Test du compteur Wahoo Elment Bolt V2

Le Wahoo Elment Bolt V2 se veut le remplaçant du Bolt, qui a permis à la marque américaine de se faire connaitre en matière de compteur. Car si Wahoo est désormais leader dans le domaine de l’indoor, comprenez l’home-trainer connecté, ils savent aussi très bien concurrencer Garmin dans le domaine des compteurs GPS.

Par David Polveroni – Photos : ©3bikes.fr

Le test, durant un mois, porte aujourd’hui sur le Wahoo Element Bolt V2, récent vainqueur du Ronde Van Vlanderen avec un certain Mathieu Van der Poel.

Au déballage, vous retrouverez avec celui ci :
– 2 supports (potence et frontal)
– 1 câble USB C
– Le guide de démarrage rapide et le compteur, évidemment.

Le Wahoo Elemnt Bolt V2 apparait comme un appareil qualitatif.
Le contenu de la boîte du Wahoo Elemnt Bolt V2 est classique.

Présentation 

Il reprend dans son format les caractéristiques du Bolt V1, avec pour dimensions 4,7 x 7,7 x 3,1 cm, un format plus petit que le Roam, le second modèle de chez Wahoo. Un format que je qualifierai d’idéal, ni trop petit pour être bien lisible et ni trop gros pour avoir l’impression d’avoir une tablette sur le cintre. Avec 70 g, nu, il reste aussi léger, même si le poids n’est pas le critère primordial d’un compteur.

La principale différence avec l’ancien modèle se situe au niveau de l’écran, c’est la première chose qui saute aux yeux. Sa taille a très peu changé, 2,2 pouces, soit 5,5 cm de diagonale. Pour comparaison chez le concurrent Garmin, on est à 2,6 pouces, et 6,6 cm.

L’ajout de couleurs apporte beaucoup de convivialité au Wahoo Elemnt Bolt V2.

Mais l’ajout de couleurs (64 ! ) donne un côté plus sympa et plus facile dans la lecture des données comme on le verra un peu plus loin dans la description. En plus des couleurs, l’écran dispose d’un fort contraste, ce qui renforce la bonne lisibilité, même sans rétro éclairage afin d’économiser la batterie…

Enfin celui-ci est muni d’une vitre gorilla glass qui lui assure une bonne solidité et limite les rayures. Dans la réalité, c’est aussi ce que nous avons constaté : il impose la solidité et aucune rayure n’est à déclarer après ces 6 semaines de test et pourtant je l’ai volontairement malmené. Il est comme neuf après 3500 km.

Pour ce qui est de l’écran, on est ici sur un modèle non tactile, avec justement une amélioration des boutons par rapport à la gamme précédente, mais aussi par rapport au Roam (modèle le plus haut dans la gamme chez Wahoo), ce qui laisse à penser qu’il devrait bénéficier lui aussi d’une nouvelle version bientôt…

Les boutons ont leur avantage : faire défiler les pages, chose basique, mais qui peut parfois vite devenir compliqué avec la pluie ou bien avec les gants l’hiver, est donc maitrisé et améliorée sur le Bolt V2. Le premier avait la tendance à être un peu dur, ce qui est modifié maintenant.

Au niveau de la charge, je regrette que l’on soit passé sur un câble USB – C et non USB. Et oui il faut -encore – un câble de plus à transporter. Mais cela permet une charge plus rapide du compteur.

Paramétrage 

Pour paramétrer le compteur, il est obligatoire de passer par l’application pour smartphone Wahoo Elemnt. Après avoir scanné le QRcode et enregistré l’appareil, vous pouvez ensuite paramétrer les écrans.

Il faut passer par l’application sur smartphone pour paramétrer le Wahoo Elemnt Bolt V2.

Il est possible de paramétrer le nombre d’écrans souhaités, avec neuf données sur chacun d’entre eux. Chaque écran peut être zoomable. C’est une caractéristique propre à Wahoo, avec les boutons de droite (ou bien des boutons satellites aux poignées, intégrée sur les nouveaux groupes Shimano 12 et Sram, et avec le EWU111 sur le 11 Shimano)), vous pouvez à n’importe quel moment diminuer le nombre de données à l’écran, pour vous concentrer d’avantage sur certaines, qui auront été classées au préalable par ordre de priorité.

Les boutons ont leurs avantages en termes de manipulation.
Le zoom permet de prioriser les données essentielles.

Il y a aussi une cartographie, très bonne, comme sur le Roam. Les cartes sont préchargées et il n’y a rien à acheter. Sur l’écran de la carte, on peut afficher quatre données, contre deux sur le Bolt, et le profil altimétrique de la sortie en cours ou bien du parcours programmé.

Les capteurs sont liés via le compteur puis paramétrés avec l’application. La majorité des capteurs Bluetooth et ANT+ sont pris en charge, y compris les boutons satellites chez Shimano ou Sram.

=> VOIR AUSSI : Acheter le compteur Wahoo Elemnt Bolt V2 à 269,99 €

Sur la Route 

Une fois appuyé sur le bouton central, la sortie est lancée et vous n’avez plus qu’à rouler ! L’auto pause peut être activée ou non. Vous pouvez programmer des entrainements via la plateforme Trainingpeaks, gratuite, de manière assez simple une fois le coup de main pris.

On a bien aimé justement cette fonctionnalité de suivi d’entrainement. C’est assez ludique avec la visualisation des intervalles en temps réel. La couleur permet aussi de bien visualiser les zones de travail pour ceux ayant des plans bien définis. Pour les autres aussi d’ailleurs ! La puissance, la fréquence cardiaque mais aussi la pente depuis la dernière mise à jour, ont des codes de couleur. Cela signifie que plus les données augmentent plus les couleurs sont alarmistes ! Gris… Bleu… Vert… Jaune… Rouge…

Cette nouvelle mise à jour concernant la pente permet de se rapprocher de la fonctionnalité Climb Pro de chez Garmin qui reste, selon moi, avec un temps d’avance en matière de navigation grâce à ce widget : savoir dans combien de temps débute la prochaine ascension et son pourcentage ainsi que son profil est un gros bonus.

La visualisation du dénivelé est intéressante pour bien gérer son effort.

Wahoo a bien travaillé sur ce point et désormais nous pouvons visualiser en temps réel le profil à venir, un peu moins précis donc que Climb Pro, mais cela donne une bonne idée du terrain sur lequel on évolue.

À noter qu’une fonction live track est possible, mais nous avons eu (et d’autres utilisateurs aussi) bien des déboires et un fonctionnement aléatoire de manière épisodique et hasardeuse sans raison.

Le suivi de trace est lui plutôt bien conçu sur une carte claire et nette. Des flèches vous guident ainsi que du texte à chaque intersection et vous recalculent un itinéraire s’il le faut. Les itinéraires se chargent automatiquement en wifi une fois qu’ils ont été créés sur une application tierce, Strava, Komoot ou bien n’importe quel fichier GPX en le transférant sur l’application Elemnt.

Le compteur peut afficher jusqu’à neuf données par écran.

Dans les faits cela marche bien, ou presque… Si on ne veut pas quitter / stopper l’itinéraire ou bien avoir plus d’infos dans la rubrique sinon plusieurs fois le compteur s’est freezé et a rebooté en cours de sortie. La récupération de la sortie a bien fonctionné donc sans conséquence mais c’est vraiment pénible quand cela arrive. Un point sur lequel Wahoo travaille encore.

Vous pouvez activer des leds sur le haut de l’écran qui peuvent représenter la FC, les Watts, la vitesse et qui comme sur l’écran se colorie en fonction de l’intensité. Mais on vous déconseille fortement l’utilisation, non pas pour que vos amis peuvent voir où vous en êtes en jetant un oeil, mais la batterie sera bien mieux optimisée. Tout comme le retroéclairage qui est largement suffisant… sur OFF ! Ainsi, on peut faire environ 12 h suivant les capteurs utilisés.

Point aussi assez important, le V2, comme l’ensemble des compteurs Wahoo, possède un capteur barométrique, insensible à l’humidité contrairement à son concurrent.  Finies les données d’altitudes farfelues en cas de mauvais temps…

La fonctionnalité Strava Segment Live est plus aboutie que chez Garmin de mon point de vue. La page en elle même permet de mieux se situer par rapport à l’effort en court. Une bonne estimation du temps qu’on va réaliser au fur et à mesure de l’effort et avec vos temps sur chacun des segments favoris une fois complétés. Au retour, le transfert se fait automatiquement sur l’application Elemnt, puis sur les plateforme connectées pour ceux qui le sont. Il est aisé à configurer et bien expliqué.

De manière général le Elemnt Bolt est très agréable à rouler. L’usage au quotidien est assez simple et il remplit l’ensemble des fonctions demandées par la pratique cycliste, que ce soit pour le suivi d’un entrainement, la navigation ou la lisibilité des infos essentielles. À mi-chemin entre le Edge 530 et le 830, proposé à un tarif de 299 €, il est sûrement l’un des meilleurs rapport qualité/option/prix du marché. Pour ceux possédant déjà la première version, le passage sur le 2 n’a guère intérêt, sauf à donner un coup de neuf à son champ de vision !

Le WAHOO ELEMNT BOLT V2 en bref…

Note : *****

Les + : rapport prix/fonctionnalité, écran couleur, précision du capteur barométrique
Les – : fonctionnement du suivi en direct aléatoire

Principales caractéristiques : Cartes préchargées : France, Belgique, Allemagne, Autriche, Danemark, Pays-Bas, Suède, Espagne, Canada, États-Unis, Australie, Angleterre, Écosse, Pays de Galles – Cartes supplémentaires gratuites: téléchargeables par wifi via l’application ELEMNT Companion – Itinéraires virage par virage: générés par l’appareil ainsi que des itinéraires de Ride With GPS, Komoot, STRAVA et presque tout autre fichier source d’itinéraires – Get Me Started (permet de revenir au point de départ) – Route To Start (le chemin le plus court vers le point de départ) – Back on Track (redirection sur demande) – Take Me To (création d’itinéraire sur demande) – Track Back (retracer l’itinéraire parcouru) – Lieux enregistrés (sur l’appareil et l’application) – Poids : 70 g – Prix : 299 €

Contact : wahoofitness.com

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David POLVERONI

  - 32 ans - Ambassadeur Factor et Castelli. Arpenteur de cols - Passionné de cyclisme - Plus de 30 victoires en Cyclosportives - Pigiste depuis 2018 - Pratique sportives actuelles : pur routier, gravel et dans le futur du VTTAE Strava : David Polveroni

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