Test des lunettes de triathlon et natation EKOÏ Aqua Racer

Avec les Aqua Racer, Ekoï étoffe sa gamme triathlon en lançant une nouvelle paire de lunettes pensée pour la natation en eau libre comme pour la compétition. Développé en collaboration avec des athlètes de haut niveau et porté en course par le champion du monde IRONMAN français Sam Laidlow, ce modèle se positionne clairement sur le segment haut de gamme de la marque. Son design de lentilles profilées, à l’aérodynamisme travaillé, vise à optimiser la glisse et la stabilité, tandis que l’ajustement précis et la vision périphérique large en font une paire adaptée aussi bien à l’entraînement qu’à la compétition. Les Aqua Racer sont dotées d’un traitement anti-buée efficace et sont disponibles avec verres foncés ou clairs selon la luminosité. Nous les avons testées en bassin olympique, par conditions très ensoleillées comme couvertes.

Par Pierre-Maxime Branche – Photos : ©EKOÏ et Bartłomiej Zborowski/Activ’Images
Bartłomiej Zborowski/Activ’Images

Depuis plusieurs saisons, EKOÏ multiplie les collaborations avec des équipes cyclistes World Tour (comme NSN Cycling Team et Lotto-Intermarché) et des athlètes et triathlètes élites de renom comme Patrick Lange ou Rudy Von Berg. Ce travail de terrain avec des pros nourrit directement la conception de ses produits, dont ces Aqua Racer, conçues en collaboration avec le Frenchie Sam Laidlow, champion du monde Ironman 2023. Elles ont ainsi été testées dans des conditions de course réelles et intenses.

Avec les Aqua Racer, EKOÏ – marque française pionnière de la vente en ligne en 2008, née à Roubaix (Nord) et aujourd’hui installée à Fréjus (Var) – continue donc d’affirmer son ambition dans le monde du triathlon et muscle sa présence côté natation en délivrant un modèle spécifiquement pensé pour l’eau libre et la compétition de haut niveau. Il ne s’agit pas là d’un simple accessoire de piscine, mais bien d’un équipement technique, affûté, développé avec les standards du plus haut niveau mondial.

Conçues dans une logique de performance pure, les Aqua Racer se distinguent par un profil de lentille hydrodynamique, pensé pour ‘’trancher l’eau’’ avec efficacité. L’objectif : minimiser la résistance, optimiser la glisse et offrir une stabilité maximale, notamment dans les phases les plus intenses (départs groupés, virages de bouées, plongeons). Un vrai plus pour les triathlètes qui cherchent la vitesse sans sacrifier le confort.

Joint TPR, double sangle et ponts de nez interchangeables

EKOÏ ne cache pas ses intentions : cette paire est destinée à séduire les pratiquants exigeants, ceux qui veulent du matériel fiable, durable et calibré pour la course. Le positionnement haut de gamme, près de 60 euros tout de même, est clair, assumé, mais cohérent avec le reste de la gamme triathlon de la marque.

Côté conception, la monture mise sur l’essentiel : un joint en TPR ergonomique (un matériau hybride entre caoutchouc et plastique) assure la bonne tenue sans marquer le visage, tandis que le système de double sangle doit permettre un serrage précis. Trois ponts de nez interchangeables sont fournis pour adapter le fit à chaque morphologie.

Les lunettes sont proposées avec deux types de lentilles : les verres sombres SW4 à miroir, pensés pour les séances en extérieur par forte luminosité, et les verres clairs SW1, plus polyvalents pour la piscine ou les conditions de faible lumière. Toutes deux bénéficient d’un traitement anti-buée, atout indispensable pour garder le cap en eau libre comme en bassin.

Design profilé, fabrication soignée, confort pensé pour durer : les Aqua Racer ne sont pas qu’un modèle de plus dans la gamme, elles incarnent une volonté claire de proposer des lunettes d’entraînement et de course performantes.

Bartłomiej Zborowski/Activ’Images

Dans l’eau…

Testées sur plusieurs sessions en bassin olympique extérieur, les EKOÏ Aqua Racer ont révélé un profil polyvalent et abouti, conçu pour répondre aux besoins d’un triathlète régulier, à l’entraînement comme en course. Sans révolutionner le genre, elles cochent les cases essentielles : bonne vision, bon maintien, bon confort.

Premier bon point : la clarté de la vision. Le champ large et incurvé permet une bonne lisibilité et visibilité, y compris en périphérie, ce qui représente un vrai plus pour les phases d’orientation. Pas de buée, pas d’eau qui rentre une fois les lunettes bien ajustées, et une stabilité convaincante, même après quelques plongeons, culbutes ou accélérations plus toniques. Sur ces aspects, le modèle remplit son rôle.

Les verres foncés SW4, prévus pour les sessions en extérieur, se sont montrés bien adaptés : pas d’éblouissement face au soleil d’autant plus dans un bassin orienté plein sud, tout en restant suffisamment clairs par temps couvert. Le revêtement miroir réduit efficacement les reflets sans gêner la lecture du terrain. C’est bien dosé.

Bartłomiej Zborowski/Activ’Images

Autre point positif : le confort. Le joint en TPR épouse bien les contours du visage, sans qu’il soit nécessaire de trop serrer. Il assure un bon équilibre entre étanchéité et souplesse. Ce confort s’est confirmé tout au long des séances d’entraînements plus ou moins longues, sans points de pression marqués, ni besoin de repositionner le masque. Au vu des sensations, il semble prêt pour affronter de longues distances en mer ou lac pour ceux qui envisage un format XXL / Ironman.

Le pont de nez interchangeable est un autre point fort du modèle : trois tailles fournies, un système de fixation simple et robuste, facile à ajuster même en dernière minute. Le système est breveté EKOÏ. C’est bien pensé, surtout pour ceux qui peinent à trouver une bonne étanchéité avec des lunettes standard.

À l’inverse, le système de double sangle laisse une impression plus mitigée. S’il remplit son rôle en assurant un maintien solide et fiable – ce qui reste l’essentiel –, son design et son ergonomie semblent un peu datés face aux standards actuels. L’ajustement demande un certain doigté pour être précis, et les extrémités des sangles, une fois serrées, ont tendance à traîner si elles ne sont pas soigneusement rangées. Ce détail donne une touche un peu « old school » à un produit pourtant positionné sur le haut de gamme. Un système plus intuitif ou intégré aurait sans doute permis de conjuguer maintien optimal et praticité moderne.

Un modèle abouti, confortable et fiable

Côté fabrication, les Aqua Racer sont conçues en France mais produites en Asie, comme de très nombreux modèles concurrents. La finition est propre, le boîtier de transport est pratique, design et joli, et l’ensemble respire la solidité et la qualité. Rien à signaler de ce côté, les matériaux choisis (polycarbonate, TPR, silicone) font le job, et le poids léger (35 g annoncé, 36 g vérifié) permet de les oublier rapidement à l’effort.

La promesse est tenue : les Aqua Racer sont une paire performante, fonctionnelle, avec un bon compromis entre confort, vision et maintien.

Difficile, pour ne pas dire illusoire à notre niveau, de quantifier l’effet précis du profil hydrodynamique annoncé par la marque sur la glisse ou la pénétration dans l’eau. En conditions réelles, même sur des séries intenses, ces gains potentiels restent imperceptibles sans outils de mesure spécifiques ou tests en laboratoire. Cela ne remet toutefois pas en question la conception aboutie des lentilles, pensée pour optimiser chaque détail, mais il faut rester lucide : seuls des nageurs d’élite ou des analyses scientifiques rigoureuses pourraient objectiver ces bénéfices.

Bartłomiej Zborowski/Activ’Images

Plus concrètement, à près de 60 euros, le positionnement est plutôt haut de gamme. Certains y verront un investissement justifié par la durabilité et les caractéristiques techniques, d’autres préféreront rester sur des références plus abordables, surtout pour un usage exclusivement en piscine.

Avec les Aqua Racer, EKOÏ signe une paire de lunettes de natation aboutie, confortable et efficace, pensée pour répondre aux exigences des triathlètes comme des nageurs réguliers. Sans fioritures inutiles, elles misent sur l’essentiel : une vision claire et large, notamment pour permettre une bonne orientation en eau libre par tous les temps, un maintien fiable et un ajustement précis. Si leur prix les positionne dans le haut du panier, la qualité perçue, la conception sérieuse et l’expérience en conditions réelles justifient cet investissement pour celles et ceux qui recherchent un modèle fiable à l’entraînement comme en compétition.

 

Les EKOÏ AQUA RACER en bref…

Les + : confort, visibilité, stabilité
Les – : serrage et prix

Design hydrodynamique incurvé – Lentille catégorie sw4, teinte foncée- Pont de nez interchangeable (3 tailles, système breveté EKOÏ) – Vision périphérique optimale – Revêtement miroir anti reflet et anti éblouissement. Double sangle de serrageTraitement anti-buéeJoint en Thermoplastic Rubber. Composition : 50% Polycarbonate, 30% Thermoplastic Rubber, 20% Silicone. Conception : France. Confection : ASIE. Poids : 35 g. Vendu avec son étui en silicone. Prix : 59,99 euros

Contact : www.ekoi.fr

 

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Pierre-Maxime Branche

- 43 ans - Journaliste professionnel depuis 2004 en presse sport spécialisée et information générale. - Pratiques sportives actuelles : triathlon & fitness. - Instagram : pierre_maxime_branche

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