Compte rendu de la Haute Route Alpes 2021

Iseran, Galibier, Alpe d’Huez, Bonette. Des noms qui résonnent dans la tête de n’importe quel cycliste. Ce sont ceux que j’ai empruntés cette semaine sur la Haute Route Alpes. Une édition reliant désormais Megève (et non plus Genève) à Nice, en six étapes plus un chrono en col, avec 800 km et 20 000 m de dénivelé positif. Cela caractérise l’épreuve par étapes comme étant l’une des plus difficiles au monde.

Par David Polveroni – Photos : DR

Les concurrents, un peu plus de 400, sont venus de partout dans le monde. On retrouve des coureurs de Dubai ou du Canada. Une grande diversité, ce qui fait de cette épreuve aussi une richesse à part entière. Revenons brièvement sur chaque étape où je vais vous parler de mon expérience.

La première étape est une boucle autour de Megève. Elle commence par le col des Aravis puis par l’enchaînement Colombière-col de Romme. C’est ici que s’arrête la première portion chronométrée avant une neutralisation jusqu’à la montée final à l’Altiport de Megève, via la route de Cordon. Je perds pas mal de temps dans la descente du col de la Colombière, qui me sera préjudiciable dans cette première partie chronométré. Deux petites minutes. Ensuite j’enchaine avec une crevaison lente pendant la traversée de Megève, mais je vais réussir à grappiller une minute sur la montée de l’Altiport. Devant, deux hommes se dégagent : Pipo Garnero et Loïc Ruffaut, qui seront une jambe au-dessus toute la semaine semaine.

La seconde étape relie Megève à Tignes par les cols des Saisies et le Cormet de Roseland puis la montée à Tignes. Dans le premier col, je réussis à accrocher Loïc et Pipo, mais dans la descente, un peu bloqué mentalement, je me fais lâcher, puis rattraper et déposer par le groupe de poursuivants. Je reviens sur le pied de la montée de Roseland et je garde le contact avec le groupe. J’arrive ensuite à reprendre une minute sur la fin de la montée de Tignes, là où les coureurs du tour de France devaient terminer l’étape en 2019. Sur cette étape Loïc reprend le maillot de leader.

Puis c’est l’étape Reine le lendemain : départ neutralisé jusqu’à Val-d’Isère, puis on enchaine avec le col de l’Iseran où la descente est neutralisée. Un peu mou en ce début d’étape, je concède une dizaine de secondes, avant une longue vallée nerveuse jusque Saint-Michel-de-Maurienne, et l’on attaque l’enchaînement Télégraphe-Galibier. Je pars seul, et j’arrive à prendre jusqu’à sept minutes d’avance sur mon poursuivant direct et à remonter ainsi à la troisième place au général.

Chrono de l’Alpe d’Huez en guise de quatrième étape. Je termine à la cinquième place et je perds deux minutes sur mon concurrent mais j’ai encore toujours un matelas de 2’15 d’avance.

Pour aller à Briançon, nous avons une étape courte et nerveuse. Au départ de Bourg-d’Oisans, nous attaquons le Lautaret. J’attaque tout de suite, peut-être un peu à tort. Au sommet du col, nous sommes quatre à basculer, les quatre premiers du général. À Lantin du Granon, je laisse filer les trois premiers et je me mets à mon rythme. Je reviens ensuite à 3 km du sommet sur le troisième. Mais il me fait le sprint à l’arrivée pour s’octroyer une dizaine de secondes.

Le lendemain, étape très difficile avec l’arrivée à Auron. Une première partie jusqu’à Guillestre avec de petites côtes. Puis le col de Vars, est enfin le toit de cette Haute Route : la Bonnette, toujours aussi magnifique… Je roule un peu trop, et mon adversaire arrive à me reprendre du temps dans la Bonnette. 1’30. Il ne me reste alors plus que 30 secondes dans Auron où je perds complètement pied. Je suis quatrième à une minute au général.

Dernière étape : une étape encore difficile avec le col de la Couillole. J’attaque avant même celui-ci, mais les équipiers de mon adversaire s’organisent. Et ils reviennent sur moi au pied. La course est un peu folle. On se retrouve à une vingtaine de secondes des deux premiers au sommet du col. L’explication va continuer tout au long de l’étape. J’arrive à sortir sortir et à prendre un peu d’avance. Mais mon adversaire revient sur moi. Je termine donc quatrième de cette Haute Route sans aucun regret, car j’ai tout essayé. J’ai pu vraiment bien m’amuser cette semaine et m’épanouir avec une adversité et un groupe homogène, ce qui était vraiment plaisant. Je n’avais pas encore vécu ce type d’expérience cette année, ni même sur certaines éditions. À suivre, je vous ferai partager tous les jours ma course sur cette Haute Route Dolomites, sur cinq jours, avec quatre étapes et un chrono.

Les classements : ici

=> VOIR AUSSI : Le site de l’épreuve

=> VOIR AUSSI : Tous nos articles MAG

David POLVERONI

  - 36 ans - Entraineur - Ambassadeur Factor et Castelli - Arpenteur de cols - Passionné de cyclisme - Plus de 30 victoires en Cyclosportives - Pigiste depuis 2018 - Pratique sportives actuelles : pur routier, gravel et dans le futur du VTTAE Strava : David Polveroni

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Kärcher étoffe sa gamme de pistolet de nettoyage sur batterie avec le KHB4-18

Kärcher complète sa solution de nettoyage d’appoint du quotidien. Le nouveau KHB4-18 allie efficacité et confort d’utilisation pour nettoyer facilement meubles de jardins, vélos, motos, poubelles ou encore des petites surfaces dures. Compact et léger, le design du KHB4-18 a été pensé pour le rendre ergonomique et facilement transportable.

Source : CP

Un pistolet de nettoyage mobile et efficace 

Le KHB4-18 se distingue par son efficacité et sa facilité d’utilisation. La moyenne pression fournie par le produit, 21 bar, permet de nettoyer les objets déclicats sans abîmer les surfaces. Les nombreux accessoires, disponibles en option, tels que la brosse de sols, la lance multi-jets ou la rotabuse permettent d’adapter le produit au travail de nettoyage. Qu’il s’agisse de mobilier ou de jeux de jardin, d’un vélo ou d’une moto, le KHB4-18 est polyvalent pour un nettoyage adapté aux surfaces. De plus, ce produit issu de la plateforme batterie Power de Kärcher, possède un écran LCD intégré offrant ainsi à l’utilisateur une vue en temps réel du temps de batterie restant en minutes et en pourcentages.

Un design compact et autonome

Le design du KHB4-18 a été pensé par Kärcher afin de le rendre compact et ergonomique. La forme du pistolet garantit une prise en main facile et offre à son utilisateur un grand confort d’utilisation. De plus, le seau et la crépine d’aspiration fournies avec le produit (en version plus) lui confère une grande mobilité. Pour démarrer le nettoyage, rien de plus simple : il suffit d’insérer la batterie en un clic puis de connecter l’appareil à la source d’eau. Avec un poids d’1,70kg le KHB4-18 est léger et facilement transportable. Avec le KHB4-18, accessible au plus grand nombre et polyvalent, Kärcher vient étoffer sa gamme de pistolets de nettoyage. Toujours prêts à l’emploi, ils sont les partenaires idoines du nettoyage d’appoint au quotidien.

Issu de la plateforme batterie POWER de Kärcher

Le fonctionnement du KHB4-18 repose sur une batterie lithium-ion issue de la plateforme batterie Kärcher. Lancée en 2019, la plateforme de batterie POWER Kärcher se compose de nombreux produits 18V et 36V. La spécificité de la plateforme repose sur la technologie temps réel de la batterie POWER. Elle indique en temps réel l’autonomie et le temps de chargement restant en minutes et en pourcentages. Étanche et robuste, elle bénéficie d’une conception intelligente qui lui confère une longue durée de vie. La plateforme baterie POWER de Kärcher est composé de tailles haies, coupes bordures,tronçonneuses, souffleurs, etc.

Le KHB 4-18 : Caractéristiques techniques 

Dimensions – 292 x 89 x 228 mm – Poids 1,70kg (sans accessoires) – Temps de charge : 44 min (80 % avec chargeur rapide), 94 min (100 % avec chargeur rapide), 300 min (avec chargeur standard) – Autonomie : 14 min (18V – 2,5Ah) – Voltage batterie : 18V – Pression de service 22 bar – T°max eau : 40°C – Poignée pistolet avec rotabuse et lance simple à jet plat – Prix indicatif TTC : 109,99 € (sans batterie) ; 179,99 € (avec batterie)

A propos de Kärcher

Créée en 1935, la société familiale Kärcher dont la maison-mère est située à Winnenden en Allemagne, commercialise ses produits dans plus de 72 pays. En 2020, Kärcher compte 13 500 collaborateurs et réalise un Chiffre d’Affaires record de 2,721 Mrd€. L’innovation est au cœur du succès de la société qui détient plus de 1 700 brevets dont 640 actifs en 2020, et propose ainsi plus de 3000 produits destinés aux Professionnels et au Grand Public. Plus de 1000 ingénieurs et techniciens développent des solutions de nettoyage toujours plus performantes avec des technologies permettant de réduire l’impact environnemental des produits et des procédés de fabrication : moins de composants dans la conception des machines, détergents biodégradables à plus de 90% etc. Kärcher maintient également son engagement en matière de développement durable et de responsabilité sociétale en soutenant de nombreuses actions caritatives à travers le monde. Dès 2021, l‘ensemble des ses usines seront neutres sur le plan climatique; signataire de l’Appel de Paris en 2016, l’entreprise publie chaque année son bilan d’actions en terme de développement durable.  Ses engagements sociétaux sont croissants et ont été concrétisés en France en 2020 par la restauration de l’Escalier à cheval du Château de Fontainebleau, réalisation qui vient s’ajouter aux plus de 150 projets déjà réalisés dans le monde. A noter que Kärcher possède également en son sein une division destinée au matériel de décontamination, https://www.karcher-futuretech.com/fr/ étendant son expertise à des domaines souvent inconnus des français. Ces matériels sont plus que d’actualité également dans cette période.

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Guillaume Judas

  - 54 ans - Journaliste professionnel depuis 1992 - Coach / Accompagnement de la performance - Ancien coureur Elite - Pratiques sportives actuelles : route & allroad (un peu). - Strava : Guillaume Judas

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