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Si le casque Bollé Avio MIPS n’est pas une nouveauté puisque le modèle est apparu il y a quatre ans déjà, avec la sortie d’un nouveau coloris qui rompt vraiment avec l’ordinaire l’occasion était belle pour rouler avec le sommet de la gamme de la marque française, par tous les temps possibles. Et quoi de mieux que d’y associer une paire de lunettes de la même marque, les Trailchaser, elles aussi prévues pour couvrir la gamme de météos la plus large. Retour sur un couple qui a essuyé tous les kilomètres ou presque effectués depuis le mois d’avril.
Texte : Olivier Dulaurent – Photos : 3bikes.fr, Bollé
L’Avio avait été décrit comme le casque de route haute performance ultime de Bollé, déjà en 2022 donc au moment de sa sortie. Il ne s’agit donc pas d’un modèle récent mais le détail qui n’en est pas un ici est le fait d’utiliser un coloris pour le moins original, le « Coloria mat », composé d’une multitude de couleurs vives. Quoiqu’il en soit, il y a quatre ans, l’Avio MIPS avait été conçu en privilégiant la ventilation plutôt que les gains aérodynamiques. L’équipe B&B Hotels utilisait d’ailleurs ce casque de manière officielle, notamment pour les journées les plus chaudes et lorsque l’évacuation de la chaleur l’emporte, comme par exemple en montagne.

Sur le plan de la structure, de profonds canaux internes et de larges aérations sont associés à de petits orifices d’évacuation. Cela est censé réduire la pression à l’arrière du casque pour améliorer la circulation de l’air. Selon Bollé, l’Avio MIPS est fabriqué à partir de matériaux recyclés.
Au niveau spécifique du coloris « Coloria mat », Bollé indique que le procédé d’application du motif entraîne de légères variations, ce qui rend chaque casque unique. Comme sur la version classique de l’Avio MIPS, le casque utilise le système de maintien de lunettes Opti-Dock, intégré à l’intérieur des aérations des tempes pour maintenir les lunettes en place lorsqu’elles ne sont pas portées. Le système MIPS Air, le plus léger des dispositifs de protection cérébrale MIPS, est également présent.
Bollé annonce un poids de 250 g pour le casque. Le prix de vente de cette édition spéciale reste le même que les versions classiques pour ce modèle (hors promotions comme actuellement sur la version noire à 192 € sur le site Bollé, voir ICI), à savoir 275 €.
Du côté des lunettes, les Trailchaser et non le modèle C-Icarus (directement associé au casque en termes de coloris) ont accompagné les sorties avec le casque Avio. Comme leur nom l’indique, elles marquent en premier lieu une entrée dans le trail running mais en raison de leurs caractéristiques supposées, notamment le fait de gérer les variations de lumière, elles sont parfaitement à l’aise pour une pratique cycliste comme l’ont montré les milliers de kilomètres parcourus.
Ici les verres photochromiques « maison » Phantom (catégorie 1 à 3) adaptent donc la luminosité en temps réel, permettant de passer d’un sous bois sombre à une route très lumineuse sans perte de visibilité. Les branches FIT‑TEC, articulées sur trois axes, associées à un nez ajustable en Thermogrip recyclé, ont pour but d’assurer un maintien constant, même lorsque la transpiration augmente. L’écran cylindrique semi‑cerclé intègre des découpes laser pour favoriser la ventilation et limiter la buée, tout en conservant un champ de vision large.
La conception met aussi l’accent sur la durabilité avec une monture qui utilise des matériaux biosourcés à base d’huile de ricin, et certaines pièces sont fabriquées en matière recyclée. Les verres reçoivent un traitement anti‑rayures et un revêtement oléo‑hydrophobe pour éviter que traces de doigts, sueur ou eau ne perturbent la vision. Le prix public conseillé est de 220 €, ce qui les situe dans la fourchette haute pour des lunettes photochromiques.
Sur la route
Casque Avio Mips
Dès la prise en main, l’Avio Mips séduit avec son poids plutôt réduit de 252 g (vérifiés), même si certains modèles font mieux encore. Cette sensation de légèreté se confirme une fois sur la tête : le casque semble disparaître dans la mesure où il s’oublie rapidement, sans tirer sur la nuque par exemple, ni ressentir de point de pression particulier au niveau des mousses ou du maintien occipital : des détails pour certains mais un allié précieux pour ceux qui roulent longtemps ou tous les jours.
À l’intérieur, la forme plutôt ronde semble accueillir la majorité des morphologies. Même avec bonnet sous casque, l’ajustement reste naturel. Le système de serrage, précis et fluide, enveloppe la tête sur une large zone, évitant les points de pression et c’est donc ici que se situe le vrai plus pour les longues sorties. A signaler toutefois que sur le plan strictement esthétique, le Bollé Avio semble convenir à certains visages plutôt qu’à d’autres.
Le système MIP Air, intégré de manière totalement discrète, ajoute une couche de sécurité bienvenue. Cette technologie, conçue pour réduire les forces rotationnelles lors d’un impact, est devenue un standard sur les casques haut de gamme. Ici, elle se fait oublier, mais elle est bien là, prête à jouer son rôle car j’avoue humblement ne pas avoir poussé le test jusqu’à vérifier ces caractéristiques.
Côté ventilation, Bollé a misé sur l’efficacité plutôt que la quantité. Moins d’ouvertures que certains concurrents, mais des passages larges et parfaitement canalisés. Résultat : un flux d’air continu, homogène, qui évite les zones chaudes.
Même en montée, la circulation reste active. En été, il s’agit ainsi d’un un allié précieux, testé dans le cas présent jusqu’à 38°C à l’ombre. Un autre point est favorable : par rapport à de nombreux autres modèles, les mousses et la forme du casque sur l’avant semblent limiter les gouttes de transpiration qui tombent au niveau des lunettes et il est difficile de savoir par quel « miracle » cela est possible. Ceux qui utilisent un bandeau sous le casque pour éviter ce phénomène seront très certainement ravis d’essayer un modèle qui va peut-être changer leur pratique.
Par ailleurs, l’Avio Mips se montre stable, même à haute vitesse. Il ne bouge pas, ne claque pas, ne vibre pas même lorsque le vent est fort. Et pour les cyclistes aux cheveux longs (non testé pour cause de nature trop peu généreuse dans mon cas), le passage prévu pour la queue-de-cheval est un détail qui change tout.
Autre détail malin et appréciable car c’est parfois un casse tête pour ceux qui recherchent cet aspect : l’OptiDock, un système porte‑lunettes intégré. On y glisse ses verres en un geste, sans risque de les perdre. Un petit plus qui devient vite indispensable pour certains.
Lunettes Trailchaser
A l’usage, une caractéristique de ces lunettes saute aux yeux : elles restent parfaitement en place, même lors que l’asphalte est très cabossé, grâce au nez (réglable) en caoutchouc qui permet épouse parfaitement le visage et aux branches qui sont à la fois ajustables dans toutes les dimensions, le tout sans entrainer de points de pression derrière les oreilles. Pour toutes ces raisons, le confort général ressort comme l’un des points forts du modèle.

Au niveau de la vision, l’écran s’inscrit dans une tendance générale qui va vers l’élargissement, ce qui s’avère être un avantage tant pour la vision que pour la protection face aux projections de silex ou d’insectes. Il n’y a pas de déformation au niveau du sol et la photochromie réagit vite lors des passages du plein soleil en sous bois. Par ailleurs, la ventilation fonctionne réellement : que ce soit sous la chaleur extrême ou en cas de pluie, la buée ne s’installe pas. De même, le haut des lunettes peut être réglé suffisamment loin des sourcils pour éviter là encore que des gouttes de transpiration ne viennent couler sur l’écran, ce qui ajoute à l’efficacité du casque dans ce domaine.
Prestations au top et prix élevé
Le bilan de l’ensemble est extrêmement positif car le niveau de prestations global fait apparaitre toutes les qualités attendues pour un casque et des lunettes haut de gamme : du confort en cas de canicule tout comme lorsque la pluie se mêle à la sortie, une excellente gestion de la transpiration et de l’humidité en général, une vision précise et rapidement adaptable permise par la qualité de l’écran, le tout associé à une esthétique qui sort réellement du lot. Le tableau serait parfait s’il ne fallait pas devoir s’acquitter de la somme de 495 € pour accéder à ce niveau de performance.
Le casque Bollé Avio et les lunettes Bollé Trailchaser en bref…Les + : confort, gestion de la chaleur et esthétique du casque, polyvalence tous terrains, adaptabilité et champ de vision clair des lunettes Casque Bollé Avio Lunettes Bollé Trailcaser Contact : Bollé |
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