Test du Specialized S-Works Turbo Creo SL de Julian Alaphilippe

À l’heure où chaque grande marque de vélos de route propose au moins un vélo à assistance électrique, Specialized se distingue une nouvelle fois en développant son propre système, dont le S-Works Turbo Creo SL est le fer de lance. Nous avons testé en exclusivité le vélo utilisé par Julian Alaphilippe lors de la journée de repos du Tour de France à Albi. Malgré un tarif conséquent, la machine ne manque pas d’atouts.

Par Guillaume Judas – Photos : @3bikes / DR

C’est l’une des grandes tendances actuelles : toutes les grandes marques proposent leur version du vélo route à assistance électrique, destiné à donner un coup de pouce à ceux dont la condition physique n’est pas suffisante pour accompagner les copains sur des parcours difficiles. Des nouveaux modèles discrets et légers qui ne sont pas non plus des mobylettes, et qu’on nomme plutôt Hybrides. On arrive maintenant à des engins épurés et légers, avec surtout une assistance très discrète. Ces vélos ont aussi gagné en légèreté pour se rapprocher des vélos de route traditionnels. Là où se posait la question de la gestion de l’assistance et de l’autonomie autant que de la réglementation, les moteurs modernes sont devenus plus doux et moins intrusifs.

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Le S-Works Turbo Creo SL est un vélo assisté léger et discret.

Face à de nombreuses voix qui s’élèvent contre le principe même du vélo à assistance électrique, la plupart des fabricants ont choisi la modération plutôt que la surenchère en termes d’assistance et de puissance. Et c’est aussi le cas de ce Specialized Turbo Creo SL en version haut de gamme S-Works, qui offre un poids et un comportement proches d’un vélo de route traditionnel quand l’assistance est coupée, et qui propose juste ce qu’il faut d’assistance pour conserver l’illusion d’être en forme dans les difficultés et particulièrement dans les longues côtes, sans pour autant transformer radicalement la pratique. C’est d’ailleurs l’un des arguments de la marque : offrir une expérience qui « prolonge » vos capacités, de la façon la plus naturelle possible. C’est effectivement ce qui ressort de notre test sur le terrain.

Ce vélo propose juste ce qu’il faut d’assistance pour conserver l’illusion d’être en forme dans les difficultés.

Ce vélo en particulier a une histoire. Specialized a officiellement annoncé la sortie de ce modèle innovant lors de la première journée de repos du Tour de France à Albi. Julian Alaphilippe était alors maillot jaune, et avec ses coéquipiers de l’équipe Deceuninck – Quick Step, il a chevauché cette monture bien entendu interdite en compétition lors de la traditionnelle sortie de décontraction. C’est ce même vélo d’essai utilisé par le Français que nous avons testé, avec même le ruban de cintre jaune monté par ses mécaniciens.

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Nous avons roulé avec le vélo utilisé par Julian Alaphilippe lors de la journée de repos du Tour de France 2019 à Albi.

Une nouvelle motorisation 

Le prix de cette version est très élevé, à 12499 €, avec un équipement en Shimano Dura-Ace / XTR Di2, des roues Roval CLX 50 et une batterie additionnelle supplémentaire qui apporte jusqu’à 65 km d’autonomie en plus. Le vélo complet pèse 12 kg tout ronds, et 500 g de plus avec la batterie additionnelle, tout en pouvant offrir jusqu’à 195 km en mode « assisté ». Le S-Works Turbo Creo SL est tout simplement le vélo le plus léger de sa catégorie.

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Le S-Works Turbo Creo SL fait réellement le poids annoncé par la marque, prêt à rouler avec des pédales, deux porte-bidons et un support de compteur.
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La batterie additionnelle Range Extender fournie avec le vélo pèse 500 g et ajoute environ 65 km d’autonomie à la batterie interne.
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Elle se fixe sur le deuxième porte-bidon et se raccorde au moteur avec un câble.

Une autre version Expert du Turbo Creo SL un peu plus lourde existe, à 8499 € en Ultegra Di2 et Roval CL 38, mais sans la batterie additionnelle (en option à 400 € environ), et on trouve même un Turbo Creo SL Expert EVO au même prix en mode Gravel. C’est encore très cher quand d’autres marques se sont engouffrées dans cette famille de produits avec des modèles autour de 6000 €. Mais le cadre (commun aux trois versions S-Works, Expert et Expert Evo) est ici très performant, puisque réalisé en fibres de carbone Fact 11r, et il dispose d’un système d’amortissement intégré Future Shock 2.0 dans le tube de direction, comme le modèle Roubaix de la marque. Ce vélo hybride est donc un vélo typé endurance de très haut niveau, doté d’une technologie propriétaire et dont différentes versions plus abordables devraient progressivement voir le jour.

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La suspension intégrée dans la douille de direction fait de ce vélo un modèle dédié au confort. Cette suspension peut se verrouiller grâce à la molette présente au dessus de la potence.

Car les différents types de motorisation disponibles sur le marché n’étaient pas suffisants pour Specialized, qui a décidé de développer son propre système afin de répondre aux exigences de la marque en termes de comportement, d’évolution et d’autonomie.

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Le Turbo Creo SL est un peu plus qu’un vélo, compte tenu de la technologie embarquée, et notamment le moteur SL 1.1 créé par Specialized..
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La position du moteur ne rehausse pas le centre de gravité.

Le moteur central SL 1.1 procure une assistance pouvant atteindre 240 watts, et une autonomie jusqu’à 130 km avec une batterie interne de 320Wh. Il pèse un peu moins de 2 kg et est positionné près du boîtier de pédalier ce qui permet d’abaisser le centre de gravité du vélo pour une tenue de route des plus naturelles. La batterie d’appoint offre quant à elle une puissance de 160Wh pour augmenter l’autonomie comme on l’a vu plus haut. Règlementairement, l’assistance se coupe à 25 km/h, mais dans les faits elle « pousse » jusqu’à 27 ou 28 km/h à la vitesse du GPS Garmin. Le vélo n’est pas livré avec un écran dédié, mais les trois niveaux d’assistance se choisissent uniquement à l’aide d’un bouton qui permet de faire défiler les modes. Ceux-ci peuvent être personnalisés grâce à une application smartphone, de manière à optimiser l’autonomie si nécessaire, en fonction de la difficulté du parcours et de votre poids. 

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L’application Mission Control permet d’optimiser le fonctionnement du moteur en fonction du mode d’assistance, afin d’optimiser l’autonomie selon votre usage.

Autre avantage du système propriétaire : le pédalier dispose d’un capteur de puissance et d’un capteur de cadence internes, compatibles avec n’importe quel compteur en ANT+. La puissance et la cadence sont donc affichées comme avec n’importe quel pédalier qui mesure la puissance. Évidemment, on parle de la puissance cumulée du moteur et de vos jambes. Cette caractéristique permet là aussi de gérer l’autonomie de la batterie en apprenant à maitriser le couple et la puissance additionnels fournis par le Turbo Creo SL.

Un vélo pour les longues distances

En dehors d’un surpoids d’un peu plus de 4 kg (moteur + batterie) par rapport à un vélo typé endurance avec un niveau d’équipement équivalent, le S-Works Turbo Creo SL pourrait aussi largement entrer dans cette catégorie de machines. Il ne dispose certes que de 11 vitesses, car les caractéristiques du moteur imposent un seul plateau à l’avant, mais elles sont compensées par une cassette à l’arrière avec une large plage de développements. Pour gérer les pignons de 11 à 42 dents, un dérailleur XTR Di2 de VTT est nécessaire.

La cassette de 11 à 42 dents offre une large plage de développements.
Avec son unique plateau de 46 dents, le Turbo Creo SL reste un vélo très polyvalent.
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Le dérailleur Shimano XTR Di2 de VTT permet de gérer les grandes dentures.

Le reste de l’équipement est du même acabit avec des éléments S-Works en carbone un peu partout (pédalier Praxis, cintre, tige de selle, rails de selle) et surtout des roues Roval CLX 50 avec roulements céramiques, avec des jantes de 50 mm de haut comme leur nom l’indique, surmontés de pneus S-Works de 28 mm de section pour supporter le freinage à disque. La géométrie est semblable à celle d’un vélo d’endurance, avec des bases allongées pour la stabilité, un poste de pilotage légèrement surélevé et un tube supérieur relativement court. Mais l’angle de direction a été dessiné pour que le vélo conserve de la vivacité lors des changements de trajectoire, et c’est plutôt bien réussi. Il y a surtout le système de suspension avant Future Shock 2.0 avec verrouillage, utilisé notamment avec succès sur Paris-Roubaix cette année, par Philippe Gilbert le vainqueur avec son Specialized S-Works Roubaix, et qui offre un débattement de 42 mm pour un confort vraiment étonnant. Ce vélo hybride concentre donc plusieurs technologies modernes, tout en limitant le poids. C’est ce qui en fait une machine si exceptionnelle.

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Le poste de pilotage montre que le vélo est dédié à l’endurance.

Assistance discrète

Même si notre expérience en matière de vélos à assistance électrique est limitée, nous pouvons affirmer être en présence d’une machine totalement différente. Très éloignée des vélos de ville lourds et sans vie, des VTT ultra puissants qui ne sont plus des vélos, et même des Speedbikes limités à 45 km/h au lieu de 25. L’assistance du S-Works Turbo Creo SL ne se manifeste pas avec un couple hors norme qui donne un grand coup de pied au c.. et qui perturbe même la sensation de contrôle du vélo. Elle est ici au contraire douce et linéaire, et proportionnelle à la cadence de pédalage. Pour que le moteur donne le meilleur, il faut aussi appuyer sur les pédales et si possible autour de 90 tours par minute. En appuyant un peu moins vite ou un peu moins fort, on sent certes l’assistance quand elle est enclenchée, mais on conserve l’impression de gérer la puissance fournie.

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Le Turbo Creo SL est une machine hybride largement optimisée, mais elle reste un vélo.

Le premier niveau d’assistance est tout juste suffisant selon nous pour gommer le surpoids du vélo dans les parties montantes ou avec un vent de face. Le deuxième niveau reste très doux et vous booste comme un jour où vous êtes en grande forme. Le troisième niveau est beaucoup plus sensible, notamment lors des relances ou en franchissant des pentes raides. Vous changez clairement de catégorie. Mais il ne suffit pas à toutes les grimper à la limite de l’assistance. Pour un gabarit léger et entrainé, ce mode Turbo permet de grimper une pente de 6 % environ en forçant à peine à 20 km/h. C’est grisant et facile. Dans une pente à 15 %, il suffit pour grimper sans s’époumoner, mais si vous voulez grimper rapidement, il faut tout de même y mettre du vôtre. Disons qu’en effectuant un vrai effort comparable à celui qu’on ferait avec un vélo 100% musculaire, on gagne entre 2 et 3 km/h dans ces conditions. Mais surtout beaucoup de plaisir, ce qui n’est pas rien.

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Les diodes indiquent le niveau d’assistance (ici 2/3) et les barres horizontales le niveau de la batterie.

Le sifflement de l’assistance est à peine perceptible, mais il permet de savoir quand le moteur est enclenché. La coupure s’effectue à un peu plus de 27 km/h à l’affichage de notre GPS, mais sans que le vélo ne soit freiné par le poids mort du moteur. Il existe toutefois un passage délicat juste après le franchissement d’une bonne côte : la relance au moment de la bascule est très facile et fait vraiment la différence avec un vélo 100 % musculaire sur quelques dizaines de mètres, le temps de s’approcher des 27-28 km/h, puis l’assistance se coupe et le vélo parait d’un coup faire son poids, manquant un peu de fluidité et de facilité de roulement. Mais en prenant de la vitesse et en passant au-delà des 32-33 km/h, ou en roulant bien avec le vent dans le dos sur le plat, son inertie devient un avantage, et il montre clairement de la rigidité à haute vitesse qui permet même de sprinter. Il se comporte alors presque comme un vélo classique, étant juste un peu moins vif lors des changements brusques d’allure. En dehors du facteur lié au poids du vélo (mais qui reste très performant pour un vélo assisté !), l’enclenchement ou le déclenchement du moteur quand on tourne autour de la vitesse limite de l’assistance sont toujours très doux.

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La boîte de pédalier très large participe à la rigidité latérale du vélo.

Dans les descentes, le S-Works Turbo Creo SL se montre hyper stable et rassurant, et toujours très précis au moment de placer la roue avant. Son poids n’embarque pas à l’extérieur des courbes, et les Roval CLX 50 associées aux pneus Turbo S-Works permettent de maitriser parfaitement les trajectoires. Que ce soit sur le plat ou en descente, un cycliste sportif n’a pas besoin de l’assistance, puisqu’elle se coupe au-delà de la vitesse réglementaire. Mais le moteur peut rester prêt à intervenir à chaque fois que la vitesse de déplacement diminue, dans les faux plats, dans les côtes, après un stop ou un feu rouge, afin de donner un petit coup de pouce qui permet au final d’économiser pas mal d’énergie, mais sans tirer outre mesure sur la batterie. À titre d’exemple, nous avons utilisé une seule barre d’autonomie sur une sortie de 50 km avec 700 m de dénivelé. Et utilisé la moitié de la batterie interne sur deux sorties cumulant 140 km. Il y a manifestement de quoi faire, même si cela dépendra du terrain, de poids de l’utilisateur et de sa contribution à l’avancement, donc de sa condition physique. Et tout cela dans le plus grand confort, parce que c’est l’autre qualité essentielle du vélo.

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Le cadre du Turbo Creo SL peut recevoir des pneus de bien plus grosse section que les 28 mm présents ici. De quoi imaginer d’autres pratiques, d’augmenter encore le confort, ou pour rassurer.

Les vélos à assistance électrique sont parfois vus avec condescendance ou agacement, tant ils se destinent normalement à des personnes totalement hors de condition ou même handicapées par une maladie ou autre. Avec cette nouvelle catégorie de vélos hybrides dont le Specialized S-Works Turbo Creo SL est le nouveau fer de lance, on découvre des machines amusantes et grisantes qui peuvent même séduire des pratiquants expérimentés. Ce vélo ne fera pas de vous un pro et ne vous permettra pas d’exploser des records de haut niveau. Par contre il vous permettra de rouler plus loin, avec moins de difficulté, et tout en ayant des sensations de vitesse assez addictives. Une autre manière de voir le sport en fait.

Le vélo est livré avec le coffret nécessaire à la recharge de la batterie.
SPECIALIZED S-WORKS TURBO CREO SL 
Note : *****

Les + : Poids, autonomie, assistance douce, naturelle et progressive, niveau d’équipement
Les –Prix

Cadre : FACT 11r carbon, Open Road Geometry, front/rear thru-axles, fully integrated down tube battery, internal cable routing, fender/rack mounts, Boost™ 12x148mm
Fourche : Future Shock 2.0 w/ Damper, Smooth Boot, Boost™ 12x110mmmm thru-axle, flat-mount disc
Cintre : S-Works Carbon Hover Drop, 125x75mm

Potence : S-Works Future Stem w/ Integrated Computer mount
Freins : Shimano Dura-Ace R9170, hydraulic disc 160/160 mm
Dér. Arrière : Shimano XTR Di2 11 v.
Leviers : Shimano Dura-Ace Di2  R9170 hydrauliques 11 v.
Cassette : Shimano XT, 11 vitesses, 11-42
Chaîne : Shimano Dura-Ace 11 vitesses
Pédalier : Praxis, Carbon M30, custom offset, 46 dents

Roues : Roval CLX 50 DB
Pneus : S-Works Turbo, 700×28
Selle : Body Geometry S-Works Power, carbon rails
Tige de selle : S-Works FACT carbon 27.2mm, 20mm offset
Poids : 12 kg en taille S avec pédales
Nombre de tailles : 5

 

Prix : 12 499 € 

Contact : www.specialized.com

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Guillaume Judas

Guillaume Judas

- 48 ans. - Journaliste professionnel depuis 1992 - Coach / Accompagnement de la performance - Ancien coureur Elite - Pratiques sportives actuelles : route & allroad (un peu). - Strava : Guillaume Judas

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9 commentaires sur “Test du Specialized S-Works Turbo Creo SL de Julian Alaphilippe

  1. Merci Guillaume pour ce test objectif !
    Je me sens moins seul pour promouvoir ce type de vélo et essayer d’expliquer qu’une telle machine ne s’adresse pas exclusivement aux cyclistes qui ne peuvent plus ou ne peuvent pas suivre leurs compagnons de route, ou ne peuvent pour raison diverses et variées plus envisager d’aller aussi loin ou aussi haut que par le passé.
    Utilisant par intermittence un vélo de ce type (avec une autre motorisation) et vivant dans une région montagneuse, il est devenu un véritable adjuvant de mon entraînement pour les longues distances, faites, elles, sur un vélo traditionnel.
    Enchaîner les heures de selle, à intensité modérée, sans se priver des parcours montagneux et du plaisir de monter les cols devient désormais possible, tout comme profiter de ces mêmes parcours lors d’une sortie de récupération, ou encore travailler une cadence haute de pédalage en bosse.
    Bref, le champ des possibles est très étendu.
    Et je te rejoins sur le fait que pour un cycliste qui n’a pas les caractéristiques physiologiques des professionnels ou des amateurs de haut niveau, c’est un excellent moyen de demeurer en contrôle de son effort, quel que soit la topographie de son parcours.
    Il y a de nombreux détracteurs et l’on peut comprendre l’aversion de certains, et bien entendu entendre ceux qui disent « ce n’est pas pour moi ! », mais il m’est personnellement beaucoup plus difficile d’entendre les opinions tranchées de ceux qui disent « ce n’est plus du sport, c’est de la mobylette ! » ou encore se faire traiter de « fénéant ! » parce que l’on utilise un vélo de ce type.
    Bref, encore merci, et vive le vélo sous toutes ses formes !
    Nous sommes une communauté de gens passionnés par le vélo, curieux des choses nouvelles et que nous avons le libre arbitre d’adopter ou de rejeter, mais pourquoi ne pas avoir un peu plus de tolérance pour des choses qui par ailleurs ne touchent pas notre liberté ?

    Belle journée à tous !

  2. Désolé mais ce n est plus du cyclisme
    Autant prendre un scooter
    Idéal pour personnes âgée ou handicapée pour retrouver les plaisirs du vélo
    Honte pour un sportif d utiliser cela
    On est vraiment dans un monde d assistés
    Avec 12000€ un passionné prendra un sworks en di2 durace et une paire de roue roval clx….

  3. Désolé, Jeff, mais ce type de vélo permet à des cyclistes touchés par une maladie cardiaque par exemple de continuer à assouvir leur passion avec leurs amis. La pratique du vélo n est il pas après tout un moment de convivialité ?

    1. Il faut relire mon mail C est bien ce que je dis quand je parle d handicap j englobe tout obésité, problème cardiaque, prothèse, amputation ou autre
      Dans ce cas c est génial
      Un vrai sportif n à rien à faire avec cela au contraire pour s entraîner il doit prendre un vélo plus basique et souffrir…

      1. Un vrai sportif n’est donc plus vrai sportif quand il atteint un âge où son corps n’a plus la capacité de performer? Il n’a donc plus le droit de prendre du plaisir en compagnie de ses compagnons de route lors des randonnées de son club? Belle mentalité intégriste !!!
        Ce vélo est une merveilleuse machine de transition.
        S’en passer est louable mais s’en priver est une erreur.

      2. Cher Jeff, en quoi celui qui utilise ce vélo n’est pas un sportif, lorsqu’il a fait 180 kils, roulé 8 ou 9 heures, engrangé 3000m de D+ dont un certain pourcentage assisté ?
        Le tout avec une dépense calorique supérieure à 3500 kcal et une fréquence cardiaque moyenne de 120pls/mn…
        Reste à savoir pourquoi ce « sportif » utilise un VAE…
        Ben peut-être parce qu’aujourd’hui, celui-ci voulait aller plus loin, ou plus haut… c’est simple la vie, non ?
        Ah, et je crois aussi qu’il avait pas forcément honte…

  4. Bonjour,
    Tant que mes jambes me porteront, je continuerai la pratique du vélo avec un vélo classique. Mais j’avoue que savoir que le VAE existe me réconforte, dans le sens où je pourrai poursuivre ma passion quand les ans pèseront trop lourds. D’ici là j’espère que les VAE auront encore progressé.
    cdt

  5. Pour Jeff: alors parce qu’on a eu un problème cardiaque on n’est plus un sportif? Tu donnes un avis caricatural et je te souhaite de rester toujours au top niveau, même en prenant de l’âge (oui parce que toi aussi tu vieillira, et vu ton discourt…mal je pense! ) pour pouvoir te considérer longtemps comme « un sportif »!

  6. Ahhhh ces préjugés je suis cardiaque maxi autorisé 140 bpm on y est vite
    Je l’ai testé il y quelque jour et je l’ai commandé
    Oui c’est cher c’est pas le sworks lol
    Mais pour rester en forme il faut que je pratique l’endurance l’hiver c’est vraiment l’idéal ce type de vélo
    Je fais du vélo depuis toujours et il n’y a pas de honte à pratiquer ce sport peut importe le niveau et l’assistance électrique le but c’est le plaisir .

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