichés par les LED, j’ai apprécié la présence du bouton de mise en marche situé directement sur le capteur. Celui-ci permet non seulement d’allumer et d’éteindre facilement le brassard, mais aussi de vérifier rapidement son état grâce à un indicateur lumineux, un détail simple mais utile pour éviter de laisser l’appareil allumé inutilement et préserver la batterie.
Une connexion facile, mais un placement à optimiser
Parmi les qualités du HW9, la simplicité de connexion mérite d’être soulignée. Je n’ai rencontré aucune difficulté pour l’appairer avec un compteur Wahoo Elemnt Roam. Une fois les deux appareils associés, le brassard a été reconnu automatiquement à chaque début de sortie, sans la moindre déconnexion ni le moindre dysfonctionnement. Un excellent point… à condition, bien sûr, de ne pas avoir oublié de recharger sa batterie !
Concernant le placement du capteur, en revanche, les choses se sont révélées un peu moins évidentes. J’ai d’abord porté le HW9 sur le bras gauche. Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi que je l’avais installé au départ et, pendant quatre sorties, je n’ai pas cherché à modifier cette habitude. Que le capteur soit orienté vers l’intérieur ou vers l’extérieur du bras, les données se sont parfois révélées fantaisistes, avec une fréquence cardiaque manifestement trop basse à certains moments, puis anormalement élevée à d’autres.
J’ai également eu l’impression que ces écarts étaient plus marqués lors de sorties venteuses, notamment lorsque je portais un maillot doté de manches en mesh. Impossible toutefois d’affirmer que le vent était directement responsable : la tension du brassard, la morphologie, la vascularisation ou encore les mouvements musculaires peuvent également influencer la qualité des mesures avec un capteur optique.
Je me suis finalement décidé à porter le HW9 sur le bras droit. À partir de ce moment-là, plus aucun problème : les données sont devenues parfaitement cohérentes avec les sensations et l’intensité de l’effort, sans décrochage ni valeur aberrante, quelles que soient les conditions rencontrées.
On sait que les capteurs optiques intégrés aux montres GPS peuvent parfois manquer de précision lorsqu’ils sont portés au poignet, notamment en raison des mouvements de celui-ci. Avec le HW9, une fois le bon emplacement trouvé, les mesures se sont montrées au contraire très régulières et parfaitement exploitables pour l’entraînement.
Presque aussi précis qu’une ceinture haut de gamme
Vient enfin le moment de confronter le HW9 à deux références du marché : les Polar H10 et Garmin HRM 200. Deux ceintures thoraciques dont j’ai déjà pu apprécier la précision, mais qui me posent toutes deux un problème récurrent depuis plusieurs années : des irritations cutanées sous les muscles pectoraux. Avec la Garmin, elles apparaissent sur les côtés, tandis qu’avec la Polar elles se concentrent au centre de la poitrine.
Je ne m’explique toujours pas vraiment l’origine de ces irritations. De la même manière, j’ai souvent constaté que certains de mes partenaires d’entraînement obtenaient régulièrement des mesures incohérentes avec ces mêmes ceintures, sans doute en raison de leur morphologie, de la forme de leur cage thoracique ou de caractéristiques propres à leur peau. Les ceintures thoraciques restent la référence en matière de précision, mais elles ne conviennent manifestement pas à tous les utilisateurs.
Avec le Coospo HW9, porté sur le bras, aucun désagrément de ce type. Au contraire, le confort est rapidement devenu l’un de ses principaux atouts… tout en laissant enfin la peau de mon torse récupérer.
Reste la question essentielle : celle de la précision. En comparant simultanément les données du HW9 et de la Polar H10 sur deux compteurs distincts, les valeurs se sont révélées pratiquement identiques dès lors que l’intensité de l’effort était stabilisée. Les écarts apparaissent principalement lors des changements de rythme. Comme la plupart des capteurs optiques, le HW9 accuse un léger retard, de l’ordre de deux à trois secondes, aussi bien lors de la montée en intensité que pendant la récupération.
En comparant simultanément les données du HW9 et de la Polar H10 sur deux compteurs distincts, les valeurs se sont révélées pratiquement identiques dès lors que l’intensité de l’effort était stabilisée.
Dans la pratique, ce délai reste sans conséquence pour les sorties d’endurance, les séances tempo ou les exercices au seuil. Il sera davantage perceptible lors de fractions très courtes, où la fréquence cardiaque constitue de toute façon un indicateur secondaire par rapport à la puissance, qui demeure la référence pour piloter ce type d’entraînement.
Enfin, le HW9 ne s’est montré ni sensible aux fortes chaleurs ni à une transpiration abondante. Son étanchéité permet également une utilisation sous la pluie, même si les conditions particulièrement sèches de cet été ne m’ont pas permis de vérifier ce point. En revanche, le brassard n’est pas conçu pour être utilisé en natation. Les triathlètes devront donc se tourner vers une autre solution pour mesurer leur fréquence cardiaque pendant l’épreuve de natation.
Le Coospo HW9 a tout d’un grand
Au terme de plusieurs semaines d’utilisation, le Coospo HW9 laisse une excellente impression. Certes, il ne rivalise pas tout à fait avec une ceinture thoracique haut de gamme lorsqu’il s’agit de suivre instantanément les variations les plus brutales de fréquence cardiaque. Mais dans la très grande majorité des situations, les données qu’il fournit sont fiables, cohérentes et parfaitement exploitables pour l’entraînement.
Son principal atout reste toutefois son confort. Léger, discret et rapidement oublié une fois installé sur le bras, il constitue une véritable alternative pour tous ceux qui ne supportent plus les contraintes d’une ceinture thoracique, qu’il s’agisse d’irritations cutanées ou d’une sensation de compression.
J’ai également apprécié sa simplicité d’utilisation, la stabilité de sa connexion avec le compteur, son autonomie suffisante pour plusieurs grosses séances d’entraînement et sa batterie rechargeable, bien plus pratique à long terme qu’un système à pile bouton.
Proposé entre une trentaine et une soixantaine d’euros selon les distributeurs, le Coospo HW9 offre au final un rapport qualité-prix particulièrement intéressant. Pour les cyclistes et les sportifs qui recherchent une mesure fiable de leur fréquence cardiaque sans investir dans un modèle beaucoup plus onéreux, il constitue une excellente surprise et une alternative crédible aux solutions les plus réputées du marché.
Le brassard cardio COOSPO HW9 en bref…Les + : confort exceptionnel, connexion ANT+ / Bluetooth très fiable, très bonne précision sur efforts stabilisés, batterie rechargeable, excellent rapport qualité/prix Les – : léger retard sur les variations rapides de FC, placement à optimiser selon les utilisateurs, pas d’alerte batterie suffisamment visible, câble de recharge propriétaire Dimensions (L × l × H) : 41,3 × 33,8 × 11 mm – Poids : 21 g – Batterie : lithium rechargeable de 90 mAh – Autonomie : jusqu’à 35 heures – Connexions sans fil : Bluetooth 5.0, ANT+ – Variabilité de la fréquence cardiaque (HRV/VFC) : oui – Indicateur LED : oui – Méthode de recharge : magnétique par USB – Température de fonctionnement : de -10 °C à +50 °C – Prix : de 30 à 60 € environ – Contact : coospo.com |
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