Camping-car et cyclosport : cocktail premier choix !

Le marché du camping-car est en plein essor et si l’on s’en rend compte sur la route, on le voit aussi à l’occasion de chaque cyclosportive, où se regroupe une nouvelle catégorie de participants que l’on pourrait appeler « cyclocampingcaristes ».

Texte et photo : Bruno Cavelier – Article publié dans le n°147 de Cyclosport, en kiosque actuellement.

Le camping-car est avec le vélo le grand gagnant de la crise sanitaire. Il suffit de voir le long des routes, les parkings complètement vides de toutes les concessions. Il n’y a plus de stock en neuf, on peut donc penser que le marché de l’occasion suit le mouvement, et celui de la location a explosé cet été… Pour un cycliste, quoi de plus agréable que pouvoir loger sur place, proche du départ d’une course ? Arriver la veille, retirer tranquillement son dossard, manger « maison » avant une bonne nuit de sommeil et matos sur place à portée de main. Voici pourquoi il se construit petit à petit, une communauté de cyclosportifs qui se retrouvent bon an mal an, au départ des cyclosportives et autres événements cyclistes tels que championnats nationaux Master ou Ufolep, sans parler des virées en tant que spectateur, comme sur la route du Tour par exemple.

Liberté

En camping-car, on peut se garer carrément en spectateur sur le bord de la route d’une étape ou sur le parcours d’une cyclo, ceci sans aucune contrainte liée à un hôtel ou même un camping. Et cerise sur le gâteau, on vit chez soi, on mange comme à la maison, on dort, on se douche après l’effort… Bref, on vit sa passion en toute liberté, se décidant parfois à la dernière minute, sans aucun souci de logistique. Côté matos, c’est le must si on dispose d’une soute garage, permettant d’accueillir un porte-vélos, des outils, roues de rechange, etc. Mais un porte-vélos extérieur peut aussi faire l’affaire. Côté petit matériel, aucun problème également puisque, par exemple, le 12 volts vous permet de ne jamais tomber en panne de batterie que ce soit pour votre téléphone ou – surtout – votre Di2…

Fraternité

La tradition veut que deux camping-cars qui se croisent sur la route échangent un petit signe de la main, tout comme deux cyclistes le font aussi ou du moins, on l’espère, bien que cette tradition ait tendance à ce perdre… Imaginez alors les affinités lorsque deux camping-caristes partagent en plus leur même passion pour la petite reine… C’est une vraie solidarité qui s’installe entre eux, en attestent les véritables campements dressé à proximité des départs de courses où il est d’une facilité déconcertante de faire des rencontres, lier des amitiés qui souvent perdurent d’une année à l’autre. D’ailleurs, de plus en plus d’organisateurs prévoient des espaces permettant aux camping-cars de stationner gratuitement.

Egalité…

Finalement, le seul problème du camping-car, c’est son prix… Alors, de ce côté-là, il n’y pas égalité. Pour un véhicule neuf offrant toutes les fonctionnalités, il faut compter minimum 45 000 euros et un peu moins pour une occasion récente. C’est une sacrée somme mais pour profiter sans retenue de nos deux premiers points énoncés plus haut – liberté et fraternité – le jeu en vaut la chandelle pour peu que vous décidiez d’y consacrer un budget. Puis, une fois campingcariste, la notion d’égalité reprend le dessus car au niveau de la mentalité, il n’y a plus aucune différence entre le propriétaire d’un monstrueux véhicule dernier cri et celui qui entretient depuis des années sa coquille préférée : c’est la passion du vélo qui compte !

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