Quand et pourquoi laver ou jeter son bidon ?

Lorsque vous partez sillonner les routes à vélo, dans l’artillerie du cycliste, il y a un ustensile qu’il est préférable de ne pas oublier : le bidon ! Pour préserver le goût du contenu et éviter les bactéries, mieux vaut savoir quand et comment le nettoyer. Comme pour les bouteilles d’eau en plastique, le bidon aurait-il aussi une durée de vie limitée ?  

Par Jean-François Tatard – Photos : Pixabay / Creative Commons / DR  

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Ne vous est-il jamais arrivé de vous faire surprendre par le goût du contenu du bidon ? Ne vous est-il jamais arrivé de sentir une odeur nauséabonde en ouvrant la «gourde» pour la remplir ou la vider dans l’évier ? Et je ne vous parle pas du goût de plastique. Il y a peu, sur 3bikes.fr, nous vous faisions partager un sujet sur les différentes eaux à consommer et leur intérêt pour votre bien-être ou votre santé. Et pour profiter pleinement de votre activité préférée, mieux vaut investir dans une réserve de liquide de qualité pour s’hydrater régulièrement tout au long de votre sortie. Au-delà de la qualité de contenu cette fois c’est la qualité du contenant qui nous intéresse dans ce papier.

– > VOIR AUSSI : Quelle eau choisir au quotidien ?

Le contenant au service du contenu

Quel intérêt que votre bidon contienne une eau ou une boisson de qualité si ce bidon lui-même est plein de bactéries ? Quand vous regardez parfois ce qui se trouve dans le bidon de certains coureurs, ça peut vraiment faire peur. Dans certains cas, on y trouve presque à manger.

@Grzegorz_Skibka – Pixabay

Le résultat est parfois désastreux. Une étude du site Treadmill Reviews donnait par exemple plus de 300 000 unités de bactéries par centimètre carré à l’intérieur d’une douzaine de bouteilles de sportifs testées à la volée.

Quand vous regardez parfois ce qui se trouve dans le bidon de certains coureurs, ça peut vraiment faire peur.

Quel est le risque ?

Plus répugné que craintif, je me suis quand même un peu intéressé au sujet de la bactériologie courante. Je suis même allé chercher des informations auprès du Docteur Veronique Menichetti experte aux services vétérinaires. Et ma question était de savoir quel était le niveau de contamination bactérienne sur telle ou telle surface, tel ou tel objet, dans tel ou tel liquide et quelle était la limite acceptable de tolérance pour l’organisme. Et le problème c’est que cela demande une vraie expertise. Parce que des bactéries il y en aura toujours. Cela demande donc un peu de discernement.

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L’objectif n’est pas de vous effrayer. Pourtant il n’y a pas si longtemps, nos ancêtres mourraient par contamination bactérienne. Je parle d’une époque où nous étions encore très exposés à la peste et au choléra. Néanmoins, cette période est révolue. Les bactéries sont les êtres vivants les plus simples et les plus répandus sur terre. Et de très loin c’est la forme de vie la plus abondante. Et enfin ce ne sont pas des virus…

Une Bactérie n’est pas un microbe ou un virus

Pour faire simple, les bactéries sont mille fois plus petites qu’un millimètre alors que les microbes sont encore plus petits que les bactéries. Les bactéries se propagent en se divisant en deux copies identiques, puis à nouveau en deux, et encore en deux, etc. Les virus, eux, ne peuvent pas se reproduire en se divisant. Pour y arriver, ils doivent entrer dans une cellule. Mais c’est surtout que les virus sont tous à l’origine d’une maladie : peste, choléra, typhus, malaria, etc. Vous pouvez donc avoir moins peur d’une bactérie que d’un virus... Ainsi, si on considère le monde bactérien, dans son ensemble, ce sont des êtres vivants extrêmement plus bénéfiques que néfastes. Dans cet écosystème, elles participent activement à notre équilibre biologique.

Image par Arek Socha de Pixabay

Un peu de propreté quand même

Il est toutefois essentiel de bien nettoyer vos bidons. D’abord pour enlever les saletés mais aussi pour éliminer les mauvaises odeurs. Et puis je vous rappelle que ce n’est pas du verre. Le matériel qui constitue votre bidon c’est bien du plastique.

Un bidon qui ne peut plus servir pour ce pourquoi il a été conçu, c’est un bidon percé, coupé, ou qui a perdu de son étanchéité.

Au-delà du fait que l’extraction du pétrole qui fabrique le bidon est extrêmement polluante (mais ce n’est pas le sujet…), le plastique vieillit très mal et rapidement et malheureusement la plupart du temps, il n’est pas recyclable. Et s’il l’est, il ne l’est que quelques fois, à la différence du verre ou de l’acier, recyclables à l’infini. Son incinération ou son enfouissement en tant que déchet pollue aussi énormément.

Si on s’accorde à dire que la plupart du temps, les bactéries ne sont pas mortelles et qu’elles participent aussi à l’équilibre de votre écosystème, qu’en parallèle vous devez diminuer votre utilisation de plastique tout en tenant compte du fait qu’il est difficilement envisageable de fabriquer vos bidons avec une autre matière pour l’instant, alors, il va falloir les préserver et tenter de prolonger leur durée de vie. Parce que finalement, un bidon qui ne peut plus servir pour ce pourquoi il a été conçu, c’est un bidon percé, coupé, ou qui a perdu de son étanchéité. Pour le nettoyage, il faut d’abord investir dans une éponge et un chiffon. L’entretien des parois extérieures de votre bidon est d’abord assez simple.

Comment nettoyer le bidon ?

Vous pouvez nettoyer le bidon, par exemple, à l’aide d’un chiffon à l’extérieur ou bien vous aider d’eau chaude et de savon. Mais c’est surtout l’intérieur qu’il ne faut pas négliger ! En rentrant de votre sortie d’abord. Et puis à nouveau, en repassant un petit coup d’eau avant votre prochain départ. Ne laissez pas sommeiller le liquide dans votre bidon. Vous rentrez, vous videz immédiatement le reste de contenu dans l’évier. D’autre part, ce sont aussi les chocs, les chutes, les lancés de bidon, etc. qui entraînent d’éventuels résidus qui pourraient se glisser à l’intérieur. Donc là aussi : rincez plusieurs fois votre bidon à l’eau chaude et faites bien sécher. Faites-le régulièrement ! Et si vous avez laissé stagner des boissons énergétiques, énergisantes ou protéinées trop longtemps, il y a fort à parier que vous ayez des tâches noires à l’intérieur de votre bidon. Alors dans ce cas, il va falloir pousser davantage le lavage et frotter fort, Messieurs (les dames étant plus propres, c’est connu, Rires).

Sept conseils de nettoyage pour les bidons 

  1. Rincez systématiquement vos bidons avant de partir rouler
  2. Videz systématiquement le résidu au retour de votre sortie
  3. Lavez vos bidons ensuite à l’intérieur et à l’extérieur
  4. Utilisez éventuellement des pastilles spéciales effervescentes pour l’entretien des bidons
  5. Autre possibilité, utilisez simplement un peu de vinaigre blanc ou de bicarbonate alimentaire à de l’eau chaude. Et laissez agir quelques minutes et frottez à l’aide d’une brosse pour bien désincruster.
  6. Enfin rincez de façon abondante l’intérieur. Une fois, deux fois, trois fois. Et faites bien sécher avant de les réutiliser.
  7. Après, il y aussi l’option lave-vaisselle.

Un geste éco-citoyen

Je vous rappelle que votre bidon est en plastique. Ainsi, chers amis cyclistes, si vous voulez continuer encore longtemps à profiter de vos belles routes de France et de Navarre, dans un souci écologique, mieux vaut essayer de prolonger le plus longtemps possible la durée de vie de cet objet. Ainsi, devez-vous essayer d’en prendre soin et de le laver le plus systématiquement possible, avant et après les sorties. Et pour m’être renseigné, dans ces conditions, il n’y a pas de risque d’infection ou de contamination. Quant à la durée de vie de cet ustensile indispensable, c’est plus son étanchéité qui marque la meilleure indication d’obsolescence. 

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Jean-François Tatard

Jean-François Tatard

Jeff TATARD - 38 ans. - consultant sport - athlète multidisciplinaire (running, cyclisme, route, VTT, Run & Bike) Facebook : Jeff Tatard Insta : Jefftatard

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