Test du smart trainer Wahoo Kickr

Par Sylvain Pigeau. Photos : S.P et Wahoo.

Finies les séries sur le bon vieux rouleau, oubliées les tentatives pour tromper l’ennui lors de séances (souvent de moins d’une heure) qui paraissaient interminables sur un home-trainer bruyant et encombrant. Depuis quelques saisons, l’apparition des smart trainer a totalement changé la vision du vélo en intérieur. Ces séances ne sont plus des entrainements « par défaut », mais de vrais exercices qualitatifs et complémentaires du travail effectué à l’extérieur.

La triathlète professionnelle Heather Jackson fait partie des athlètes Wahoo.

Depuis quelques saisons, Wahoo fait partie des fabricants à avoir révolutionné cette activité. Et parmi leurs athlètes sous contrat, on retrouve, notamment, l’équipe Sky, ainsi que les triathlètes Jan Frodeno, Heather Jackson et Lionel Sanders.

Le Kickr est un smart trainer très abouti, les deux accessoires qui le complètent rendent l’entraînement encore plus ludique et complet. Avec le Kickr Climb, il est possible de reproduire exactement la pente affichée sur le logiciel utilisé pour la séance. Quand au ventilateur Headwind, il insuffle de l’air en fonction de votre vitesse et de l’effort développé.

Nous avons testé l’ensemble durant tout le mois de février et il faut dire qu’hormis tous ces éléments dans notre salon, il ne manquait que les encouragements des spectateurs dans l’Alpe d’Huez !

Nous avons testé l’ensemble durant tout le mois de février.

Le Kickr

Trois appareils sont présents dans la gamme Wahoo, avec, à son sommet, le Kickr. Il est, avec le Kickr Core, un smart trainer à roue d’entraînement, comprenez que vous placez directement votre vélo sur l’élément. Le Kickr Snap est lui un home-trainer « classique », mais garde tout de même des fonctions connectées.

Le volant d’entraînement pèse un peu plus de 5 kg.

Muni d’une poignée, le Kickr est très facile à transporter et, ajouté aux 5,7 kg du volant arrière, le poids total de l’ensemble atteint presque les 15 kilos. L’ensemble est très stable, avec ses deux pieds rétractables et le pivot central permet l’utilisation de tous les modèles de vélo. Cela permet de régler la hauteur. Il est alors inutile d’utiliser un socle pour la roue avant. Cela confère un avantage certain, surtout en déplacement, dans le but de s’échauffer avec une épreuve par exemple. Le Kickr suffit.

Via le système de blocage, gradué, il est possible de régler la hauteur en fonction du vélo employé.

L’acier et l’aluminium sont employés, ce qui a des conséquences sur le poids mais donne une impression de fiabilité et de solidité non négligeable.

Toujours côté technique, le système est compatible ANT+ et Bluetooth, pour IOS, Android et PC (on peut donc connecter le Kickr aux applications telles que Zwift, TrainerRoad, Bkool, Rouvy, ou Kinomap par exemple). La résistance est électromagnétique (important pour la suite et notamment pour le bruit) et la précision pour la mesure de la puissance est annoncée à plus ou moins 2 % (max 2 200 watts). Le corps de cassette est au standard Shimano 11 vitesses.

C’est parti !

Faites de la place dans le salon, étendez le tapis, placez l’ordinateur portable sur une chaise et les éléments. Mais avant tout, prévoyez un multi prise avec une rallonge. Vous aurez, mine de rien, quatre éléments à brancher. Les 3 Kickr ainsi que votre ordinateur (l’entraînement virtuel est gourmand en énergie).

Le Kickr Climb permet de reproduire la pente.

Après cela, c’est parti ! Deux options sont possibles, avec la connexion à votre GPS d’entraînement habituel compatible ANT+ ou via une interface virtuelle d’entraînement (voir ci dessous). Dans les deux cas, la connexion s’effectue instantanément. Les éléments sont reconnus immédiatement et l’entraînement peut commencer.

Le « toucher » au niveau du pédalage est incroyablement doux. Et cela est dû, notamment, au système électromagnétique. Il n’y a donc aucun à-coup et le rendu est similaire aux sensations de la route. Il est possible de piloter la résistance via votre compteur (si vous n’utilisez pas l’interface). À partir de là, tous les exercices sont possibles et le rendu est exceptionnel. En termes de résistance justement, il est possible de simuler jusqu’à 20 % de pente (sans utilisation du Climb).

Le rendu est similaire
aux sensations de la route.

Côté puissance, nous avons relevé environ 3 watts moyens d’écart avec notre capteur installé dans le pédalier. Preuve que le système est assez précis dans les mesures. Lors d’un entrainement virtuel dans l’Alpe d’Huez (BKool), les watts affichés étaient cohérents quand à notre état de forme du moment et à nos références antérieures sur le terrain.

La commande du Climb (à gauche sur le guidon) permet de forcer la pente. Le ventilateur Headwind est lui idéalement placé pour rafraichir.

La stabilité de l’ensemble est étonnante, même en danseuse et au sprint. Le système est également très silencieux, un vrai avantage pour vous, et les voisins !

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