Test des chaussures Specialized S-Works Exos

Par Guillaume Judas – Photos : 3bikes.fr

Des chaussures très techniques, mais au prix très élevé.

Au sein d’une gamme de sept modèles pour la route ou le triathlon, Specialized propose deux paires de chaussures au poids exceptionnel, les Exos 99 et Exos. Une sorte de démonstration du savoir-faire technique de la marque mais sans renier le concept lié au positionnement du cycliste (Body Geometry) ni le degré de performance porté par le niveau de gamme S-Works.

Au sommet de la légèreté, les Exos 99 sont annoncées comme leur nom l’indique à moins de 100 g l’unité (en taille 42) et produites à seulement 500 exemplaires pour le monde entier. Avec un prix à la hauteur de l’exclusivité : 649 € ! À titre de comparaison, c’est plus léger qu’une paire de chaussures avec pointes pour l’athlétisme (autour de 120 g), alors que les exigences en termes de maintien et de rigidité sont bien supérieures. Un serrage par lacets et l’ablation de tous les éléments qui peuvent être considérés comme superflus les distinguent des Exos que nous pouvons tester ici. Des chaussures à peine moins légères et vendues au prix de 499 €.

Les S-Works Exos sont disponibles en deux couleurs.

Pour ces dernières, Specialized revendique un poids de moins de 150 g en taille 42, mais nous avons pesé notre exemplaire à 136 g en pointure 39. C’est 96 g de moins qu’une Shimano S-Phyre (soit 192 g de moins sur la paire), et les chaussures les plus légères que nous ayons jamais testées. Par rapport aux Exos 99, elles gagnent une languette rigide et un serrage Boa, ainsi qu’une petite languette sur le talon qui peut les rendre bien pratiques à enfiler (notamment pour le triathlon).

Malgré un allègement maximum, les semelles restent très rigides.

Pour le reste, elles reprennent une bonne partie des caractéristiques hors normes des Exos 99. À commencer par la semelle extérieure en carbone, mise au point grâce à une cartographie des pressions pour qu’elle soit allégée au maximum. Résultat : quatre ouvertures sur toute la longueur du côté externe de la semelle, pour laisser apparaitre une sorte de squelette de semelle, et sans trop compromettre la rigidité.

On le sait, la semelle extérieure des S-Works 7 (les chaussures utilisées par les pros, et Julian Alaphilippe et Peter Sagan en particulier) est l’une des plus rigides du marché. Specialized la dote d’un indice de rigidité de 15/15, alors que dans le cas des Exos, l’aération de la structure la fait descendre à 13/15, soit un indice qui reste bien supérieur aux chaussures de milieu de gamme de la marque (Torch 3.0).

Cette semelle conserve les caractéristiques Body Geometry déjà vues sur les autres modèles de la marque pour optimiser la transmission de puissance et réduire les risques de blessure.

Cette semelle conserve les caractéristiques Body Geometry, déjà vues sur les autres modèles de la marque, pour optimiser la transmission de puissance et réduire les risques de blessure. On retrouve le soutien longitudinal de la voûte plantaire, le calage de l’avant-pied Varus (d’où une légère inclinaison du pied vers l’extérieur lors du pédalage pour un meilleur respect de l’alignement pied-genou-hanche) et le bouton métatarsien, lorsqu’elle est associée à la toute nouvelle semelle interne spécifique, qui pèse seulement 12 g.

Guillaume Judas  - 51 ans - Journaliste professionnel depuis 1992 - Coach / Accompagnement de la performance - Ancien coureur Elite - Pratiques sportives actuelles : route & allroad (un peu). - Strava : Guillaume Judas

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