Test du Garmin Edge 520 + / Varia Radar : sécurité et précision

Après 6 500 kilomètres parcourus avec le Garmin Edge 520 Plus et le Varia radar, l’heure est au bilan. Sous le climat tropical (et ses pluies), ou dans la rudesse de l’hiver, ce binôme n’a pas failli. Il est devenu notre fidèle compagnon de route, pour la découverte, ou l’entraînement pointu.

 

Par Sylvain Pigeau. Photos : Garmin et @3bikes.fr.

La firme américaine Garmin est en constante expansion. Le premier fabricant de GPS au monde est présent sur tous les secteurs, notamment l’outdoor. Et le segment du cycle n’échappe pas à l’actualisation permanente de ses produits. Ainsi, le très populaire Edge 520, a subi, en avril 2018, une petite mise à jour. Nous avons donc commencé à tester le 520 Plus, accompagné du nouveau radar Varia, dès juin.

L’acquisition d’un GPS vélo reste un investissement conséquent. Dans le triathlon par exemple, il fait parfois doublon avec l’utilisation d’une montre multisports. Il est également difficile de faire son choix, entre des modèles d’entrée de gamme aux fonctions élémentaires, et des appareils proposant une cartographie complète. Car il faut l’avouer, pour les triathlètes ou cyclistes acharnés, seules 30% des fonctions du GPS sont utilisées la plupart du temps.

Jusqu’ici, le Edge 520 répondait à une partie de ces questions. En alliant les fonctions « vitales » pour les amateurs d’entrainement rigoureux (données de cyclisme, de puissance) ou pour les férus de nouvelles technologies (livetracking, bluetooth). Mais la partie cartographie était réservée aux modèles supérieurs, dépassant allègrement les 400 euros et donc, souvent, cantonnés aux candidats à l’aventure.

Le 520 Plus hérite de certaines technologies des modèles supérieurs, dans le même boitier et au même prix (à partir de 299 euros le kit sans capteurs). L’interface est remaniée et les écrans plus lisibles. On peut afficher jusqu’à 10 informations sur une page, mais surtout en faire ressortir plusieurs en priorité (les pulsations ou les km par exemple), ce qui donne davantage de lisibilité.

La cartographie du 820

Coté cartographie, le 520 Plus reprend certaines techniques de son ainé, le 820. Avec, cette fois, une vraie navigation, comme un GPS courant. Il suffit de programmer un parcours sur Strava (via la fonction Strava itinéraires) et de se laisser guider. Les fonctions connectées Grouptrack, pour interagir avec ses partenaires d’entraînement ont également été incluses et les écrans des Live segments de Strava, « reliftées. »

Il suffit de programmer un parcours sur Strava
(via la fonction Strava itinéraires) et de se laisser guider.

L’interface est donc plus lisible, moins « spartiate » que le 520 et correspond aux attentes des athlètes désireux de s’entrainer avec précision (le Edge est bien sûr compatible avec tous les capteurs Ant+), mais demandeurs également de fonctions utiles lors de la découverte de territoires inconnus. Le top lorsque l’on cherche à rouler la veille d’une épreuve à l’autre bout du monde et que l’on veut trouver la bonne route.

Le Edge 520 Plus sur la route

Nous avons effectué de nombreuses fois le test « les yeux fermés », en faisant totalement confiance au GPS. Pari gagné ! Les quelques petites erreurs de parcours à constater étaient humaines. Car certaines fois, dans le doute, nous avions des hésitations quant à la route à suivre. Immédiatement, le 520 plus demande de faire demi tour et vous ramène sur le droit chemin.

A la découverte de nouveaux territoires, cette fonction est un gain impressionnant, surtout l’hiver. Plus besoin de s’arrêter et d’enlever les gros gants pour contrôler la route sur son Smartphone. Tout est là, à portée. Si d’aventure vous aviez à réaliser des séries d’exercice, le GPS vous prévient du prochain changement de direction. Il n’y a donc plus rien à se soucier.

Petit bémol en revanche, sur certaines sorties effectuées dans le froid, l’altimètre a parfois revu le dénivelé à la baisse. Quasiment de moitié parfois et nous a obligé à effectuer une correction sur Strava.

Le Varia, notre nouveau compagnon de route

Loin du gadget, la création du radar Varia tient de la constatation du nombre élevé d’accidents sur des cyclistes, par des voitures arrivant de l’arrière.

Jusqu’ici, il fallait être muni d’un boitier additionnel sur le guidon pour profiter du Varia mais il est maintenant compatible avec le 520 Plus. Les véhicules en approche, à partir de 140 m de distance, sont affichés sur l’écran, jusqu’au dépassement. De plus, lors de la phase d’approche, l’intensité de la lumière augmente, même en plein jour, incitant les conducteurs à redoubler de vigilance.

Difficile d’estimer le changement de comportement des automobilistes, mais le Varia est un élément de plus pour la sécurité des cyclistes, très utile en groupe notamment, afin d’être prévenu de l’arrivée d’un véhicule et de s’organiser à temps.

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