Partager la publication "MyWhoosh et Matt Smithson : la nouvelle ère du vélo ?"
Entre sport, technologie et spectacle : immersion dans l’univers de MyWhoosh avec Matt Smithson. Longtemps, le cyclisme virtuel a été regardé avec une forme de condescendance amusée. Pour beaucoup, ce n’était qu’un “jeu vidéo pour cyclistes frustrés”, une version numérique et sans âme d’un sport profondément attaché à la route, aux éléments et à la beauté du réel. Dans l’imaginaire collectif, le vélo reste lié à la pluie, au vent, aux pavés, aux descentes dangereuses, aux paysages de montagne, aux visages marqués par l’effort et à cette souffrance visible qui nourrit toute la dramaturgie du cyclisme. Alors forcément, voir des athlètes pédaler seuls dans une pièce fermée face à un écran pouvait sembler artificiel. Presque absurde. Et pourtant, quelque chose est en train de changer…
Par Jeff Tatard – Photos : MyWhoosh / DR
En quelques années à peine, l’eCycling est passé d’une niche technologique fréquentée par quelques passionnés à un véritable territoire stratégique pour l’industrie du sport. Les plateformes se professionnalisent. Les compétitions se structurent. Les prize money (grilles de prix en récompense) augmentent. Les audiences progressent. Les institutions s’impliquent. Et surtout, les performances deviennent impossibles à ignorer. Derrière les avatars, les watts sont bien réels.
Pour comprendre ce basculement, nous avons longuement échangé avec Matt Smithson, Director Esports & Game Operations chez MyWhoosh, aujourd’hui plateforme officielle des championnats du monde UCI Cycling Esports. Pendant un peu plus d’une heure, malgré près de deux heures de décalage horaire entre nous, la discussion a relié Abu Dhabi à Paris autour d’un même sujet : le futur du cyclisme. D’un côté, Matt nous répondait depuis les Émirats arabes unis, où MyWhoosh construit une partie de son développement stratégique mondial. De l’autre, nous étions à Paris, au cœur d’un pays où le vélo reste profondément attaché à son héritage culturel, historique et émotionnel. Deux visions du monde, deux temporalités presque, réunies autour d’une même interrogation : comment la technologie est-elle en train de transformer notre manière de vivre la performance sportive ?

Pendant cet échange, la conversation a navigué entre sport, business, technologie, engagement communautaire, crédibilité compétitive et vision du futur. Mais au fil des réponses, une idée revenait constamment, presque comme un fil rouge invisible : l’eCycling ne cherche peut-être plus simplement à reproduire le cyclisme traditionnel. Il tente désormais d’inventer une nouvelle manière de vivre la performance. Et si le futur du vélo ne se jouait plus seulement sur la route ?
DERRIÈRE LES ÉCRANS, UNE RÉVOLUTION SILENCIEUSE
Il existe dans le cyclisme une culture presque romantique de la réalité. Les coureurs aiment parler du froid, du vent de face, des bordures, des routes défoncées, des sensations de vitesse, des odeurs de pluie sur l’asphalte. Le vélo est un sport de matière. Un sport qui s’éprouve physiquement autant qu’il se regarde. C’est précisément pour cela que le cyclisme virtuel a longtemps suscité autant de scepticisme.
Matt Smithson en est parfaitement conscient. Et c’est probablement ce qui rend son discours intéressant. Il ne cherche jamais à opposer frontalement le virtuel au réel. Au contraire. Toute sa réflexion semble construite autour de cette idée d’équilibre. Très vite dans notre échange, il parle d’ailleurs de “balance” entre plusieurs dimensions : équilibre entre accessibilité et compétition, entre technologie et sport, entre expérience utilisateur et intégrité compétitive. Ce mot revient souvent.
Parce qu’au fond, MyWhoosh évolue dans une zone extrêmement complexe. La plateforme doit simultanément séduire des utilisateurs occasionnels qui cherchent simplement une expérience immersive pour s’entraîner à domicile… tout en construisant un environnement suffisamment crédible pour accueillir des compétitions mondiales reconnues par l’UCI. Et cette dualité raconte probablement toute l’évolution actuelle du sport moderne.
Pendant longtemps, les disciplines sportives pouvaient se contenter d’exister par elles-mêmes. Aujourd’hui, elles doivent aussi devenir des expériences numériques capables de retenir l’attention dans un univers saturé de contenus, de plateformes et de distractions. Le sport n’échappe plus aux logiques de l’économie de l’attention. Le cyclisme virtuel se situe exactement à cet endroit.
LE PARADOXE LE PLUS FASCINANT DU ECYCLING
Plus la conversation avançait, plus une contradiction fascinante apparaissait. Tout dans l’eCycling semble virtuel… sauf l’effort lui-même. Les routes sont numériques. Les environnements sont numériques. Les adversaires apparaissent sous forme d’avatars. Les paysages sont générés par ordinateur. Même les spectateurs assistent souvent aux compétitions à travers des écrans. Et pourtant, les corps, eux, restent totalement réels. Les jambes brûlent réellement. Le cœur monte réellement à 180 pulsations. Les seuils physiologiques explosent réellement. La souffrance est authentique.
Et c’est probablement là que le cyclisme virtuel devient beaucoup plus intéressant qu’un simple produit technologique. Car au fond, MyWhoosh ne vend pas seulement un logiciel. La plateforme vend une expérience de performance humaine dans un environnement digitalisé. La nuance est importante.
Durant notre échange, Matt Smithson insiste d’ailleurs sur le fait que la crédibilité du eCycling vient avant tout du niveau réel des performances produites. Selon lui, le tournant majeur des dernières années est simple : il est désormais impossible de nier les qualités physiques des meilleurs compétiteurs. Cette reconnaissance progressive a profondément changé la perception de la discipline.
LE MOMENT OÙ TOUT A COMMENCÉ À CHANGER
L’un des éléments clés de notre discussion concerne justement cette question de crédibilité. À quel moment le eCycling est-il réellement devenu un sport sérieux ? Il n’existe évidemment pas une seule réponse. Matt évoque plutôt une accumulation progressive de facteurs : l’amélioration technologique des plateformes, la qualité croissante des compétitions, l’évolution des audiences, l’investissement financier de certains acteurs et surtout l’implication de l’Union Cycliste Internationale.
L’arrivée de l’UCI a changé énormément de choses. À partir du moment où une fédération internationale décide de reconnaître officiellement une discipline, le regard général évolue immédiatement. Ce qui ressemblait auparavant à une niche technologique commence soudainement à entrer dans le champ du sport institutionnel.
Mais ce qui est intéressant, c’est que Matt ne réduit jamais cette évolution à une simple validation politique. Pour lui, la reconnaissance institutionnelle n’est qu’une étape parmi d’autres. Ce qui donne aujourd’hui de la valeur au eCycling, c’est surtout la qualité des athlètes et l’intensité des compétitions. Et sur ce point, son discours est clair : les meilleurs eCyclistes sont de véritables sportifs de haut niveau.
QUI EST MATT SMITHSON ? |
UNE NOUVELLE ESPÈCE D’ATHLÈTES
L’une des questions les plus passionnantes de notre échange concerne justement les profils des meilleurs compétiteurs. Qui sont vraiment les champions du eCycling ? Sont-ils simplement des cyclistes qui roulent à l’intérieur ? Ou assistons-nous progressivement à l’émergence d’un nouveau type d’athlète hybride ?
Matt Smithson reconnaît immédiatement que la question est complexe. Bien sûr, la physiologie reste fondamentale. Sans moteur physique exceptionnel, impossible d’exister au plus haut niveau. Les watts demeurent centraux. Le rapport puissance/poids reste déterminant. Mais réduire l’eCycling à une simple équation physiologique serait une erreur.
Les meilleurs compétiteurs développent également des qualités très spécifiques liées à l’univers virtuel. Ils doivent comprendre les dynamiques de course numériques, maîtriser parfaitement les mécaniques de plateforme, optimiser leur gestion de l’effort en fonction des algorithmes et développer des capacités tactiques extrêmement fines.
Autrement dit, il ne suffit plus simplement d’être fort physiquement. Il faut aussi comprendre le système. Et c’est là que l’eCycling commence progressivement à se différencier du cyclisme traditionnel. La discipline développe ses propres codes, ses propres intelligences de course et ses propres logiques compétitives.
Matt reste néanmoins prudent lorsqu’il s’agit d’opposer frontalement cyclisme réel et virtuel. Il existe évidemment des passerelles. Certains athlètes sont capables d’exceller dans les deux univers. Mais au fil de la discussion, on comprend aussi qu’il considère progressivement l’eCycling comme une discipline autonome.
Cette évolution est capitale. Parce qu’à partir du moment où un sport développe ses propres spécialistes, ses propres structures compétitives et ses propres compétences distinctives, il cesse d’être une simple extension d’une autre discipline. Il devient un territoire à part entière.
MYWHOOSH NE VEUT PAS ÊTRE “JUSTE UNE APPLICATION”
Un autre aspect très intéressant de la conversation concerne la manière dont Matt définit réellement MyWhoosh. Et la réponse est révélatrice… À plusieurs reprises, il nuance les catégories traditionnelles. MyWhoosh est évidemment une plateforme d’entraînement. Mais ce n’est pas seulement cela. C’est aussi un environnement compétitif, une expérience communautaire, un espace social, un produit technologique et une forme de divertissement. Cette multiplicité est essentielle pour comprendre ce qui se joue actuellement dans le cyclisme virtuel.
Le modèle économique moderne du sport ne repose plus uniquement sur la compétition. Il repose aussi sur l’engagement utilisateur, la fidélisation, la communauté et la capacité à maintenir l’attention des pratiquants dans la durée. C’est précisément pour cela que Matt parle souvent d’expérience globale.
Les utilisateurs ne viennent pas seulement chercher un entraînement. Ils viennent chercher une immersion, une progression, une sensation d’appartenance, une forme de compétition… et parfois même une identité numérique. Cette logique rapproche d’ailleurs énormément le eCycling de l’univers du gaming et des plateformes digitales modernes. Et c’est probablement là que réside une grande partie de son potentiel.
LE VÉRITABLE DÉFI : FABRIQUER DE L’ÉMOTION
Mais plus l’entretien avançait, plus une question devenait centrale : comment transformer des données physiologiques et des avatars numériques en véritable spectacle sportif ? Le problème est immense. Le cyclisme traditionnel produit naturellement de la dramaturgie. Les paysages, la météo, le danger, les attaques, les visages marqués par l’effort, le bruit du public ou même la beauté visuelle des grands cols participent tous à l’émotion. Le vélo possède déjà, dans sa forme classique, une puissance narrative presque naturelle. Dans l’univers virtuel, cette émotion doit être reconstruite autrement.
Et Matt Smithson semble parfaitement conscient de ce défi. Le eCycling ne peut pas simplement se contenter d’être crédible sportivement. Il doit aussi devenir regardable. Compréhensible. Spectaculaire. Autrement dit : les watts doivent devenir intéressants à regarder.
Cette idée résume probablement une grande partie de la problématique actuelle du secteur. Parce qu’aujourd’hui, le sport moderne vit autant de son audience que de sa pratique. Les plateformes doivent désormais penser la diffusion, le rythme des compétitions, la lisibilité des données, l’engagement des spectateurs, la narration des événements et même l’expérience médiatique globale.
En observant Matt parler de ces sujets, on comprend rapidement que MyWhoosh ne regarde pas uniquement le cyclisme. La plateforme regarde aussi le monde du streaming, du gaming compétitif, des réseaux sociaux et des nouveaux usages numériques. Et c’est probablement là que le sujet devient réellement fascinant. Car à mesure que ces univers commencent à se mélanger, l’eCycling cesse progressivement d’être simplement une pratique sportive. Il devient un objet hybride.
L’ARGENT ET LA QUESTION DU PRIZE MONEY
Impossible évidemment d’éviter la question financière. Pourquoi investir autant dans les compétitions ? Pourquoi injecter autant d’argent dans le prize money ? Quelle est la logique réelle derrière cette stratégie ? Matt reste naturellement prudent sur certains aspects économiques. Mais plusieurs idées émergent clairement au fil de la discussion.
D’abord, MyWhoosh semble encore dans une phase de structuration de son écosystème. Les investissements massifs servent à accélérer la crédibilité de la discipline, attirer les meilleurs athlètes et construire une visibilité mondiale suffisamment forte pour imposer durablement la plateforme dans le paysage du sport numérique. Le prize money agit ici comme un signal.
Dans le sport moderne, l’argent représente souvent une forme de validation implicite. Lorsqu’une discipline commence à distribuer des récompenses importantes, le regard général change immédiatement. Les médias s’y intéressent davantage. Les sponsors deviennent plus attentifs. Les athlètes prennent la pratique plus au sérieux.
Et MyWhoosh semble parfaitement comprendre cette mécanique. Mais au-delà du simple aspect financier, ce qui frappe surtout, c’est la dimension stratégique globale du projet. La plateforme ne semble pas vouloir simplement accompagner l’évolution du eCycling. Elle cherche clairement à participer activement à sa structuration.
Cette ambition se ressent constamment dans le discours de Matt Smithson. Derrière les compétitions et les environnements virtuels, on sent une volonté beaucoup plus profonde : celle de contribuer à définir ce que pourrait devenir cette discipline dans les années à venir.
LA QUESTION DE LA LÉGITIMITÉ
Durant notre échange, une tension revient souvent : le eCycling a-t-il besoin de la validation du cyclisme traditionnel ? La question est beaucoup plus profonde qu’elle n’en a l’air. D’un côté, le lien avec l’UCI apporte évidemment de la reconnaissance, une structure officielle et une crédibilité institutionnelle forte. Mais de l’autre, l’eCycling développe progressivement sa propre culture, ses propres usages et ses propres références.
Matt reste très diplomate sur ce sujet. Pourtant, on sent bien qu’un équilibre délicat est en train de se construire. Le cyclisme virtuel bénéficie encore énormément de l’héritage émotionnel et culturel du vélo traditionnel. Mais il pourrait aussi, à terme, devenir quelque chose de beaucoup plus indépendant qu’on ne l’imagine aujourd’hui.
Et c’est précisément ce qui rend cette période aussi fascinante. Nous assistons peut-être à quelque chose d’assez rare dans l’histoire du sport : un moment de transition où une discipline commence progressivement à construire sa propre identité, ses propres codes et sa propre légitimité. Nous assistons peut-être à la naissance d’une nouvelle discipline… en direct.
UNE GÉNÉRATION QUI CONSOMME LE SPORT AUTREMENT
Vers la fin de l’entretien, la conversation prend progressivement une dimension presque sociologique. Matt Smithson évoque plusieurs fois les nouvelles générations, les usages digitaux et l’évolution des comportements. Selon lui, les jeunes publics consomment déjà le sport différemment. Ils naviguent naturellement entre réel et virtuel. Ils regardent des compétitions sur Twitch, jouent en ligne, suivent des créateurs de contenu et vivent dans des environnements numériques permanents.
Pour eux, la frontière entre sport physique et univers digital semble beaucoup moins rigide que pour les générations précédentes. Et c’est probablement là que le potentiel du eCycling devient immense. Parce qu’au fond, cette discipline parle autant du futur du sport que du futur de notre rapport collectif à la performance.
Pendant des décennies, le sport était profondément lié à un lieu physique : un stade, une route, une piste, une salle. Aujourd’hui, des athlètes du monde entier peuvent s’affronter simultanément dans un environnement entièrement numérique tout en produisant des performances physiologiques totalement authentiques. Le décor change. Pas l’effort. Et peut-être que toute la révolution du eCycling tient précisément dans cette phrase.
LE FUTUR SERA HYBRIDE
À mesure que la discussion avançait, une idée s’imposait de plus en plus clairement : le futur du cyclisme sera probablement hybride. Le réel et le virtuel ne vont pas s’annuler mutuellement. Ils vont coexister, se nourrir et s’influencer. Cette opposition presque caricaturale entre “vrai vélo” et “vélo virtuel” semble d’ailleurs déjà appartenir au passé.
Le vélo traditionnel conservera évidemment une puissance émotionnelle unique. Rien ne remplacera totalement les grandes ascensions alpines, les pavés de Roubaix ou les images du Tour de France traversant des paysages grandioses. Le cyclisme réel gardera toujours cette dimension sensorielle et presque poétique qui fait une partie de sa magie.
Mais parallèlement, le cyclisme virtuel ouvre de nouveaux territoires. Il permet de rouler sans contrainte géographique, de connecter des athlètes du monde entier, de démocratiser certaines pratiques, de créer de nouveaux formats compétitifs et surtout de rendre le sport accessible à des populations qui n’auraient peut-être jamais eu accès à cet univers autrement. Et c’est probablement ce qui intéresse autant Matt Smithson : cette capacité de la technologie à élargir le champ des possibles.
LE CYCLISME EST PEUT-ÊTRE EN TRAIN DE CHANGER DE DÉFINITION
Au moment de quitter la conversation, une sensation étrange persiste. Comme si le sujet dépassait désormais largement la simple question du home-trainer, du vélo virtuel ou même de la technologie elle-même. Parce qu’au fond, ce dont parle réellement le eCycling, c’est de l’évolution du sport moderne. De notre rapport au réel. De notre manière de vivre la performance, la compétition, l’effort… et peut-être même l’émotion sportive.
Pendant longtemps, nous avons associé la performance à un lieu physique précis. Une route. Un stade. Une piste. Une montagne. Le sport existait dans un décor tangible, presque sacré. Aujourd’hui, cette idée commence doucement à se transformer. Les environnements numériques deviennent capables de produire de vraies émotions sportives, de vraies compétitions et surtout de vraies performances physiologiques.
Le décor change. Pas l’effort. Et c’est probablement ce qui rend cette transition aussi troublante. Car le cyclisme virtuel n’est peut-être pas destiné à remplacer le vélo traditionnel. Rien ne remplacera totalement le bruit d’un peloton lancé à pleine vitesse, les pavés humides de Roubaix, les lacets de l’Alpe d’Huez ou la beauté presque irréelle d’un lever de soleil sur une route de montagne. Mais il pourrait profondément transformer notre manière de vivre le vélo. Au fil de cette heure d’échange entre Abu Dhabi et Paris, malgré les fuseaux horaires, les cultures différentes et les milliers de kilomètres qui nous séparaient, une même sensation revenait constamment : celle d’assister à une transition. Presque silencieuse. Presque invisible encore. Mais déjà bien réelle.
D’un côté, un sport historiquement ancré dans la matière, la route et les paysages. De l’autre, une nouvelle génération qui navigue naturellement entre performance physique et univers numérique, entre avatars et watts réels, entre communauté virtuelle et souffrance authentique. Et peut-être que le plus fascinant dans tout cela est justement là : dans cet instant précis où deux mondes commencent lentement à se superposer. Un monde où l’on roulait uniquement sur la route. Et un autre où les frontières entre sport, technologie, compétition, communauté et divertissement commencent progressivement à disparaître. Lorsque l’écran s’éteint et que la conversation avec Matt Smithson se termine, une idée continue alors de tourner dans la tête. Et si le futur du cyclisme avait déjà commencé… dans le silence d’un home trainer ?
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