Retour sur la Lozérienne Cyclo.

Le 5 mai dernier se déroulait la Lozérienne Cyclo, au milieu d’un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’Aubrac, les Gorges du Tarn, la Vallée du Lot, la Margeride, et les Grands Causses constituent le terrain de jeu de cette cyclo malheureusement disputée dans des conditions très difficiles. David Polveroni y était et nous raconte son expérience.
Par David Polveroni – Photos : DR
Deux années après ma dernière participation, retour en Lozère pour la Lozérienne chère à LVO organisation. Une météo digne d’un mois de février au programme, avec de la neige sur la voiture au lever du jour et un mistral bien présent. Mais il en faudra plus pour décourager les 400 participants.
Le départ du grand parcours, l’Aubrac et ses 155 km, est donné de La Canourgue à 9 h, au cœur de la Lozère et à 25 km de Mende.
Pour moi, une reprise pas évidente : bonnet, thermique Castelli Mortirolo, jambières, avec 0 degré au sommet du premier col et les petits flocons, il n’en fallait pas moins pour ne pas avoir froid.
Nous arrivons rapidement dans une première bosse. Le tempo est léger dans cette longue ascension de 25 bornes, irrégulière mais jamais pentue. Le rythme se fait sur de petites accélérations. On retrouve les habitués, les locaux Stephane Cognet et Damien Albaret, les Isérois Rodolphe Lourd, Jean-Luc Chavanon et moi, le stéphanois Cedric Richard… Nous passons à une bonne vingtaine au sommet du col de Trébatut après 33 km de course.
Là commence le plus dur pour moi, entre la vitesse et le vent, je ne suis pas du tout à l’aise dans ce petit peloton. J’ai été victime de plusieurs grosses chutes successives ces deux dernières années, et je me remets à peine. Donc je me maintiens à quelques mètres et reprend confiance petit à petit.
Première boucle terminée, passage à La Canourgue, il reste 105 km, qui sont en fait les 105 km du petit parcours, l’Aubrac.
Dans la bosse des vignes qui nous amène sur le plateau, je poursuis une accélération de Cédric mais c’est encore loin de l’arrivée et nous sommes toujours une bonne quinzaine. Les petites bosses se succèdent sans rien changer à la physionomie du peloton.
Descente dans la vallée avant d’aborder les gorges du Tarn : pas facile d’apprécier le paysage, c’est couvert, même si quelques trouées me font retirer le bonnet… Pourtant cette portion vaut normalement le détour.
À la sortie à Saint Eminie, les choses s’accélèrent, sur une bosse de 7 km qui nous remonte sur le plateau. Paul Emile Lorthioir prend le large, suivi par Stephane Cognet, Cedric Richard, Albaret et deux autres coureurs.
Un peu mou, je monte à ma main, je me retrouve avec Rodolphe et nous relayons. Nous reprenons 3 coureurs partis en sur-regime. Une trentaine de secondes de retard au sommet : nous avons bon espoir de rentrer. Mais les choses ne se passent pas très bien, nous sommes tous un peu « secs » les relais dans le vent tombent mal. C’en est fini de nos espoirs de victoire, et nous ne reverrons plus la tête.
Le final est long et je suis un peu à court de forces sur ce final.
Le final est long et je suis un peu à court de forces sur ce final. Deux de nos compagnons s’en vont dans une descente. Nous nous relayons, accompagnés par les bourrasques de vent glacial avec Rodolphe à un peu moins de quatre minutes de Paul Emile Lorthioir le vainqueur. C’est amplement mérité car il est très costaud ce jour.
Comme d’habitude chez LVO, il y a de quoi reconstituer les réserves avec la spécialité locale : l’Aligot, à base de pomme de terre et de tomme fraîche d’Auvergne. Moment de partage et de convivialité, on se retrouve pour refaire la cyclo une fois bien réchauffé 🙂 
Prochaine manche du Challenge Cyclo Tour : la Granite Mont Lozère à Villefort, http://www.challengecyclotour.com/granite-mont-lozere/#presentation
Résultats grand parcours : Ici
Résultats petit parcours : Ici
Photos de l’épreuve : Icl

Vous aimerez peut-être :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *