Test longue durée des pneus Michelin Power Cup 25 mm Tubeless

Le marché actuel des pneumatiques est de plus en plus pointu. Nous n’avons jamais eu une offre aussi large et chaque constructeur y va de son modèle le plus performant, avec le meilleur rendement etc.. Si Continental avec son GP5000 SR fait maintenant office de référence dans le pneu Tubeless, le constructeur français Michelin nous a concocté un modèle qui rivalise avec le top de ce que le marché peut proposer.

Par David Polveroni – Photos : DR

Ce modèle dénommé Power Cup, digne successeur du Power Road, nous est livré ici dans sa version tubeless. L’objet du test en 25 mm sera poursuivi par un achat personnel en 28 mm sur une autre paire de roues. La gamme se décline en plusieurs modèles, bien détaillée dans le tableau ci dessous.

La gamme du Michelin Power Cup est très complète.

Ce pneu power Cup est disponible pour chambre à air, mais aussi en boyau et en tubeless.

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La première chose que l’on peut mesurer, son poids, ici vérifié à 254 g. Nous sommes dans la norme pour cette catégorie de pneumatiques. Une fois le pneu déplié, vient le moment du montage. Une chose qui peut se relever parfois compliquée, surtout en pneu sans chambre suivant la combinaison pneu/jante que l’on utilise.

Avec 254 g en 700×25, le Michelin Power Cup est relativement léger pour un pneu Tubeless.

Sur les roues RAR, Topwheels et Black Inc. sur lesquelles j’ai pu les monter, je n’ai eu strictement aucun problème. Les deux tringles se sont montées facilement, j’ai dû utiliser un démonte-pneu pour terminer la mise en place sur des jantes Venn. Un point positif. Vient ensuite leur mise en position et pour les faire clipper sur les tringles. Inutile d’essayer avec une pompe. La combinaison RAR/Conti est la seule qui m’a réussi avec uniquement une pompe. Il faut démonter l’obus et mettre un gros débit d’air dedans, le compresseur étant l’idéal mais un tank ou encore une cartouche d’air peut faire l’affaire.

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Une fois le pneu en place, il faut inévitablement le rendre étanche. Pour rappel c’est un Tubeless Ready.
Pour ce faire, il faut injecter 50 ml de préventif minimum. Bien repartir le produit en faisant tourner la roue, et/ou la secouer énergiquement. Mettre à la pression, 5 bar pour un premier test, il faut veiller à ce que le produit fasse effet et rende l’ensemble étanche. Une nuit doit faire l’affaire mais il faut avoir mis la bonne quantité de préventif. Il faut parfois y revenir et en rajouter si l’on a voulu limiter la quantité…

L’utilisation d’un liquide préventif assure l’étanchéité sur la jante et une prévention contre les crevaisons.

Sur nos jantes Rar Exalt, celles qui serviront la majorité du temps à l’essai de ces pneus, le premier constat qui saute aux yeux c’est le ballon formé par ce pneu. Des jantes avec 21 mm de largeur interne nous donnent un ballon externe de 27mm pour ces pneus (en 700×25 pour rappel). Le ballon n’est donc vraiment pas adapté à ces jantes, c’est trop large, et pénalisant sur le plan aérodynamique par rapport à un GP5000 par exemple. On est pointilleux, mais à l’heure actuelle, c’est une erreur de notre point de vue.

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Nous avons donc contacté Michelin pour nous éclaircir sur ce point : la conclusion c’est que ce pneu est conçu pour l’ensemble des jantes (et utilisateurs donc) du marché, à savoir du 17 mm par exemple. Une largeur de jante presque d’un autre temps. Cela dit, c’est ce que nous voyons sans avoir roulé avec.

Rendement de haut niveau

Les premiers tours de roues sont assez bluffants. On se sent tout de suite ici avec un pneu surfant sur la route. Les termes sont sans doute exagérés, mais les descentes et portions rapides sont un pur bonheur, le pneu siffle tel un boyau. Un régal ! En danseuse, le pneu donne cette petite nervosité que n’ont pas des Continental, pour rester dans la comparaison.

Sur certaines roues, le pneu en 25 prend beaucoup plus de volume.

Si la chape donne une impression d’être trop fine, sur le terrain cela ne se ressent nullement. On distingue clairement cette construction bi-composant, optimisée pour le rendement au centre, et pour le grip sur les cotés. Cette première se relève très bonne sur les tests indépendants que l’on peut trouver sur le web. Ce n’est pas l’objet de notre article, on leur fait confiance et on ressent cet effet “rendement”. Pour le grip, on apprécie ces prises de courbes en descentes en sentant son vélo bien accroché au sol, un élément vraiment positif et surtout sécurisant. Sur ce point aussi nous sommes sur du top niveau.

J’ai opté pour une pression à 4,7/5 bar, ce que m’a préconisé Michelin pour mes 56 kg. Et je dois dire que j’ai vraiment apprécié cette alchimie entre performance, grip et confort. Et cette dernière composante est améliorée sur une section de 28 mm sur les jantes Topwheels. Tout en gardant une bonne impression de rendement.

Juste après le montage, on distingue bien les deux composants différents entre la bande de roulement et les flancs.

Après près de 5000 km, 4700 exactement, je vais arriver au bout du pneu arrière, quasiment jusqu’à la corde. Les pneus ont vu tous types de conditions, et on sait par ailleurs qu’en montagne c’est surtout le pneu arrière qui s’use. De la canicule estivale à la neige sur le Gavia, ce sont des pneus très polyvalents qui m’ont donné totale satisfaction malgré quelques petits défauts. La neige et les sols froids des cols alpins cet automne, parfois humides, ont donné un grip moins bon que sur des sols plus chauds.

Mais le pneu adéquat chez le fabriquant de Clermont Ferrand serai plutôt un All Season à cette époque de l’année. D’autre part, on peut remarquer que le ballon plus large expose les flancs plus facilement aux coupures, puisque de nombreuses petites marques ont fait leur apparition. Une seule fois, il m’a fallu réparer le pneu pour crevaison, sur le flanc, durant ces nombreux kilomètres.

Les Michelin Power Cup Tubeless sont donc des pneus performants, endurants, qui résistent, et à un tarif de 60 € l’unité. On est ici pas loin de la perfection made in France, alors on ne va pas s’en priver.

Les pneus Michelin Power Cup Tubeless en bref…

Note : *****

Les + : rendement, adhérence, nervosité, durabilité, poids, prix
Les – : flancs plus exposés aux coupures / Ballon trop important sur jantes modernes 

Type : pneu tubeless – Nappe de protection : Aramid Shield – Gomme : Gum-X – TPI : 3×120 – Tringles : souples – Couleurs : Noir, Classique Flancs beige – Dimensions disponibles : 700×25/28/30 – Poids : 254 g vérifiés en 700×25 –
Prix : 60 € environ (l’unité)

David POLVERONI

  - 33 ans - Ambassadeur Factor et Castelli. Arpenteur de cols - Passionné de cyclisme - Plus de 30 victoires en Cyclosportives - Pigiste depuis 2018 - Pratique sportives actuelles : pur routier, gravel et dans le futur du VTTAE Strava : David Polveroni

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