Trilogie de Maurienne 2021

Avec près de 900 participants sur le week-end, la Trilogie de Maurienne s’est une nouvelle fois imposée comme une épreuve de premier plan, à envergure internationale.

Source : CP

Inscrite aux challenges Cyclo’Tour Rotor et au Gran Fondo World Tour, la Trilogie de Maurienne occupe une place de choix dans le calendrier sportif. Le premier challenge regroupe plus de 9 manches associées à 7 épreuves tout au long de la saison en France. Le second reprend la même recette en modifiant l’implantation des épreuves puisque celles-ci se déroulent sur 5 continents différents.

Malgré la situation sanitaire actuelle, l’assouplissement des contraintes a permis à de nombreux français et étrangers de venir (re)découvrir le plus grand domaine cyclable du monde, la Maurienne. Avec plus de 10 nationalités représentées, tous ont pu apprécier les charmes et le plaisir de poser ses roues sur les routes mauriennaises.

Trois jours, trois ambiances…

Après la première journée chronométrée de vendredi organisée sur les pentes du Col du Chaussy et de la Madeleine, les participants se sont retrouvés le samedi sur une autre montée chronométrée, cette fois-ci pour partir à l’assaut du Télégraphe et du Galibier. Ce format de course bien spécifique, où seules les montées sont chronométrées, permet à tous de se dépasser et de se mesurer sur des segments dédiés. Les célèbres cols de la Madeleine et du Galibier, deux mastodontes des Alpes, ont entamé le moral et le physique des participants avant le sprint final.

Première journée

C’est sous une fraiche rosée matinale que les 200 partants de cette première journée se sont élancés de la Tour en Maurienne vers le mythique Col de la Madeleine. Malgré des esprits encore embués par les rêveries de la nuit, une ambiance électrique régnait sur la ligne de départ. Les participants, tous plus motivés les uns que les autres, se sont élancés avec vigueur dans les premiers kilomètres du Col du Chaussy. Pas le temps de se mettre en jambe et de faire monter la température, le dénivelé important sur cette première longue montée creuse les écarts et permet au peloton de s’étirer.

C’est seulement après avoir avalé les 15 kilomètres d’ascension du Col du Chaussy, que les participants ont pu faire redescendre leur rythme cardiaque et s’hydrater grâce au ravitaillement liquide proposé par l’organisation au sommet du Col. Sur cette première journée, seules les montées étaient chronométrées, permettant à tous de récupérer et de redescendre en toute sécurité vers la prochaine difficulté.

Le col de la Madeleine en ligne de mire

Après une dizaine de kilomètres de descente, les participants ont récupéré la route du Col de la Madeleine. Les corps déjà fatigués par ces premiers kilomètres, il était l’heure de remettre la machine en route et d’attaquer la longue montée de 16 km vers Saint François Longchamp avec comme ligne de mire le Col de la Madeleine.

Avec plus de 1 100 m de D+ sur cette dernière portion, les participants ont puisé dans leurs dernières forces pour atteindre le sommet. À travers les alpages verdoyants et entourés par les pentes raides du Cheval Noir et du Grand Pic de la Lauzière, les participants sont arrivés au compte-goutte au sommet. Après un effort intense sur 16 km, les participants étaient récompensés par un panorama sur le Mont Blanc et les Aiguilles d’Arves, emblèmes de la Trilogie de Maurienne.

Avec plus de 21 km/h de moyenne, c’est Thomas LEMAITRE qui a remporté la course chez les hommes, suivi de près par Julien BERARD et Bruno MOREL. Avec 1h30 de montée le trio de tête a été deux fois plus rapide que les derniers arrivants, qui ont eux passé la ligne au bout de 3h30 d’effort.
Chez les femmes, Alyssa LURQUIN décroche la première place après 1h58 d’effort, devant Alice MEIGNIÉ et Nathalie FAVREAU.

Deuxième journée

À 9 h ce matin, 200 coureurs se sont élancés de la Tour en Maurienne sur une portion neutralisée de 15 kilomètres en direction de la commune de Saint-Michel-de-Maurienne. Après avoir attendu l’ensemble des participants, le top départ a pu être donné ! Dans le viseur : le Col du Télégraphe puis le mythique Col du Galibier.

Le pourcentage élevé et les nombreux lacets n’ont pas eu raison de la motivation des sportifs !
Ainsi, après une première portion sous l’ombre des arbres, les premières difficultés ont été surmontées avec courage par les participants. Cette première partie de parcours à permis d’allonger le peloton et de creuser les écarts. C’est au Col du Télégraphe que les coureurs ont pu reprendre leurs forces et leur souffle au ravitaillement liquide proposé par l’organisation. Après une partie neutralisée du Col du Télégraphe jusqu’à la sortie de Valloire, permettant à tous de traverser la Station Village en toute sécurité, les concurrents se sont retrouvés en ordre dispersé au pied du Galibier.

Le col du Galibier comme exutoire… ou comme pénitence !

Malgré des corps déjà bien éprouvés par la première partie chronométrée, tous les participants se sont attaqués à cette mythique ascension du Galibier. Avec 18 km à parcourir et plus de 1 235 m de dénivelé postif à avaler, cette deuxième partie réservait de bons moments sur le vélo. Entre plaisir, excitation et fatigue, les sentiments et les sensations étaient partagés sur cette ascension du Galibier. Même si le groupe de tête à surmonté cette difficulté avec vigueur et rapidité, pour le reste du peloton et pour les derniers participants, cette dernière ligne droite s’est révélée mentalement et physiquement douloureuse.

Tout cela s’est rapidement fait oublier une fois la ligne d’arrivée passée, au sommet du Galibier. Face au mythique panneau du Col et entouré d’un panorama grandiose, les participants ont vite retrouvé le sourire. Une seule sensation, la fierté d’avoir gravi une fois de plus, ou pour la première fois, l’un des cols routier les plus connus au monde.

Chez les hommes, Aurélien DOLEATTO (1:25:52) a été le plus rapide devant Thomas LEMAITRE et Bruno MOREL. Avec seulement 2 minutes d’écart au sommet le trio de tête à grimpé en moins d’1h30 les deux difficultés de la journée. Chez les femmes, Alice MEIGNE (1:56:19) s’est imposée devant Florence LE GALLIC et Alyssa LURQUIN après 2h de montée chronométrée.

Troisième journée

Le tryptique mauriennais s’est achevé ce dimanche sous un soleil radieux avec les 3 parcours du Mollard, de l’Arvan et de l’Arvan Villard. Le parcours du Mollard (55km | D+1 250m) a pris la direction de Villargondran avant de s’engager sur les 52 lacets de la montée d’Albiez-Montrond et du Col du Mollard.

Le parcours de l’Arvan (85km | D+3 100m) s’est lui dirigé vers l’impitoyable Col du Glandon avant de rejoindre le Col de la Croix de Fer. Les Aiguilles d’Arves en ligne de mire, les cyclistes ont eux aussi rejoint le Col du Mollard avant de finir leur épopée par le rond-point Opinel et la Montée de la Toussuire. Version bodybuildée du parcours de l’Arvan, le parcours de l’Arvan Villard (120km | D+3 650m) emprunte les mêmes routes que son petit frère, mais permet aux cyclistes une montée en température plus progressive avec une longue section de plat pour s’échauffer.

Remarquons les victoires de Jocelyn GUILLOT (04:12:37) et d’Alyssa LURQUIN (05:23:28) sur le Grand Parcours et de Damien JEANJEAN (03:20:41) accompagnée de Florence LE GALLIC (04:15:57) sur le Moyen Parcours.

Pour tous les participants, l’arrivée à la Toussuire a été une véritable délivrance et la fin d’un week-end chargé d’efforts et d’émotions. Des efforts consentis mais voulus par les participants qui n’ont pas oublié d’apprécier la beauté des paysages et l’investissement (signaleurs, ravitaillement, etc.) de chaque commune traversée.

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