Test longue durée des roues Roval Rapide CLX

Depuis cet été, Roval a revu une partie de sa gamme de roues (uniquement pour freins à disque) et propose désormais les Rapide CLX avec une hauteur et une largeur de jante différenciées entre les roues avant et arrière. Le résultat sur la route est enthousiasmant, comme nous avons pu le vérifier après un test de plus de 3000 km.

Par Guillaume Judas – Photos : @3bikes.fr/DR

Les Roval Rapide CLX sont parmi les roues aérodynamiques les plus légères du marché.

Si la marque Roval est désormais liée à Specialized, cela n’a pourtant pas toujours été le cas. Et si l’enseigne californienne tient aujourd’hui à bien distinguer les deux entités, c’est d’abord parce que les deux marques sont différenciées par leurs équipes de développement, et aussi pour ne pas décourager les acheteurs potentiels des roues américaines et qui possèderaient un vélo avec un autre label. Les roues Roval concurrencent directement des produits largement renommés sur le marché, et sont en plus d’un rapport qualité-prix de bonne facture.

Roval, ce n’est pas seulement la marque de roues de Specialized. elles peuvent se monter sur des vélos d’autres marques.

C’est pourtant dans les années 80 que commence l’histoire de Roval, entre les mains d’un artisan français. Claude Lehanneur développe en petites séries des roues qui se distinguent par des solutions techniques originales et qui mettent l’accent avant tout sur l’équilibre de comportement. Fluides, bien finies et déjà montées avec peu de rayons (pour l’époque), les roues Roval pour la route ou le VTT connaissent un certain succès chez les amateurs de beau matériel qui affichent un certain anticonformisme. C’est à partir de 2005 que Specialized rachète la marque, et commence à développer des roues destinées à être montées sur la gamme de vélos complets de la marque. Quinze ans plus tard, Roval est devenue une marque de référence, aux côtés de Campagnolo, Fulcrum, Shimano, Mavic, Enve, DT Swiss, Corima ou Zipp, et dont les Alpinist CLX et Rapide CLX sont les derniers fleurons pour la route.

Un profil différencié

Pour succéder aux CLX 50 et CLX 64 qu’elles remplacent dans la gamme, les Rapide CLX bénéficient d’une hauteur et d’une largeur de jante différenciées. Une solution originale qui a pour objectif de favoriser l’aérodynamisme et la maniabilité, notamment lorsqu’il y a beaucoup de vent. La roue arrière mesure ainsi 60 mm de haut pour une largeur totale de 30,7 mm, quand la roue avant affiche 51 mm de haut et 35 mm de large. Une largeur externe qui ne modifie pas pourtant la largeur interne des deux jantes, à 21 mm. Ainsi, monté sur les Rapide, un pneu de de 700×26 comme le Turbo Cotton a une dimension réelle de 28,5 mm de large, qui reste inférieure à la taille de la jante avant. 

Le pneu de la roue avant est plus étroit que la jante.

Si cela reste visuellement surprenant, cet élargissement procure plusieurs bénéfices. Tout d’abord, avec un pneu plus étroit que la jante, la trainée aérodynamique est moindre et se diffuse mieux autour de la jante, puis autour des tubes du cadre du vélo. Ensuite, le pneu est monté avec une forme plus ouverte, ce qui autorise des pressions de gonflage moins importantes sans que les flancs ne se déforment et altèrent le comportement dynamique du vélo, notamment lors des passages en danseuse ou des changements de trajectoire. Enfin, le profil très large procure à la jante une forme de U prononcée, qui rend la roue avant moins sensible aux rafales de vent latérales, et donc améliore la maîtrise du vélo dans ces conditions.

Cette vue de profil montre bien la différence de hauteur entre la roue avant (à gauche), et la roue arrière (à droite).

Ce sont des possibilités d’évolution qui ont été offertes uniquement grâce au freinage à disque, car une telle largeur ne serait pas compatible avec des étriers de frein traditionnels.

La largeur interne de 21 mm est très importante.
Découpe des deux jantes avant et arrière.

Si la roue arrière est plus haute et plus large que la roue avant, c’est qu’elle n’a pas à répondre aux mêmes contraintes. Puisqu’une partie de la roue est cachée par le tube de selle, c’est sa partie arrière (celle qui est le plus en arrière du vélo) qui doit affronter les contraintes aérodynamiques, même si elles sont beaucoup moins importantes que la roue avant. Donc un profil plus haut et avec une forme de U plus fermé est dans ce cas le mieux adapté, d’autant plus que la roue arrière a moins d’incidence sur la direction du vélo et qu’une hauteur de jante élevée favorise la prise de vitesse lorsque le vent souffle de trois-quart, grâce à un effet « voile ».

Le profil de la roue avant est comme un U très ouvert.

Ce compromis original est aussi associé à une construction qui met l’accent sur le gain de poids. Avec le freinage à disque, Roval a pu retravailler la forme des crochets des jantes, puisque ceux-ci n’ont plus à supporter la chaleur du freinage avec des patins. Sur les Rapide CLX, on trouve donc un espace entre les bords de la jante et les crochets, qui permettent de limiter le poids des roues à 1407 g (vérifiés). Et ceci pour des roues à jantes hautes à pneus, ce qui est extrêmement performant, quand la concurrence se situe plutôt entre 1500 et 1600 g.

La roue arrière est un peu moins large.

Vous l’avez compris, les Roval Rapide CLX ne sont pas proposées à boyau, et ne sont pas compatibles Tubeless, de manière à optimiser le poids, puisque cette technologie exige une étanchéité spécifique. C’est assez surprenant quand on sait que Specialized propose par ailleurs des pneus Tubeless performants. Mais cela n’empêche pas les pros des équipes Deceuninck – Quick Step et Bora – Hansgrohe de courir et de gagner avec les nouvelles Alpinist CLX et Rapide CLX, à pneus donc.

Les roulements céramiques en moins

Par rapport aux précédentes CLX 50 et 64, les Rapide CLX sont proposées au même prix de 2398 €, progressent au niveau des jantes comme on l’a vu plus haut, mais perdent les roulements Ceramic Speed, qui sont remplacés par de « simples » roulements annulaires étanches. 

Les roues sont montées sur des moyeux Roval AeroFlange, avec un mécanisme de corps de roue libre DT Swiss EXP, avec des rayons DT Aerolite (18 à l’avant, 24 à l’arrière) et des têtes externes. Sur la roue avant, on trouve 6 rayons droits à droite, et 12 rayons croisés par deux du côté du disque. Sur la roue arrière, on trouve 8 rayons croisés par deux du côté du disque, et 16 rayons croisés par deux toujours, du côté de la transmission. La fixation des roues sur le cadre s’effectue avec un axe traversant de 142/12 pour l’arrière et 100/12 pour l’avant.

6 rayons droits seulement pour la roue avant, côté droit.

Polyvalence sportive

Ce qui frappe au premier abord concerne le confort des Rapide CLX, malgré leur profil haut. Un confort relatif, c’est vrai, mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agit de roues haut de gamme destinées à la performance. Lors de notre première prise en main avec l’essai du Specialized Tarmac SL7, les premiers tours de roues nous avaient surpris à ce niveau-là, mais nous ne savions pas encore si cela venait de l’ensemble du vélo. Un test plus complet avec un autre vélo confirme ce trait de caractère, et pas seulement grâce au montage des pneus Specialized Turbo Cotton. Nous avons aussi monté les roues avec des pneus Michelin Power Road, et le constat est le même : jusqu’à une pression de 7 bar, le contact avec la route est plutôt doux, et moins cassant qu’avec des Fulcrum Racing Speed 40 par exemple. 

Malgré la hauteur de jante, les Rapide CLX sont particulièrement confortables.

Une filtration des vibrations qui, si elle n’atteint pas forcément le niveau de jantes prévues pour le Gravel ou les pneus de 32 mm et plus, offre une excellente motricité sur les revêtements granuleux, que ce soit en position assise ou debout sur les pédales. Un plus pour le rendement, assurément.

Même pour un petit gabarit, le vent de côté n’est pas handicapant avec les Rapide CLX.

Testées certains jours de grand vent et en bord de mer, les Roval Rapide CLX se montrent également fidèles aux désirs de leurs concepteurs, avec une maniabilité étonnante pour ce type de produit. Bien sûr, avec un poids de moins de 60 kg et sous des rafales de 40 à 50 km/h, il faut bien tenir le guidon et éviter de lâcher les deux mains. Néanmoins, les dérives de la direction du vélo paraissent toujours prévisibles et sont surtout progressives. On ne ressent pas de coup de fouet qui pourrait provoquer une embardée, et on se rend compte que cette facilité de conduite participe à l’économie d’énergie sur une longue sortie. On rentre ainsi moins « cassé » et usé après une bonne balade qu’avec des roues de la même catégorie, malgré que ce soit, encore une fois, des roues destinées à la performance. En termes de pilotage, les Rapide CLX sont de notre point de vue aussi faciles que des roues de 40 mm.

Confort, rapidité, légèreté définissent ces roues très haut de gamme.

Leur poids très concurrentiel est bien sûr un atout lorsqu’il faut accélérer, relancer, ou grimper. Pour peu que l’on dispose d’un vélo qui assure une bonne homogénéité avec la rigidité des roues, l’ensemble parait tranchant sur la route, et ne semble jamais se désunir. Et même dans de longues portions montantes avec du pourcentage, si on adopte un rythme régulier, les Rapide CLX ne sont jamais handicapantes. La hauteur de jante, à l’avant surtout, implique une excellente coordination du haut du corps lors des passages en danseuse qui les rend forcément un peu plus exigeantes à basse vitesse que des roues à jantes basses. 

Sur le plat, l’effet d’inertie est un peu moins sensible que des roues plus lourdes. Mais les chronos sont là pour confirmer que ce sont des roues rapides, qui participent à augmenter la vitesse moyenne des sorties ou des segments en particulier. Avec le vent de face, on peut lutter autant qu’avec n’importe quel modèle de roues, mais dès que l’on prend le vent un peu de côté, on ressent comme un petit coup de pied aux fesses qui facilite la reprise de vitesse.

Les chronos sont là pour confirmer que ce sont des roues rapides, qui participent à augmenter la vitesse moyenne des sorties ou des segments en particulier.

En termes de rigidité pure, le freinage à disque nous retire un élément de comparaison avec l’absence de patins de frein sur lesquels les jantes pourraient venir frotter de temps en temps. Pourtant, sans que les roues puissent paraitre raides et complètement verrouillées latéralement, les démarrages puissants et les changements d’appui ne donnent jamais l’impression qu’elles puissent flotter. Là encore, l’homogénéité avec le cadre est importante en termes de sensations et de rendement, et il serait dommage de monter les Rapide CLX sur un vélo qui n’est pas à la hauteur.

Le montage d’autres pneumatiques ne change pas le caractère des Roval, notamment en termes de confort.

Après plus de 3000 km de test, les roues n’ont pas bougé et conservent de leur superbe sur le plan esthétique. Une inspection plus rigoureuse montre une absence totale de jeu dans les roulements et un corps de cassette en parfait état. On remarque toutefois que les roulements des moyeux accrochent un peu, du moins lors de leur manipulation à la main, ce qui mérite une surveillance ultérieure. Ils sont en tout cas clairement moins fluides que les roulements Ceramic Speed montés sur les CLX précédentes.

Au final, avec les Rapide CLX, Roval réussit à concilier plusieurs caractéristiques a priori antinomiques : de l’aérodynamisme, de la rigidité, de la légèreté, du confort et une maniabilité de très bon niveau pour ce type de roues. Une grande polyvalence, même s’il faut évidemment envisager une pratique sportive pour pleinement les apprécier. Dans ce domaine, elles se révèlent au moins du même niveau que des roues très haut de gamme de la concurrence, la plupart du temps vendues plus cher.

ROVAL RAPIDE CLX
Note : *****

Les + : polyvalence, poids, maniabilité, aérodynamisme, rendement, confort, rapport qualité-prix par rapport à la concurrence
Les – : roulements moins fluides que sur les modèles précédents

Type de jante : à pneu (chambre à air) – Jantes carbone – Freinage : disque – Hauteur de jante : 51 mm (avant), 60 mm (arrière) – Largeur de jante : 21 mm interne, 35 mm externe (avant), 30,7 mm (arrière) – Rayonnage : Radial/Croisement par 2 (2:1) – Nombre de rayons : 18 (avant), 24 (arrière) – Type de rayons : DT Swiss Aerolite T-head – Type d’écrous de rayons : DT Swiss ProLock hexagonal – Moyeux : Roval AeroFlange Disc, Centerlock, roulements étanches annulaires – Corps de cassette : HG/XRD – Mécanisme interne : DT Swiss EXP – Méthode d’assemblage : manuelle – Accessoires : Housses de roues Roval rembourrées. Disponibles en deux finitions : avec stickers blancs ou Stealth

Poids : 1407 g la paire (653 g avant, 754 g arrière)
Prix : 999 € (avant), 1399 € (arrière)

Contact : specialized.com

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Guillaume Judas

  - 54 ans - Journaliste professionnel depuis 1992 - Coach / Accompagnement de la performance - Ancien coureur Elite - Pratiques sportives actuelles : route & allroad (un peu). - Strava : Guillaume Judas

5 commentaires sur “Test longue durée des roues Roval Rapide CLX

    1. Bonjour,
      Oui, nous n’y voyons pas d’inconvénient, ce sont des roues polyvalentes et que nous avons pu tester avec plusieurs vélos différents.

  1. Bonjour, test intéressant, surtout pour l’aspect polyvalence La différence de prix se justifie t’elle avec des Ultegra c50?

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Premier essai du nouveau Lapierre Aircode DRS et détails de la gamme 2021

Lapierre présente la troisième génération de son vélo aérodynamique Aircode avec le nouveau Lapierre Aircode DRS. Introduction du freinage à disque, nouvelle géométrie du cadre pour un aérodynamisme toujours plus poussé, intégration totale des câbles, poids plus léger que l’ancienne version, compatibilité avec des prolongateurs pour le triathlon et une gamme qui s’étend sur 4 modèles de 2 999 € à 6 999 €. Retrouvez les détails et le premier essai du nouvel Aircode DRS, le plus performant de la famille Aircode.

Crédit photos : Lapierre / Ugo Richard / Groupama-FDJ / Nicolas Götz / Vincent Liky

La troisième génération d’Aircode s’enrichit de l’appellation DRS et surtout d’améliorations notables en termes d’aérodynamisme et d’intégration. Pour être toujours plus performant !

On l’avait aperçu en début d’année 2020, dans une phase de présérie en termes de lay-up carbone, aux mains des coureurs de Groupama-FDJ sur le Tour Down Under et à Paris-Nice, avec une sortie prévue initialement au mois de Mars… mais finalement repoussée par ce foutu Covid-19. Le nouveau Lapierre Aircode DRS a vraiment fait ses débuts aux yeux du grand public à la reprise la saison professionnelle en août, et Lapierre vient de lever le voile en cette rentrée sur la gamme 2021 de la troisième génération d’Aircode, « le plus performant de la famille Aircode » prévient d’entrée la marque.

10 succès pour Arnaud Démare depuis le début du mois d’août : le nouveau Lapierre Aircode DRS n’aura pas mis longtemps à s’imposer au plus haut niveau.

Après 2014 et 2017, Lapierre a donc développé le troisième volet de son modèle aéro Aircode, flanqué de la mention DRS (Drag Reduction System) puisée de la Formule 1 et inspirée des connaissances maison tirées de l’Aerostorm DRS en matière d’aérodynamisme. L’Aircode DRS, c’est le résultat d’une étroite collaboration entamée en 2016 entre les ingénieurs de la société de Dijon, la formation Groupama-FDJ dont la marque est partenaire technique depuis de multiples saisons, et le reconnu Professeur aérodynamicien Bert Blocken de l’Université technique d’Eindhoven. L’Aircode DRS est aussi le premier vélo de la famille en freinage à disque.

Fred Grappe et les ingénieurs Lapierre lors des phases de validation en soufflerie à Eindhoven.

Validé en soufflerie, le Lapierre Aircode DRS a notamment été développé suivant les études minutieuses CFD (Computational Fluid Dynamics), qui permettent de rentrer dans des détails infinis auxquels la soufflerie ne donne pas accès. L’objectif étant de savoir pour une zone donnée allant jusqu’au micron, ce qui s’y passe très précisément. Là où la soufflerie permet surtout de valider la position du coureur, d’un guidon et autres liens entre zones plus étendues.

Etudes CFD et développement en soufflerie : l’Aircode DRS est conçu pour défier le vent et le temps.

Pour un modèle avant tout destiné à défier le temps et le vent, Lapierre a donc réalisé un travail important pour réduire la trainée aérodynamique sur l’avant du vélo, au niveau de la douille de direction, de la fourche, et du tube diagonal pour en faire “une seule pièce”. La jonction des tubes facilite un flux d’air luminaire avec une faible résistance au vent pour chacun des tubes. Les travaux de Bert Blocken ont démontré que seules trois parties du cadre représentaient près de 70% de la résistance aéro du vélo : le tube diagonal (à 25%), la fourche (à 20%), la douille de direction et le boitier de pédalier (à moins de 10%).

Le Néerlandais de l’équipe Groupama-FDJ Ramon Sinkeldam ici dans le tube d’Eindhoven pour les phases de développement et de tests en soufflerie.

Lapierre a ainsi cherché à réduire la résistance aérodynamique sur 10 zones du cadre entre l’ancien et le nouveau Aircode DRS. La firme de Dijon se réjouit aussi d’avoir réussi à réduire la trainée aérodynamique par 2 au niveau de la jonction du tube supérieur/tube de selle. Le nouvel Aircode DRS se veut donc plus aérodynamique par vent de face et par 10° d’angle par rapport à l’ancien Aircode SL. Lapierre avance 13% de watts économisés à 50 km/h, à 0° angle de vent, et 5% de watts économisés à 50 km/h par 10° d’angle de vent (à 40 km/h, avec un vent de 10 km/h).

Les ergots présents sur l’ancienne version pour l’installation de l’étrier du frein à patins ont disparu. Une modification qui permet à l’air de mieux s’écouler à ce niveau.

Les études CFD ont permis également d’affiner les moindres détails, comme l’intégration de la fourche avec l’avant du cadre, pensée comme une seule pièce pour réduire la trainée aéro de l’avant vers l’arrière du cadre. Le nouvel Aircode DRS dispose également d’une nouvelle forme de tubes.

Une protection en film élastomère plus épais et plus collant va remplacer le film transparent trop fragile initial des premières versions à la jonction entre douille-tube diagonal-fourche.

Les profils de tubes NACA (en goutte d’eau) et KAMTAIL (à queue coupée), sont inspirés par la technologie et le savoir-faire aérodynamique Drag Reduction System acquis sur le développement du vélo de contre-la-montre Aerostorm DRS Disc. Comprenez, la partie la plus large du tubes est située vers le centre afin de réduire les dépressions (et donc les turbulences) sur l’arrière du tube. Douille de direction, tube diagonal et tube de selle étant les trois zones qui subissent le plus les pressions/dépressions.

Le nouveau Lapierre Aircode DRS bénéficie d’un nouveau guidage de câbles interne. Il est conçu uniquement pour un passage entièrement intégré des faisceaux Di2 ou gaines et des durites de freins, pour les versions mécanique ou électronique. Le cadre dispose d’un jeu de direction spécifique avec passage interne des câbles et durites dans (ou sous) la potence et dans les cales de rehausse et à travers les roulements 1’5’’. Dans cette logique, le pivot de fourche affiche un dessin spécifique avec passage interne dans la tête de fourche, pour une intégration complète des câbles et gaines et de la Box de jonction Shimano dans le cintre.

Intégration totale et cheminement des câbles et gaines en interne pour le nouvel Aircode DRS.

Fort de ces améliorations en termes d’aérodynamisme et d’intégration, le Lapierre Aircode DRS affiche une nouvelle géométrie pour une position plus agressive et plus aérodynamique. Le cadre dispose d’un nouveau ratio Stack/Reach, dans le but d’obtenir la meilleure géométrie pour les rouleurs/punchers et les sprinters mais aussi pour les triathlètes courte et longue distance qui ne souhaitent avoir qu’un seul vélo. L’Aircode DRS est bien évidemment un vélo à classer dans la catégorie Performance et efficacité. La géométrie se veut évolutive et progressive pour chacune des six tailles (du XS au XXL) proposées.

La nouvelle géométrie, approuvée par les meilleurs rouleurs et sprinters de la Groupama-FDJ tels que Arnaud Démare et Stefan Küng, présente un tube de selle plus relevé que sur l’ancien Aircode SL, pour un angle de selle constant du XS au M avec 74° angle de selle constant du L au XXL 73.5°. Le tube supérieur se veut 2 à 4 mm plus court, mais le Reach plus long (de 10 mm maximum) selon les tailles. La hauteur de douille de direction est identique et le cadre dispose des mêmes bases courtes de 405 mm pour un arrière plus réactif.

Grâce à sa construction spécifique en carbone UD SL, à l’usage de 3 et 6 fibres de carbone selon les versions, et aux connaissances acquises en technologies carbone depuis plus de 10 ans, Lapierre propose ainsi son vélo aérodynamique le plus performant depuis le lancement de la famille Aircode. Au rayon rigidité, le nouvel Aircode DRS avance 3% de plus au niveau du boîtier de pédalier, 10% au niveau de la douille de direction, 12% plus souple au niveau du triangle pour plus de confort et de réactivité du cadre. Le cadre présente un triangle arrière et des bases légèrement asymétriques pour contrer la présence du boîtier de pédalier sur la droite du cadre et aussi le frein à disque sur la base gauche. Il en va de même pour la fourche côté gauche, renforcée dans la zone de l’étrier.

 

Du côté de la balance, Lapierre annonce un cadre plus léger de 80 g par rapport à l’ancienne version, pour un vélo qui gagne en performance et efficacité. Lapierre met en avant également des solutions techniques pour expliquer l’impression d’un vélo qui paraît plus léger par le choix de solutions techniques et technologiques : comme « le nouveau tube supérieur plus sloping, l’angle de direction et le déport de fourche offrant une sensation de légèreté dans la direction et l’avant du vélo, le design 3D Tubular (inspire du Xelius SL2) à la jonction des haubans sur le tube supérieur et en amont du tube de selle, le concept GLP (Gravity Logic Project) approuvé sur les e-VTT qui consiste à recentrer les masses au centre du cadre et au plus près du pédalier ou encore la position basse du bidon sur tube diagonal et tube de selle ». 

Le Lapierre Aircode DRS est proposé en deux versions de composition carbone : UD SL Ultimate et UD SL.

Lapierre a établi un nouveau lay-up de carbone répondant aux contraintes aérodynamiques pour le développement de son nouvel Aircode DRS. Le cadre bénéficie ainsi d’une nouvelle construction pour une meilleure finition interne afin de gagner du poids dans les moindres détails, via notamment l’utilisation d’un mandrin en Latex (identique au Xelius SL2). L’Aircode DRS est proposé en deux versions de composition carbone, et sachez qu’il faut 395 pièces de carbone pour le kit cadre UD SL Ultimate et 305 pour les vélos en UD SL. 

Résultat : l’Aircode DRS en taille M affiche 975 g cadre (pièces de serrage et visserie comprises) pour le cadre en version UD SL Ultimate et 1 090 g cadre (pièces de serrage et visserie comprises) pour le cadre UD SL. Le poids de la fourche est de 424 g (pivot non coupé). A noter que la fourche se veut identique sur les tailles XS à XXL, afin d’offrir la même construction et la même rigidité quelle que soit la taille du vélo. 

 

L’Aircode DRS abrite une technologie Trapdoor avec la batterie Di2 placée juste au dessus du boîtier de pédalier à l’intérieur du tube diagonal, et il est équipé d’une tige de selle Lapierre Aero Carbon (0 mm de déport). 

 

Pour séduire les adeptes de l’effort solitaire dans leur défi contre le temps et la résistance à l’air, l’Aircode DRS propose une compatibilité pour le triathlon, avec la possibilité d’ajouter des prolongateurs sur le cintre Lapierre UD Carbon (livrés avec les versions 7.0 et 8.0).

 

Premier essai, premières impressions

Pour découvrir ce nouvel Aircode DRS, Lapierre nous a convié au nord-ouest de la région parisienne à la Roche-Guyon sur les bords de Seine, le temps d’un après-midi pour une présentation détaillée, une première prise de contact et une rapide boucle de 55 kilomètres sur les routes vallonnées du sud du Vexin. Forcément, notre Aircode DRS 8.0 pour ce test, la version performante la plus poussée de la gamme, s’est vite retrouvé sur son terrain de prédilection sur ces portions alternant plaine, faux-plats montants et légères bosses.

Plaine, faux-plats montants et légères bosses sont les terrains de prédilection de ce nouveau Lapierre Aircode DRS.

Rigide à souhait et renvoyant une sensation d’efficacité très plaisante, le vélo régale notamment quand il franchit les 40 km/h et au-delà, sans que l’on ait besoin de s’acharner sur ses manivelles pour sentir et profiter des performances du vélo et des bénéfices. La position, effectivement plus agressive, rabaissée et profilée, incite à aller dans ce sens et la quête de performances.

Lancé, le Lapierre Aircode DRS ne demande qu’à filer toujours plus vite.

Descendant de vélos à moins de 7 kilos utilisés ces dernières semaines, on ne l’a pas forcément trouvé « léger » du coup, mais on n’a jamais eu pour autant de sensation de lourdeur ou de poids à traîner. Même dans les bosses et les faux-plats montants, comme l’a démontré Arnaud Démare en compétition sur le Tour de Wallonie, le vélo ne faiblit pas et on réussit à conserver une belle vitesse de croisière sans peiner. On l’a surtout adoré quand on lui rentre dedans, au sprint, à la relance ou sur des relais appuyés constatant qu’il ne demande qu’à filer et nous séduire quand on recherche la vitesse et la performance. Nul doute qu’il séduira les profils de pratiquants façon routier/sprinteur/puncheur, adeptes des sorties à bon train et mordus de l’effort solitaire !

Gamme, disponibilités et prix

La gamme Aircode DRS est composée de quatre modèles, allant de 2 999 € à 6 999 € : Aircode DRS 5.0 en Shimano 105, Aircode DRS 6.0 en Shimano Ultegra, Aircode DRS 7.0 et Aircode DRS 8.0 en Shimano Ultegra Di2, ces derniers ne diffèrent que par les roues (DT Swiss ARC 1100 Dicut 50 Disc pour l’un, nouvelles roues Lapierre Aero de 38 ou 50mm pour l’autre). Les vélos sont montés avec le nouvel ensemble cintre/potence Aero Lapierre. Deux kits cadres sont également disponibles, dont une version Replica Groupama-FDJ, à 3 600 €. A noter que les poids indiqués dans les fiches techniques sont calculés sur la base d’un vélo en taille L et d’un montage avec pneus et chambres à air (auxquels la marque précise qu’on peut retirer environ 200 g pour un montage en Tubeless). Les quatre modèles Aircode DRS devraient être disponibles chez les revendeurs dès la deuxième quinzaine d’octobre.

Les données à retenir :
– 3 types de fibre de carbone 24T, T700, 3K pour UD SL
– 6 types de fibre de carbone T700, T800, 40T, 46T, 60T, 3K pour UD SL Ultimate
– Construction avec mandrin en latex, passage interne des câbles, boitier de pédalier PF86 BB.
– Design de tube DRS avec profils de tubes Naca et Kammtail
– Technologie Trapdoor
– 3D Tubular design
– Fourche aéro spécifique Aircode DRS Disc
– Potence Lapierre alu, avec passage interne ou semi interne, angle de 5.7°
– Poids : de 1060 g à 1195 g (XS to XXL, incl. serrages et patte de dérailleurs) pour la construction Carbone UD SL, & 965 g à 1060 g pour UD SL Ultimate.
– Compatible pneu de 28 mm cadre et fourche
– Serrage par axe traversant alu de 100/142 mm x12 mm
– Nouvelle géométrie Performance, compatible Triathlon

L’Aircode DRS dispose d’un nouvel axe de serrage de roue LP Thru Axle avec levier rapide amovible doté d’une vis de type M4.

Un nouvel axe et serrage de roue LP Thru axle
– Simple d’utilisation, léger et levier amovible pour un gain aero et un gain estéthique.
– Size : 100×12 mm / 142×12 mm

Des nouvelles roues carbones LP Aero
Pour la première fois sur la gamme route, les modèles Aircode DRS 6.0 et 7.0 sont équipés de roues carbone aéro avec deux profils de jante 38 et 50 mm.
– Jante :
Carbone UD, U shape, 26 mm largeur max, 19 mm largeur interne (hookless and Tubeless ready compatible)
– Moyeux : Aluminium, tirage rayon droit straightpull, pour disque Centerlock
– 21 trous avant (14/7), 24 trous arrière (16/8), Shimano/Sram compatible cassette, corps de cassette SRAM XDR (avec service Après-vente)
– Rayons : Pillar Aero straight pull / Section 2.2/2.0/2.1×1.3/2.0 avec écrous alu / Lacing 2:1
– Poids : 38 mm : 1 518 g (Aircode DRS 6.0)
– 50 mm : 1 584 g (Aircode DRS 7.0)

Un nouvel ensemble LP cintre Aero et potence
– Construction carbon UD  renforcé en aluminium compatible avec les prolongateurs CLM Lapierre
– Poids : 255 g (42 cm w)
– Hauteur 130 mm profondeur de 80 mm
– 2° d’ouverture d’angle de cintre
– Largeurs : 40, 42, 44 cm, axle/axle
– Potence LP Aero aluminium 7075-T73
– Passage interne des cables, compatible semi-interne
– Poids : 254 g
– Angle unique de 5.7° (non reversible)
– Longueurs 90/100/110/120 mm
– TT Aero Bars Ski
– Fabrication carbone
– Poids  : 368  g (système complet)

Les détails de la gamme Lapierre Aircode DRS 2021

LAPIERRE AIRCODE DRS 5.0

  • Spécificités :
    – Cadre : NEW AIRCODE DRS DISC THRU AXLE UD SL CARBON
    – Fourche : NEW AIRCODE DRS DISC THRU AXLE UD SL CARBON
    – Transmission : SHIMANO 105 R7000, 11s
    – Pédalier : SHIMANO 105 FC-R7000, 50x34T 170mm(XS,S) 172.5mm(M,L), 175mm(XL,XXL)
    – Boitier :SHIMANO PRESSFIT SMBB7141B
    – Cassette : SHIMANO 105 CS-R7000 11s 11-30T
    – Disques : SHIMANO SMRT70 CENTERLOCK FT:160mm / RR:140mm
    – Jeu de direction : ACROS INTEGRATED
    – Cintre : LAPIERRE UD CARBON 40cm(XS,S) 42cm(M,L,XL) 44cm(XXL) compatible avec les extensions triathlon
    – Ruban cintre : LAPIERRE VEXGEL TAPE
    – Potence : LAPIERRE -7° 31,8mm 90mm(XS,S) 100mm(M) 110mm(L) 120mm(XL, XXL)
    – Tige de selle : LAPIERRE AERO CARBON 0mm offset
    – Selle : PROLOGO DIMENSION
    – Roues : DT SWISS P1850 DB23 CENTERLOCK TUBELESS
    – Pneus : SCHWALBE ONE RACEGUARD TUBELESS EASY 700X25
    – Poids : 8,88 kg (en taille L)
    Prix : 2 999 €

LAPIERRE AIRCODE DRS 6.0

  • Spécificités :
    – Cadre : NEW AIRCODE DRS DISC THRU AXLE UD SL CARBON

    – Fourche : NEW AIRCODE DRS DISC THRU AXLE UD SL CARBON
    – Transmission : SHIMANO ULTEGRA R8000, 11s
    – Pédalier : SHIMANO ULTEGRA FC-R8000, 52X36T 170mm(XS,S) 172.5mm(M,L), 175mm(XL,XXL)
    – Boitier : SHIMANO PRESSFIT SMBB7141B
    – Cassette : SHIMANO 105 CS-R7000 11s 11-28T
    – Disques : SHIMANO SMRT800 CENTERLOCK FT:160mm / RR:140mm
    – Jeu de direction : ACROS INTEGRATED
    – Cintre : LAPIERRE UD CARBON 40cm(XS,S) 42cm(M,L,XL) 44cm(XXL) compatible avec les extensions triathlon
    – Ruban de cintre : LAPIERRE VEXGEL TAPE
    – Potence : LAPIERRE -7° 31,8mm 90mm(XS,S) 100mm(M) 110mm(L) 120mm(XL, XXL)
    – Tige de selle : LAPIERRE AERO CARBON 0mm offset
    – Selle : PROLOGO DIMENSION
    – Roues : LP ROAD DISC CARBON 38 CENTERLOCK
    – Pneus : SCHWALBE ONE RACEGUARD TUBELESS EASY 700X25
    – Poids : 8,30 kg (en taille L)
    Prix : 3 999 €

LAPIERRE AIRCODE DRS 7.0

  • Spécificités :
    – Cadre : NEW AIRCODE DRS DISC THRU AXLE UD SUPERLIGHT CARBON

    – Fourche : NEW AIRCODE DRS DISC THRU AXLE UD SUPERLIGHT CARBON
    – Transmission : SHIMANO ULTEGRA Di2 R8050, 11s
    – Pédalier : SHIMANO ULTEGRA FC-R8000, 52X36T 170mm(XS,S) 172.5mm(M,L), 175mm(XL,XXL)
    – Boitier : SHIMANO PRESSFIT SMBB7241B
    – Cassette : SHIMANO ULTEGRA CS-R7000 11s 11-28T
    – Disques : SHIMANO SMRT800 CENTERLOCK FT:160mm / RR:140mm
    – Jeu de direction : ACROS INTEGRATED
    – Cintre : LAPIERRE AERO UD CARBON 40cm(XS,S) 42cm(M,L,XL) 44cm(XXL) avec extensions en carbone
    – Ruban de cintre : LAPIERRE VEXGEL TAPE
    – Potence :LAPIERRE -7° 31,8mm 90mm(XS,S) 100mm(M) 110mm(L) 120mm(XL, XXL)
    – Tige de selle : LAPIERRE AERO CARBON 0mm offset
    – Selle : PROLOGO DIMENSION T4.0 RAILS
    – Roues : LP AERO ROAD DISC CARBON 50 CENTERLOCK
    – Pneus : CONTINENTAL GP5000 TL 700×25
    – Accessoires : SHIMANO INTERNAL BATTERY BT-DN110-A1 / SMBCR2 CHARGER (USB cord)
    – Poids : 8,21 kg / 8,58 kg (avec les prolongateurs TT)
    Prix : 4 999 €

LAPIERRE AIRCODE DRS 8.0

  • Spécificités :
    – Cadre : NEW AIRCODE DRS DISC THRU AXLE UD SUPERLIGHT CARBON

    – Fourche : NEW AIRCODE DRS DISC THRU AXLE UD SUPERLIGHT CARBON
    – Transmission : SHIMANO ULTEGRA Di2 R8050, 11s
    – Pédalier : SHIMANO ULTEGRA FC-R8000, 52X36T 170mm(XS,S) 172.5mm(M,L), 175mm(XL,XXL)
    – Boitier : SHIMANO PRESSFIT SMBB7241B
    – Cassette : SHIMANO ULTEGRA CS-R8000 11s 11-28T
    – Disques : SHIMANO SMRT900 CENTERLOCK FT:160mm / RR:140mm
    – Jeu de direction : ACROS INTEGRATED
    – Cintre : LAPIERRE AERO UD CARBON 40cm(XS,S) 42cm(M,L,XL) 44cm(XXL) avec extensions en carbone
    – Ruban de cintre : LAPIERRE VEXGEL TAPE
    – Potence : LAPIERRE -7° 31,8mm 90mm(XS,S) 100mm(M) 110mm(L) 120mm(XL, XXL)
    – Tige de selle : LAPIERRE AERO CARBON 0mm offset
    – Selle : PROLOGO DIMENSION NACK RAILS
    – Roues : DT SWISS ARC 1100 DICUT 50 CARBON CENTERLOCK
    – Pneus : CONTINENTAL GP5000 TL 700×25
    – Accessoires : SHIMANO INTERNAL BATTERY BT-DN110-A1 / SMBCR2 CHARGER (USB cord)
    – Poids : 7,96 kg / 8,33 kg (avec les prolongateurs TT)
    Prix : 6 999 €

Les deux Kits cadre disponibles

 

AIRCODE DRS
– Construction Carbone UD SL Ultimate, uniquement compatible Di2/SRAM AXS
– Poids : 975 g (size M, incl. Alloy part,)
– Composants inclus : tige de selle 0 et 20 mm déport, potence, cintre aéro carbone
– Prolongateurs triathlon, ruban de cintre Vexgel, axe de serrage de roue.
– Tailles : XS to XXL
Prix : 3 499 €

AIRCODE DRS Groupama-FDJ Replica
– Construction Carbone UD SL Ultimate, uniquement compatible Di2/SRAM AXS
– Poids : 975 g (size M, incl. Alloy part,)
– Composants inclus : tige de selle 0 et 20 mm déport, potence, cintre aéro carbone
– Prolongateurs triathlon, ruban de cintre Vexgel, axe de serrage de roue.
– Tailles : XS to XXL
Prix : 3 499 €

Contact : cycle-lapierre.fr

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Sébastien Jacquet

- 38 ans. - Journaliste professionnel depuis 2008 en presse écrite sportive (Collaborateur à Vélo Magazine - L'Equipe) - Pratiques sportives actuelles : cyclisme (occasionnelles : football, course à pied) - Strava : Sébastien Jacquet

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