Pauline Ferrand-Prévot : « Déjà super en forme et vraiment motivée » pour 2021

Entre stage de préparation et régénération, vélo de route et travail d’intensité, avant une toute petite opération et une coupure méritée le temps de souffler pour les fêtes de fin d’année, Pauline Ferrand-Prevot fait le point sur son intersaison. « Déjà super en forme et vraiment motivée », la Française s’estime bien dans les temps et poursuit sa progression linéaire vers 2021. 

Source : PFP News – Crédit photos : ©RedBull Contents/Bartek Wolinsky

Après ta victoire sur les mondiaux et l’Europe, on t’a vite revue sur un vélo. Pas de coupure cette année ?

Je m’organise différemment. Les années passées, comme les saisons étaient très longues, je ressentais en général un vrai besoin de couper et de partir, mais là, avec ce millésime si particulier, amputé en raison de la crise sanitaire, c’est autre chose. J’avais envie de reprendre le vélo, l’entraînement, donc pas de raison de s’en priver.

Et comment tu te sens ?

Déjà super en forme et vraiment motivée ! Je sais que je ne suis pas en retard, au contraire ! J’ai déjà retrouvé un bon niveau et je suis dans une optique de progression assez linéaire. En fait, j’ai l’impression de ne pas avoir atteint mon top niveau, car toutes les années précédentes, j’étais souvent blessée ou opérée ou en saison de cyclocross durant l’hiver, donc jusqu’à présent, je n’avais jamais pu réaliser le travail d’intensité que je suis en train de faire. Là, j’ai fait davantage de vélo de route et je sens plein de points d’amélioration physique, que je gagne des watts. Et puis, je préfère mettre un gros coup de collier maintenant et profiter un peu plus sereinement des fêtes de fin d’année, que je passerai dans les Vosges… où je pourrai travailler techniquement.

Au final, ce deuxième confinement a été moins dur à vivre que le premier ?

Oui, clairement, car les sportifs de haut niveau bénéficiaient d’une dérogation leur permettant de poursuivre leur entraînement. C’est une chance, j’en ai bien conscience, donc j’ai partagé le plus possible ces images de sorties sur mes réseaux, car c’était aussi une façon pour moi de donner des bouffées d’air aux gens qui me suivent et qui vivaient peut-être un confinement plus strict. Et pour tout dire, je ne me voyais pas refaire une session aussi énorme de home-trainer à la maison ! Là, au contraire, j’en ai profité pour réaliser un séjour de préparation et de régénération à la montagne, toucher à d’autres choses différentes mais complémentaires, avant de me faire opérer – c’est une toute petite intervention  – pour me remettre totalement de ma fracture du nez de l’an dernier à Tokyo, qui avait laissé un déplacement de ma cloison nasale, même minime, mais dont la réparation pouvait favoriser une meilleure oxygénation. Voilà, je mets tout ça en place et j’espère vraiment pouvoir profiter au maximum de cette saison de préparation.

DANS LES STARTS

« Pas de courses en décembre. Le mois sera surtout marqué par la coupure des fêtes, que nous passerons dans les Vosges, et quelques visites médias importantes à Paris. Ensuite, il sera temps de repartir pour une nouvelle année…»

Qui est Barry Austin, l’entraineur de Pauline Ferrand-Prevot ?

Coach de Pauline depuis deux saisons, Barry Austin occupe aussi une place à part dans son entourage. « Il était l’entraîneur de l’équipe Canyon-Sram, il ne m’entraînait pas spécifiquement à l’époque, car je travaillais avec Gérard Brocks, mais ça avait tout de suite matché, parce que c’est quelqu’un de très fin psychologiquement. Il avait même pris ma défense pour expliquer qu’à cause de ma blessure, je n’étais pas en mesure de participer au Giro, contrairement aux souhaits de l’équipe. Donc après son départ, je l’ai pris en coach personnel. En revanche, ses entraînements sont vraiment très durs – Il m’arrive de le détester sur certaines séances (rires) ! »

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