Ironman de Nice (et 70.3) : le parcours vélo en détails (photos et vidéos)

Le 30 juin prochain, 3 000 concurrents s’élanceront à 6 h 25 pour affronter l’Ironman de Nice. Au menu : 3,8 km de natation dans la Méditerranée, 173 km de vélo dans l’arrière-pays niçois et 42 km de course-à-pied sur la Promenade des Anglais. À 11 semaines de l’échéance, 3bikes.fr est allé reconnaître le parcours vélo pour vous livrer les détails, les difficultés, les pièges et les astuces de ce magnifique tracé. En bonus, celui du Championnat du monde Ironman 70.3, le format  »mi-distance », un événement exceptionnel pour le triathlon français accueilli par la ville de Nice en septembre prochain. Si vous débutez sur la distance ou si vous ne connaissez pas le parcours, cette reconnaissance est faite pour vous. Allez… prenez la roue !

Par Pierre-Maxime BRANCHE et Sylvain PIGEAU. Photos : 3bikes.fr

 

 

C’est l’un des plus beaux parcours au monde du circuit Ironman. Et nous n’écrivons absolument pas cela par chauvinisme. Chaque année, les participants aux épreuves Ironman (environ 40) et Ironman 70.3 (plus de 100) du monde entier répondent au questionnaire envoyé par l’organisation sur la satisfaction générale, le déroulement de chaque discipline, la fête d’après-course, la destination ou encore le site d’accueil. Objectif : faire progresser les événements et offrir ainsi une expérience de course unique, ces classements donnant ensuite des idées de voyages et d’aventures aux triathlètes dans les plus belles destinations du monde.

Tout au long des 173 km du parcours, les paysages sont à couper le souffle. Exemple avec cette vue sur le village de Bouyon et les sommets du Mercantour au loin.

À ce petit jeu, les épreuves françaises (Nice, Vichy et Aix-en-Provence) se classent toujours aux premières places. En 2018, l’Ironman de Nice a obtenu le 3e meilleur score mondial dans la catégorie « satisfaction générale », derrière l’Ironman de Cairns en Australie et l’Ironman de Kalmar en Suède, et se positionne donc en deuxième position à l’échelon européen. Même chose pour son parcours vélo, classé 3e mondial derrière ces deux mêmes courses, mais dans l’ordre inverse. Quand on vous dit que l’Ironman de Nice est plébiscité ! Il faut reconnaître que le parcours tracé par Yves Cordier, directeur Ironman France, et ses équipes vaut le détour. Voici une présentation complète de cette boucle de 173 km.

Nous avons reconnu le parcours vélo de l’IM de Nice, sous un beau soleil du mois d’avril.

Mentaliser les 5 sections du parcours

On vient de l’écrire : le parcours vélo de l’Ironman France Nice ne fait QUE 173 km. Il manque donc 7 km pour atteindre le quota officiel de la mythique distance (3,8-180-42), mais ne vous inquiétez pas, cela se rattrape largement par le dénivelé positif de 2 095 m. Autant dire que vous en aurez quand même plein les pattes. Dans votre esprit, cette boucle unique peut se diviser en cinq grandes sections (que nous détaillons plus bas) :

1 – kms 0 à 20 : l’échauffement depuis la sortie du parc à vélos jusqu’au pied de Gattières, par la vallée du Var ;

2 – kms 20 à 70 : la partie montante de l’épreuve jusqu’au col de l’Ècre ;

3 – kms 70 à 125 : une section plus plate et vallonnée effectuée en altitude ;

4 – kms 125 à 155 : la descente qui annonce le retour ;

5 – kms 155 à 173 : le retour vers le parc à vélos via la vallée du Var empruntée le matin même.

À l’instar des coureurs du Tour de France qui scotchent le profil des étapes de montagne sur leur cadre, c’est une schématisation du parcours que vous pouvez au moins mentaliser pour aborder ce long périple.

Cliquez ici pour accéder au site de l’épreuve. 

 

Objectif Ècre

En étant caustique, nous pourrions pousser un peu le bouchon en vous disant qu’une fois le col de l’Ècre atteint (km 70), c’est terminé pour le vélo ! Oui, on exagère beaucoup, mais il y a tout de même une idée derrière ça : à 1 120 m d’altitude, le col de l’Ècre est LE point de référence du parcours que vous devrez avoir en tête dès votre montée sur le vélo pour gérer votre effort (voir plus bas).

Le col de l’Ecre est le point stratégique de ce ce parcours.

Cette difficulté passée, le parcours devient largement plus favorable jusqu’à Nice avec de nombreuses portions de faux plat descendant ou de descentes qui vous permettront de prendre de la vitesse et de l’entretenir.

Optimisez les parties descendantes (en faux plat), comportant peu de virages, pour vous alimenter.

Ainsi, ce seront des moments rêvés pour vous alimenter sérieusement. Même si vous pouvez boire durant tout le parcours, vous devez aussi profiter des moments calmes pour manger. Optimisez les parties descendantes (en faux plat), comportant peu de virages, pour vous alimenter. Vous pouvez ainsi garder de la vitesse tout en relâchant la pression. Ces conditions sont également très propices à la détente, en vue des prochaines difficultés.

Les descentes de ce parcours vélo sont, en majorité, très peu techniques.

Deux freins tout de même à ces bonnes nouvelles après le col de l’Ècre : d’une part, quelques remontées (col de la Sine au km 80, côte de Saint-Pons au km 105, côte de Coursegoule au km 125 et côte du Broc au km 137) qui obligeront certains à remettre un coup de petit plateau même si elles ne proposent pas de pourcentages difficiles, mais l’accumulation des kilomètres faisant effet peu à peu ; d’autre part, Éole pourrait vous faire face sur toute la partie retour du parcours, depuis la descente qui mène à Gréolières.

 

LE ROAD-BOOK

Nice – Gattières (0-20)

La 1re rampe de 350 m qui monte vers Gattières va vous réveiller les cuisses !

Allez, il est aux alentours de 8h ou 8h30 et vous venez de vous avaler 3 800 m de natation en deux boucles dans la Baie des Anges. Avant de rejoindre votre emplacement vélo, prenez le temps de rester quelques secondes sous les douches disponibles juste après la sortie d’eau. Le but : vous nettoyer le visage et vous rincer la bouche de tout le sel accumulé durant cette partie natation. Vous y gagnerez en confort et éviterez de possibles irritations sur des zones de frottement (cou, aisselles) qui peuvent arriver sur les six, sept ou huit heures que vous allez passer en selle. Arrivé à votre emplacement, faites votre transition dans l’ordre et sans précipitation. Fermez la jugulaire de votre casque et poussez votre vélo jusqu’à la sortie du parc avant de monter dessus. Place au bike !

Cette première section est très abordable pour lancer votre course. Le départ à lieu sur la Promenade des Anglais jusqu’à l’aéroport de Nice, puis vous bifurquez à droite pour vous enfoncer dans la vallée du Var en direction de Gattières. Le matin, le vent est très souvent favorable ou de trois-quart dans le dos. Mettez-vous en jambes, mais surtout mentalisez votre parcours comme nous vous l’indiquions plus haut.

Autre point important : dans un souci de gestion, ayez à l’esprit que vous ne devez pas mettre un coup de pédale de trop jusqu’au col de l’Ècre situé 70 km plus loin. Vous n’êtes pas en route pour la gagne, les premiers sont déjà passés depuis longtemps. Perdre des forces ici, c’est s’assurer une fin de parcours difficile.

Pédalez en souplesse, soyez à l’écoute de vos sensations et ne vous emballez pas, d’autant plus si le vent est avec vous et que la vitesse augmente. Ne vous laissez pas berner.

C’est aussi le moment de vous alimenter. Vous serez restés plus d’une heure dans l’eau, sans boire ni manger. Profitez de cette période d’accalmie pour prendre le temps de faire le point sur votre alimentation, penser à votre plan énergétique. Favorisez le solide pour le moment.

Après une petite vingtaine de kilomètres, vous allez quitter la Route de la Baronne pour aborder la montée vers Gattières via la Route des Condamines. Cette rue de 350 m, en ligne droite, est un mur qui va vous casser les jambes et qui marque le début des choses sérieuses. Pas de panique.

Notre conseil : débranchez le cerveau, descendez le grand plateau et mettez tout à gauche pour passer ces pourcentages qui approchent les 15 % et qui sont les plus durs de l’épreuve. Rien ne se joue dans cette partie alors préservez vos forces et montez à votre main afin de pouvoir relancer au sommet après le virage à gauche.

 

Gattières – col de l’Ècre (20-70)

De Gattières à Vence, la route serpente en faux-plat montant.

À Gattières, vous démarrez la longue partie montante qui vous mènera au sommet du parcours. Pour le moment, la route serpente en direction de Vence sur un bitume en bon état et en faux-plat montant. Passage sous le village de Saint-Jeannet puis arrivée et traversée de Vence. Après deux rampes à la sortie de la ville, la route se mue de nouveau en faux-plat montant jusqu’à Tourrettes-sur-Loup.

Toute cette partie n’est pas difficile, mais vous êtes en prise car la route monte sans discontinuer. Une fois Tourrettes-sur-Loup laissée sur votre gauche (appréciez la vue sur le village, la vallée et l’aéroport de Nice au loin), vous basculez sur une descente de 7,5 km qui vous emmène à l’entrée du village de Pont-du-Loup, pied du col de l’Ècre. Avant d’aborder la montée, levez la tête pour apercevoir le village de Gourdon accroché à la falaise à 750 m d’altitude et point de passage de votre parcours.

De Pont-du-Loup à Gourdon, la route s’élève gentiment mais sans jamais relâcher, sur 12 km.

La montée du col de l’Ècre s’étend sur 18,5 km et se déroule en deux temps : une première section de 12 km qui remonte les gorges du Loup en direction de Gréolières avant de bifurquer sur la gauche vers Gourdon. Ces 12 kms n’offrent aucune grosse difficulté, la route s’élève sur du 3 à 5 %, le tout dans un cadre cerné par les montagnes. À Gourdon, virage à droite au niveau du restaurant l’Auberge de Gourdon pour aborder les 6,5 derniers kilomètres.

L’Auberge de Gourdon marque le début de la dernière phase de l’ascension du col de l’Ècre. Courage, encore 6,5 km.

Là non plus, les pourcentages ne sont pas forts, mais l’accumulation depuis Pont-du-loup en fait une ascension usante alors que les paysages s’ouvrent sur des panoramas arides avec vue sur la Méditerranée. Sur ces ultimes kilomètres, le bitume rend moins, ne cherchez pas à forcer votre allure. Le sommet et le ravito perso sont à portée de pédale et il reste encore un peu plus de 100 km.

Les plus costauds peuvent garder le grand plateau et croiser la chaine. Sinon, le 39 est préconisé, avec 17 à l’arrière voire davantage. 

 

Col de l’Ècre – Coursegoule (70-125)

Le plus gros est derrière vous ! Sur le plateau de Caussols, l’heure est au retour de la vitesse. Oxygénez les jambes, alimentez-vous.

Après le village de Caussols, le route bascule vers une descente qui vous mène en direction du col de la Sine (1 108 m), accessible par son versant sud et par des faux-plats qui feront baisser un peu votre vitesse, avant une portion de 15 km en descente jusqu’à Gréolières (km 100).

Vous devrez pédaler dans cette partie, mais vos jambes y trouveront tout de même du repos. Comme nous le précisions plus haut, c’est une partie que vous devez absolument utiliser pour vous ravitailler. Cela ne vous demandera pas trop d’effort puisque vous bénéficierez de la légère descente. Après le passage en plein centre du village de Gréolières dans la Grande Rue (mais toute petite en réalité !), une nouvelle descente et deux virages en épingle vous mènent au pied de la côte de Saint-Pons. Cette escalade de 6,5 km monte entre les arbres et les pins sur une route propre et bien entretenue.

Sur la route du retour, la montée vers Coursegoule notamment, peut être très casse-pattes.

Toujours pas de gros pourcentages à franchir, mais la fatigue accumulée commencera à se faire sentir. Une fois cette difficulté avalée et l’aller-retour sur la partie plate du col de Vence (versant nord) effectué, le village de Coursegoule, km 125 apparaît. C’est le début de la fin, et ce n’est pas une blague.

Une fois la route du col de Vence derrière vous, c’est le début de la fin.

Coursegoule – Gattières (125-155)

À vous 30 km de descente en direction de Bézaudin-les-Alpes, Bouyon, Le Broc, Carros puis Gattières avec de jolis panoramas sur les sommets du Mercantour.

A 50 kilomètres du parc à vélos, les descentes deviennent plus techniques.

Hormis une section de 3 km en faux-plat montant après Bouyon et en direction du Broc, on se frise les moustaches sur cette jolie partie où l’on enchaîne les petites courbes en descente et qui annonce le retour en direction de Nice. Gardez cependant toute votre lucidité pour trois raisons :

  1. le bitume entre Bézaudin et Bouyon n’est pas des plus lisses. Des gravillons et quelques éboulis étaient présents lors de notre reconnaissance. L’organisation aura nettoyé la route avant la course, mais elle ne passe pas un coup de balai juste avant votre passage…
  2. Prenez garde à cinq ralentisseurs positionnés à l’entrée de Carros-Village, d’autant plus si vous êtes allongés sur vos prolongateurs. D’ailleurs, nous vous conseillons de les lâcher et de bien tenir votre cintre.
  3. La route entre Carros et Gattières se passe en  »corniche » de la vallée du Var. C’est très joli (malgré un nombre incalculable d’entrepôts et d’usines en contre-bas), mais cette portion serpente au milieu des habitations et donc des possibles traversées d’habitants ou d’animaux. Elle offre aussi quelques virages fermés et de nombreux changements de revêtements. Avec la fatigue, deux mots d’ordre : prudence et attention.
Vous devez rester vigilant dans les traversées de villages.

 

Gattières – Nice (155-173)

Enfin, pour rejoindre le parc à vélos, vous emprunterez à partir de Gattières la même route que le matin. Une portion plate en direction de Saint-Laurent-du Var et de l’aéroport de Nice avant de longer la Méditerranée via la Promenade des Anglais.

Outre le kilométrage, le vent devrait être de la partie pour ralentir votre avancée. Ne jetez pas vos dernières forces dans la bataille. Projetez-vous sur votre seconde transition, alimentez-vous (beaucoup préfèrent privilégier le liquide en deuxième partie de vélo), faites quelques mouvements d’étirements pour boucler ces 173 km et démarrer votre marathon dans le meilleur état possible.

Un bon plan resto à Gréolières !

Que vous soyez inscrit ou non à l’Ironman de Nice, l’idée de reconnaître ce parcours peut vous traverser l’esprit. Sachez qu’il est possible de suivre ce tracé grâce aux indications et fléchages bleus peints sur la route, une logistique mise en place spécialement par l’organisation pour permettre aux concurrents de repérer la route. À la recherche d’une pause déj’ lors de notre reconnaissance, nous avons trouvé le bon plan pour vous : un arrêt à Gréolières, au restaurant Le Relais.

Trois mois avant l’épreuve, le parcours de l’Ironman est fléché.

Au cœur du village, Phil, le propriétaire de l’établissement, vous accueille avec son grand sourire et vous installe à la bonne franquette sur sa terrasse, au soleil ou à l’ombre, avec sa source d’eau potable plantée au milieu des tables. Il n’y a qu’à tendre votre bidon pour vous rafraîchir. Si vous lui posez la question, Phil vous racontera de nombreuses histoires de cyclistes ou triathlètes qu’il a accueillis ou aidés, victimes d’incidents mécaniques ou trop ambitieux sur le niveau du parcours ou leur état de forme.

Le service est rapide. Pas de perte de temps. Dans l’assiette, la carte offre quelques spécialités de la région et autres classiques de la gastronomie française, mais aussi des sandwichs minute au pain chaud qui nous ont régalés. Sans parler du café gourmand fait maison. Un délice avant de reprendre la route et un service possible jusqu’à 17h. Franchement ? Arrêtez-vous !

Contact : Le Relais, Phil Murati, à Gréolières. Tel : 06 11 05 08 03

 

Championnats du monde Ironman 70.3 : Deux fois moins long, mais autant de plaisir

Les 7 et 8 septembre, les triathlètes qualifiés auront également rendez-vous à Nice, mais cette fois pour les championnats du monde Ironman 70.3. Le parcours n’emprunte pas le Col de l’Ècre, mais le col de Vence. Il se raccorde ensuite sur toute la deuxième moitié de l’épreuve du mois de juin.

Tout se joue donc à Vence. Au lieu de partir sur Tourrettes-sur-Loup, tournez à droite en direction du col de Vence (925 m). Cette ascension de près de 10 km à 6,5 % de moyenne (630 m de dénivelé positif depuis Vence) ne présente pas de difficulté majeure à première vue, sauf dans les 2 premiers kilomètres où il faut s’armer de patience et au km 3, où les pourcentages peuvent ponctuellement dépasser les 10 %.

A Vence, direction le col et non Tourrettes-sur-Loup.
Nous préconisons 39×23/25 pour les plus entraînés. Le 28 est de mise pour les triathlètes qui préfèrent pédaler souple et le 36 à l’avant est recommandé pour ceux dont la montagne n’est pas la spécialité.

En dehors de cela, l’ascension est très régulière et se présente tout de même comme le juge de paix de l’épreuve (cliquez ici pour découvrir le segment sur Strava). Dans un but de gestion, aucune énergie ne devra être dépensée avant le sommet. Dans un but de performance, pour les plus à l’aise sur ce terrain, c’est ici que les écarts peuvent se créer.

De l’autre côté, jusqu’à Coursegoules, le terrain est plat voire légèrement descendant. C’est le moment idéal pour accélérer. Soyez prudent dans la descente à Carros et vous aurez ensuite le parc à vélos en vue.

Cliquez ici pour accéder au site de l’épreuve.

 

Pierre-Maxime Branche

Pierre-Maxime Branche

- 36 ans. - Journaliste professionnel depuis 2004 en presse sport spécialisée et information générale. - Pratiques sportives actuelles : triathlon & fitness. - Instagram : pierre_maxime_branche - Strava : La Fusée Parisienne

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9 commentaires sur “Ironman de Nice (et 70.3) : le parcours vélo en détails (photos et vidéos)

  1. Merci pour ce reportage très bien fait sur le parcours, il m’ a éclairé un peu plus et m’ a surtout donné envie 🙂

  2. Merci à vous deux !
    Nous avons refait le parcours en totalité le week-end dernier.

    – La traversée du village de Bouyon, en descente, demande véritablement de l’attention avec des enchaînements de virages et un revêtement très inégal ;
    – un peu plus loin, 5 bandes de ralentissements sont aussi présentes à l’entrée du village Le Broc et demandent vraiment de bien tenir son cintre pour ne pas se faire surprendre.

  3. Merci pour le topo ! super de pouvoir profiter d’une avant première!
    petite question : que pensez vous de l’utilisation de prolongateurs sur le parcours ?
    Est ce que ca vaut la peine de supporter 500g supplémentaires dans les 20Km de monté pour les parties roulantes qui suivent ensuite?
    Merci!

    1. Bonjour Benoit,
      merci pour votre message et nous espérons que l’article vous sera utile pour votre Ironman.

      Oui, selon nous, les prolongateurs se justifient. Ils vous seront utiles dans les longues parties descendantes. Car sur ces faux plats en ligne droite, il faut garder de la vitesse tout en se « reposant » sur les prolongateurs.
      Restez vigilant toutefois pour les quelques courbes un peu piègeuses qui se referment. Et, bien évidemment, il est déconseillé d’utiliser les prolongateurs dans les « vraies descentes » !

      Bonne course !

    2. Bonjour Benoit,
      de notre point de vue, oui, les prolongateurs se justifient pour plusieurs raisons :

      – d’une part pour toute la partie entre Nice et le pied de Gattières soit environ 20 km + la même partie au retour. Cela fait déjà 40 km d’intérêt, d’autant plus s’il y a du vent (et il y en a chaque année) sur le retour afin d’avoir une position plus aérodynamique.

      – d’autre part, vous aurez aussi la possibilité de vous mettre en position entre Gattières et Vence, puis entre Vence et Tourrettes puis en descente entre Tourettes et Pont-du-Loup, le pied du col de l’Ècre. Idem après le col avec le plateau de Caussols qui vous permettra de reprendre de la vitesse, et après le passage du col de la Sine sur toute la partie roulante en faux plat descendant jusqu’à Gréolières sur 25 km où la position aéro sera très avantageuse.

      – Après la montée de la côte de St Pons, vous pourrez également les utiliser sur l’aller-retour sur le col de Vence (sa partie plate), sur environ 12 km.

      – Enfin, nous pensons que vos prolongateurs seront aussi les bienvenus pour varier les positions avec le cintre afin de vous soulager certains muscles et le dos durant ces longues heures de vélo.

      Merci pour votre message !

      1. Un grand merci pour cette réponse bien détaillée!
        il y a plus qu’à comme on dit 🙂
        Benoit

  4. Bonjour,
    Article très intéressant et très instructif. Cependant, lorsque je regarde le profil altimétrique sur Openrunner, je vois qu’au cinquantième kilomètre, il semble y avoir une partie qui possède un bien plus fort pourcentage qu’à Gattières. Pourtant vous n’en parlez à aucun moment dans votre description. Merci de m’en dire un peu plus…

    1. Bonjour Olivier,
      au 50e kilomètre de ce parcours, vous abordez la montée du col de l’Ècre, à Pont-du-Loup. Pour avoir fait le parcours à plusieurs reprises en moto durant 3 années de reportage sur cette course, et près d’une dizaine de fois à vélo depuis le début d’année, nous pouvons vous assurer qu’il n’y a pas de pourcentage important à cet endroit. Vous vous enfoncez dans les gorges du Loup en direction de Gréolières avant de tourner sur votre gauche pour rejoindre Gourdon. Tout au long de ces 12,5 km de montée vers ce très beau village à flan de falaise, vous trouverez des pourcentages réguliers, certes usants car vous serez toujours en prise, mais jamais au-delà des 8 %, et surtout pas au-dessous des 13%.

      Les pentes les plus difficiles se trouvent assurément tout en bas de Gattières, lorsque vous quitterez la Route de la Baronne pour prendre ce fameux Chemin des Condamines afin de rejoindre le Chemin de Provence. Encore une fois, ce n’est pas long, mais après 20 km sur la plaque, vous devrez passer sur le petit plateau, un changement de braquet et un nouveau coup de pédale qui casse les pattes.

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