Quel cycliste êtes-vous devenu ?

La crise sanitaire a chamboulé nos habitudes concernant le calendrier cyclosportif. À force de reports, nous disposons de belles épreuves très tard dans la saison… Pour notre plus grand bonheur. Comment se relancer dans l’aventure ?

Par Bruno Cavelier – Article paru dans Cyclo Coach n°69 – Photo : pxhere.com

Chaque cycliste a vécu à sa façon la période troublée que nous venons de traverser depuis bien plus d’un an. Il y a ceux qui ont baissé les bras, ceux qui se sont acharnés, d’autres qui ont trouvé ailleurs la réalisation de leur passion, sur Zwift, en se tirant la bourre entre potes ou autre. Ce qui a changé, c’est le manque d’objectif à dates fixes, entretenant ainsi une raison d’aller s’entraîner, de s’organiser pour être libre le week-end. Dans un contexte d’annulation d’épreuves, on s’est aperçu qu’aller rouler en semaine pour être tranquille le week-end en famille, ce n’est pas si mal que ça… Comment se remettre dans le bain suivant son profil ?

Le roule toujours

Course ou sans course, il a continué à faire comme si rien n’était. Il a fait le métier et n’a pas pris le moindre gramme de gras. Affûté comme une lame, il est prêt. Donc, à l’heure où c’est reparti comme il y a deux ans, à savoir le retour des épreuves estivales notamment au mois d’août, il peut s’engager les yeux fermés et viser des résultats immédiats à son niveau habituel. Le problème pour lui, ça va être de rester au top jusqu’au mois d’octobre où, contrairement à d’habitude, les épreuves vont se bousculer dans le nouveau calendrier. Gare à la baisse de régime…

Le déprimé

Il a baissé les bras. Par manque d’objectif et a ronger son frein, il a découvert que, finalement, rester au chaud le dimanche lorsque la météo faisait quelques caprices – même légers – n’était pas si désagréable que ça. Mais à force de remplacer le vélo par les apéros entre potes, forcément, sa forme s’en ressent aujourd’hui… Et que dire de ses formes ? Le muscle saillant a disparu sous une fine couche de gras, donc par dépit, le pèse personne ne fait plus partie de son univers. Il lui faut profiter des beaux jours pour aller borner et du soleil pour privilégier grillades et crudités. Avec un peu de volonté, il sera prêt pour réaliser une magnifique fin de saison !

Le nouveau connecté

Avec la crise, ses contraintes et les diverses interdiction de mettre le nez dehors, lui qui n’aimait pas spécialement tourner les pattes en restant sur son home-trainer comme un hamster dans sa cage, il a découvert Zwift. Et pire, il s’est pris au jeu : compétitions connectées, divers challenge, l’Alpe d’huez ou le Ventoux à domicile… Que rêver de mieux ? Mais voilà, pédaler sur place sans confrontation réelle, sans vent ni nids de poule, ce n’est pas vraiment faire du vélo. Alors, s’il a bien sûr entretenu sa forme, il va falloir reprendre les bonnes habitudes : se tenir en peloton, gérer les relais face au vent, éviter la chute… Une fois ceci revisité, il devrait faire honneur à un vrai dossard d’ici quelques semaines.

Le néophyte

C’est celui qui vient de découvrir le cyclisme, au bénéfice du grand boum de l’univers du cycle, principal gagnant de la crise sanitaire. Il a sorti son vélo pour se balader dans un périmètre autorisé, et ça lui a plu. Puis il s’est du coup payé une belle machine – et ils sont nombreux à l’avoir fait puisque les marques sont aujourd’hui en rupture de stock – et il s’est découvert une progression fulgurante. Pour lui, c’est le top : il peut profiter de cet été pour s’organiser une période d’entraînement méthodique – en suivant nos conseils – il va s’éclater sur les belles épreuves reportées en octobre, à une période où le calendrier tend à s’appauvrir lors d’une saison normale.

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