Triathlon de Gérardmer : le lac s’est enflammé !

Des champions et des performances bien sûr. Mais avant tout des sourires, des yeux qui brillent et des émotions intenses. La seconde journée du Triathlon de Gérardmer a offert sous un grand soleil un grand spectacle sur toutes les courses de ce dimanche. Des plus petits du Mini TriKids Bol d’Air aux plus grands du Découverte Harmonie Mutuelle et du Distance olympique Aptonia remporté par les deux sociétaires de Metz, Maxime Hueber Moosbrugger et Zsanett Bragmayer. 

Source : CP

Deux ans que les triathlètes attendaient ce week-end. Deux ans qu’ils se projetaient au départ d’une des épreuves du Triathlon de Gérardmer. Aucun n’a été déçu. Pour fêter cette 33e édition avec ce retour du sport, de la fête et de la convivialité, le soleil s’était même déplacé du premier départ à la dernière arrivée. Le bonheur pour les 4500 passionnés venus dans les Vosges et pour les 20 000 spectateurs présents tout au long des parcours.

Dimanche, dans le Triathlon Distance olympique Aptonia, le Metz Triathlon, venu en force avec la plupart de ses éléments de Division 1 au lendemain du Grand Prix de Quiberon, a constamment animé la course. Champion de France sprint la semaine dernière à Pontivy, Maxime Hueber Moosbrugger a ajouté une ligne supplémentaire à son palmarès. Après plus de deux heures de course (2h6’10’) il devance son coéquipier Thomas Sayer, déjà deuxième en 2019. « J’ai essayé de lisser ma course car celui qui gagne ici est souvent celui qui est le plus régulier, analyse-t-il. Je suis en bonne forme actuellement. Les stages en altitude effectués avec Metz nous permettent de pouvoir bien enchainer. Je connaissais ce triathlon de nom et j’avais très envie d’y participer. Alors gagner, c’est formidable. » « Maxime est au-dessus du lot en ce moment, constate Thomas Sayer. Je me suis accroché car ici, c’est chez moi. Il y avait mes amis, ma famille. Gérardmer, c’est tellement beau que même après dix heures de trajet pour rentrer de Quiberon, on ne peut pas ne pas venir. »

Seul le Brésilien Reinaldo Colucci, 35 ans, bien connu à Gérardmer (ses deux victoires sur le Triathlon XL de Gérardmer en 2005 et 2006 alors qu’il n’avait alors que 20 ans, l’avaient révélé au grand public) a réussi à s’immiscer dans la lutte entre Messins. Victime d’une crevaison et contraint à un abandon prématuré samedi sur le XL Je vois la vie en Vosges, le Brésilien avait à cœur de finir en beauté son week-end. « J’étais en belle forme et j’avais l’ambition de gagner le longue distance, commente-t-il. Je ne sais pas si j’aurais gagné sans la crevaison car les Français étaient très forts, mais je voulais finir mon week-end sur une bonne note. Je reviendrai l’année prochaine pour tenter de gagner à nouveau ici. » 

La Hongroise Zsanett Bragmayer, 12e des Jeux olympiques de Tokyo, et elle-aussi licenciée à Metz, a dominé la course féminine (2h28’19’’) et succède au palmarès à sa coéquipière messine Jeanne Lehair, victorieuse samedi du SuperG presented by Herbalife et Petit Meunier (voir plus bas). « Crazy ! Crazy ! c’était dingue, s’exclame-t-elle. On avait l’impression d’être sur le Tour de France ! C’est la première fois que je venais mais probablement pas la dernière. J’ai apprécié chaque instant de cette course. Le vélo est dur mais superbe. Je suis vraiment heureuse de ma course. Après Tokyo, j’avais besoin de courses où je venais juste prendre du plaisir. Gérardmer était parfait pour ça. » Elle devance d’une minute sa coéquipière de Metz Pauline Landron. Alexia Bailly complète le podium.

Dans le Découverte Harmonie Mutuelle, épreuve marquée par la présence record de 45% de femmes sur le millier de participants, le sociétaire du Tri Val de Gray (Haute-Saône) Nicolas Maillot et la Belge Zoé Leurs ont inscrit leur nom au palmarès. A l’arrière de la course, l’ancien basketteur emblématique du SLUC Nancy et de l’équipe de France Cyril Julian est venu courir aux côtés de deux membres d’un programme mené dans le cadre de sa structure « En formes », centre spécialisé dans la prise en charge et la réhabilitation sportive de personnes obèses. « Mission accomplie, se réjouit-il. C’est super de pouvoir accompagner des gens sur des défis personnels aussi importants. Et de voir que ça tire les larmes à la fin que les enfants viennent rejoindre leur mère, c’est du bon boulot. Je suis content. » Ses larmes séchées, Stéphanie confie son bonheur. « Après tout ce que j’ai traversé, c’est hallucinant d’en être arrivé là. Je suis partie du double de mon poids avec des problèmes de dos et d’autres problèmes. Aujourd’hui, c’est l’aboutissement de tout un parcours qui dure depuis plus de deux ans. C’est une super expérience où l’on va au bout de soi. Je le conseille à tout le monde. »

SuperG presented by Herbalife et Petit Meunier : Jeanne Lehair et Sylvain Fridelance, les premiers de l’histoire 

Quelle première ! Une ambiance de feu, du spectacle, du grand sport, des rebondissements, samedi, la première édition du SuperG presented by Herbalife et Petit Meunier, grande nouveauté du programme du Triathlon de Gérardmer, a enchanté tous les acteurs et spectateurs présents tout au long du parcours. Sur un format super sprint, les triathlètes au départ, Elites ou Espoirs, ont enchainé à trois reprises un parcours de 0,3 km de natation, 4 km de vélo (sur une boucle de 1 km) et 1,4 km de course à pied (boucle de 0,7 km). Avec une d’élimination à l’issue de chaque discipline dans chaque tour pour les concurrent(e)s à plus de 1’30’’, aucun répit.

Premières à s’élancer, les féminines ont offert une course à rebondissement. Partie en tête dès la première natation, l’Australienne Emma Jackson (8e des Jeux olympiques de Londres et gagnante de nombreuses courses internationales), a longtemps laissé ses adversaires à plus de 30 secondes. Mais un incident mécanique lors de l’ultime transition a permis à Jeanne Lehair de reprendre le commandement et d’aller inscrire son nom sur la première ligne du palmarès de ce SuperG presented by Herbalife et Petit Meunier. « J’ai eu un peu de chance, admet la sociétaire du Metz Triathlon, championne du monde et d’Europe du relais mixte en 2015. Ça me fait un peu de peine pour Emma car sans son incident elle aurait gagné. Mais c’est le sport et j’en ai profité même si c’est triste pour elle. J’aurais préféré faire un vrai duel avec elle tout au long de la course mais j’ai mal géré ma première natation et l’écart était déjà fait. »

Chez les hommes, le Suisse Sylvain Fridelance, habitué aux épreuves mondiales de la WTCS, a attendu la dernière rotation pour filer vers la victoire. Il devance le Luxembourgeois Bob Haller et l’Allemand Jonas Osterholt, eux aussi triathlètes de niveau mondial. Venus inaugurer ce format de course sur le rendez-vous vosgien, les athlètes étaient unanimes. « Il faut absolument maintenir cette course, lâche Sylvain Fridelance. C’est hyper spectaculaire, dynamique avec très peu de moments de répit. » « C’est une épreuve très exigeante, poursuit Jeanne Lehair. Surtout quand on replonge pour le deuxième tour après avoir déjà roulé et couru. Il faut être à la fois très rapide et endurant. Même si il faut garder tous les types de triathlon, ce format a un bel avenir car il se passe toujours quelque chose. »

Rendez-vous est donc pris pour 2022. « Le bilan est positif, se réjouit Paul Charbonnier, organisateur. Suite à l’annulation de la précédente édition, 95% des coureurs avaient reporté leur inscription à cette année. C’est une belle marque de confiance dont nous sommes fiers. Les coureurs ont été fidèles, tout comme les bénévoles et les partenaires. C’est l’ensemble de tous ces facteurs qui font la réussite d’un événement. Le SuperG Herbalife et Petit Meunier a également été un succès avec un grand spectacle et beaucoup de public. Il doit nous permettre de gagner encore en notoriété. Même le beau temps était de la partie ! » 

=> VOIR AUSSI : Tous nos articles MAG

Author:

Vous aimerez peut-être aussi

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.