Partager la publication "GORE Fernflow & Spinshift : maîtrise du froid et du vent"
Quand l’hiver cesse d’être une contrainte pour redevenir un terrain de jeu. Et c’est là que l’ensemble Gore va nous éclairer. Car oui, il arrive toujours un moment, chaque année, où le cycliste comprend que la saison a changé. Ce n’est pas une date précise. Ce n’est pas non plus la première météo annoncée à une température à un chiffre. C’est plus subtil que ça. C’est un ressenti. Une atmosphère. Une manière différente d’aborder la sortie. Et c’est précisément dans ce basculement que l’équipement prend tout son sens…
Par Jeff Tatard – Photo : @jefftatard
C’est ce matin-là où l’on hésite devant l’armoire. Où l’on regarde le ciel plus longtemps que d’habitude. Où l’on se demande si l’on va vraiment sortir… ou si l’on va simplement remettre à demain.
L’automne et l’hiver ont cette particularité : ils ne pardonnent pas l’approximation.
Soit l’on s’adapte, soit l’on subit. Soit l’on accepte de composer avec le froid, le vent, l’humidité diffuse et la lumière basse, soit l’on range le vélo.
C’est précisément dans cet entre-deux, ce moment où la passion est intacte mais où les conditions se durcissent, que s’inscrit le trio GORE Fernflow + Spinshift.
Trois pièces qui n’essaient pas de transformer l’hiver en été, mais qui rendent l’hiver roulable, vivable, et surtout désirable.
GORE : une marque qui parle peu, mais qui sait exactement ce qu’elle fait
Avant de parler vêtements, il faut rappeler qui est Gore.
Pas seulement une marque de textile cycliste, mais une entreprise de science appliquée au mouvement.
Fondée en 1958 sous le nom W. L. Gore & Associates, la marque s’est imposée mondialement avec l’invention de la membrane GORE-TEX, devenue une référence absolue dans l’outdoor, l’alpinisme, la voile… et bien sûr le cyclisme.
Chez Gore, on ne promet pas l’impossible. On observe, on teste, on mesure.
La philosophie est simple : la fonction prime toujours sur la forme, même quand la forme est élégante.
Cela donne des produits parfois discrets, rarement démonstratifs, mais presque toujours justes. Et ce trio Fernflow / Spinshift s’inscrit exactement dans cette lignée.
La veste Fernflow : maîtriser le vent sans enfermer l’effort

La Fernflow est typiquement le genre de veste que l’on ne remarque pas immédiatement… jusqu’au jour où l’on se rend compte qu’elle est devenue indispensable.
Ce n’est pas une veste de pluie intégrale. Ce n’est pas non plus une simple surcouche symbolique.
C’est une veste coupe-vent intelligente, conçue pour ces journées où le froid vient principalement de l’air, où l’humidité est présente mais jamais franche, et où l’on a surtout besoin de régulation.
Une protection finement dosée
Le tissu est coupe-vent, traité déperlant, mais volontairement respirant.
L’objectif n’est pas de créer une barrière étanche totale, mais d’empêcher le refroidissement brutal lié au vent tout en laissant la chaleur produite par l’effort s’échapper naturellement.
Sur la route, cela se traduit par une sensation très appréciable : on reste protégé, sans jamais se sentir enfermé.
Une coupe réellement cycliste
La Fernflow adopte une coupe précise, pensée pour la position sur le vélo. Rien ne flotte, rien ne tire. Les épaules restent libres, le buste bien protégé, et le col suffisamment haut pour couper le vent sans gêner la respiration.
La capuche, fine et discrète, peut se porter sous le casque (pas au-dessus, ça ne passe pas…). Ce n’est pas un gadget : dans certaines conditions, elle devient un vrai atout, notamment quand le vent et l’humidité se conjuguent.
Une esthétique hivernale élégante
Visuellement, GORE fait un choix sobre et parfaitement maîtrisé.
La veste adopte un noir profond et uniforme, sans contrastes superflus ni artifices graphiques. Un parti pris volontaire, fonctionnel et intemporel, loin de toute surenchère visuelle.
C’est une teinte qui fonctionne particulièrement bien en hiver, lorsque la lumière est basse et rasante : discrète, élégante et efficace, elle constitue une alternative sûre pour ceux qui recherchent une esthétique technique sans excentricité.
Le maillot thermique Spinshift : la pièce centrale du système

S’il ne fallait retenir qu’un seul vêtement de cet ensemble, ce serait sans doute le maillot thermique Spinshift à manches longues.
C’est la pièce que l’on enfile quand on ne sait pas exactement ce que la météo va décider pour nous. Et bien souvent, c’est le bon choix.
Chaleur maîtrisée, respirabilité constante
Le tissu est thermique, avec un intérieur légèrement brossé, suffisamment dense pour conserver la chaleur corporelle, mais jamais étouffant. Même lorsque l’intensité augmente, l’excès de chaleur s’évacue naturellement.
Ce maillot peut se porter…
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La couleur : une lisibilité pensée, jamais décorative
Ici, la couleur n’est jamais un effet de style gratuit.
La veste Fernflow, en violet pâle, contrastée par des manches violet foncé, assume une élégance hivernale sobre, presque feutrée. Une teinte qui capte la lumière basse de l’hiver sans chercher à s’imposer, et qui offre une alternative crédible au noir intégral souvent omniprésent à cette saison. Bref, on a aimé et pas seulement parce que cela fait rappel avec le logo du vélo…
La visibilité, elle, n’est pas portée par la veste mais pensée ailleurs, de manière plus stratégique.
C’est le bas du cuissard, avec ses touches de jaune, qui joue ce rôle essentiel. Placée au niveau des mollets, là où le mouvement est le plus lisible, cette couleur améliore considérablement la perception du cycliste sur la route.
Ce n’est pas un jaune décoratif. C’est un jaune utile.
Une manière simple et intelligente de rappeler que, même hors saison, la lisibilité et la sécurité font pleinement partie de la performance.
Des détails pratiques et bien pensés
Trois poches dorsales accessibles, une poche zippée sécurisée, une coupe stable qui ne bouge pas avec le temps ni les kilomètres. Le Spinshift est un maillot conçu pour rouler longtemps, sans jamais y penser.
Le cuissard long thermique Spinshift : protéger sans contraindre

Le bas du corps est souvent le premier à souffrir lorsque les températures chutent. Quadriceps refroidis, genoux sensibles, muscles qui peinent à monter en température.
Le cuissard long thermique Spinshift apporte ici une réponse simple, efficace, sans surenchère.
Un tissu qui accompagne le mouvement
Le tissu est thermique, extensible et brossé à l’intérieur. Il conserve la chaleur sans alourdir, épouse la jambe sans la comprimer, et accompagne parfaitement le pédalage.
Les bretelles, bien ventilées, assurent un maintien constant sans points de pression inutiles.
Une peau adaptée à l’endurance hivernale
La peau intégrée privilégie le confort et la stabilité. Ce n’est pas une peau radicale de compétition, mais une peau cohérente avec l’usage hivernal : sorties longues, intensité variable, routes parfois dégradées.
Le détail intelligent : le bas de jambe jaune
Le cuissard est majoritairement noir, sobre et fonctionnel.
La seule touche de couleur se situe au bas des jambes, en jaune.
Ce choix est particulièrement pertinent : les mollets sont en mouvement permanent. En les rendant visibles, Gore améliore considérablement la lisibilité du cycliste pour les autres usagers de la route.
Chez Gore, la couleur n’est jamais décorative. Elle est toujours stratégique.
Une cohérence d’ensemble rare
Pris séparément, ces trois vêtements sont très réussis. Mais c’est ensemble qu’ils prennent tout leur sens.
La Fernflow coupe le vent sans enfermer.
Le Spinshift thermique régule la chaleur et améliore la visibilité.
Le cuissard protège les jambes sans brider le mouvement.
On obtient un système vestimentaire cohérent, pensé pour l’automne avancé et l’hiver tempéré. Un ensemble pour ceux qui roulent par choix, pas par habitude.
Notre avis
Ce trio Fernflow / Spinshift n’est pas un produit marketing opportuniste.
C’est du Gore pur jus : réfléchi, mesuré, cohérent.
Chaque pièce fait exactement ce qu’on lui demande, sans chercher à en faire trop. Pas de promesses irréalistes, pas de discours creux. Juste des vêtements conçus pour rouler quand les conditions deviennent plus exigeantes.
Le verdict 3bikes
- Ce kit ne s’adresse pas à ceux qui détestent l’hiver.
- Il s’adresse à ceux qui roulent déjà, et qui veulent continuer à bien rouler.
Gore ne vend pas du rêve.
Gore vend de la constance, de la fiabilité, et une vraie compréhension du cyclisme hors saison.
Et dans ce contexte, c’est sans doute l’une des propositions les plus justes du moment.
Conclusion
Ce trio Gore ne transforme pas l’hiver en été. Il fait mieux : il rend l’hiver acceptable, agréable, parfois même inspirant.
Rouler quand les routes sont vides, quand la lumière est basse, quand le vent rappelle que rien n’est acquis… c’est aussi ça, le cyclisme.
Et avec la Fernflow et les Spinshift, Gore rappelle une chose essentielle : le vélo n’est pas une question de saison, mais de relation au temps.
L’ensemble GORE Fernflow & SpinshiftLes + : Excellente gestion du vent et du froid, respirabilité remarquable, coupe parfaitement adaptée à la position cycliste, cohérence globale de l’ensemble, choix de couleurs intelligents et fonctionnels, qualité de fabrication irréprochable, grande polyvalence automne / hiver Les − : Pas une protection pluie intégrale, positionnement tarifaire premium, nécessite une couche supplémentaire par grand froid Prix :
Disponible sur Gorewear.com |
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